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RIPOSTE SEFARADE

L’islam est une idéologie suprémaciste, à mettre sur le même pied que le nazisme (1)

A une époque où l’Occident tout entier réclamait à cor et à cris une nouvelle croisade – Constantinople venait d’être prise – mon compatriote le cardinal Nicolaus Cusanus, né tout comme Karl Marx et moi sur les rives de la Moselle allemande, se démarquait de l’hystérie générale en soumettant calmement, dans le Cribratio Alcorani, le qur’ân à une analyse qui, pour avoir donné des résultats intéressants sinon surprenants [certains passages du qur’ân impliquant selon lui l’existence d’une sainte trinité, j’ai pour ma part épinglé ailleurs « Şamad, 17:85″], n’est toutefois, ici, que d’un intérêt disons historique puisque, comme j’ai développé dans http://ripostelaique.com/lislam-nest-pas-une-religion-mais-une-ideologie-supremaciste.html, le soi-disant « islam » n’est pas une religion comme le pouvait (ou devait) croire Cusanus, mais tout simplement une idéologie suprémaciste, à mettre sur le même pied que cette autre idéologie suprémaciste, le nazisme.

A une époque où une frange non négligeable du public même français semble avoir oublié le conseil de Gide « croyez ceux qui cherchent la vérité, doutez de ceux qui la trouvent », il est intéressant de constater que ce mot de Gide trouve son origine (sinon directe du moins par filiation) chez Nicolaus Cusanus: « (…) auf jede mögliche Frage über Gott muss also allererst geantwortet werden, dass sie eine ungeeignete ist // à toute possible question sur Dieu il faut d’abord répondre qu’elle est non-idoine (ne vaut rien)« , dans: De docta ignorantia p. 175 de l’édition Marix, Wiesbaden 2012. Qui plus est, en p. 111 on lit: « (…) und der Geist ist nicht getrennt, nicht trennbar von den Dingen (mens non est separata a rebus aut separabilis) // et l’esprit n’est séparé ni séparable des choses« : et voilà Spinoza.

On aura de la peine à exagérer l’importance de ces deux statements.

Ce que par ailleurs le Juif Spinoza devait à un autre Juif, Maïmonide, il en parle lui-même, p. 164 Garnier-Flammarion 1965 du Traité théologico-politique: « Maïmonide eut une toute autre manière de voir; d’après lui chaque passage de l’Ecriture admet plusieurs sens et même des sens opposés, et nous ne pouvons savoir quel est le vrai sens d’aucun passage, qu’autant que nous savons qu’il ne contient rien, tel que nous l’interprétons, qui ne s’accorde avec la Raison ou qui la contredise. S’il se trouve, pris dans son sens littéral, contredire à la Raison, tant clair paraisse-t-il, il faut l’interpréter autrement ». Suffit de penser aux ravages qu’ une interprétation strictement littérale de certains textes religieux a produits (inquisition) et continue de produire (ISIS) pour voir le bien-fondé de cette pensée – – qui d’ailleurs n’était pas du tout étrangère aux penseurs musulmans: ainsi des Mu’tazilites comme ‘Amr b. ‘Ubayd et surtout Wâsil b. Atâ avaient-ils rejeté l’interprétation du qur’ân par voie traditionnelle et ce, cinq siècles avant St Thomas d’Aquin et dix siècles avant Kant. Malheureusement les Mu’tazilites, on sait ce qu’il leur est advenu. Bien entendu, pour Spinoza la soumission aveugle est la déraison même càd la « passion », l’esclavage, aussi ne peut-elle être justifiée en aucune manière, n’en déplaise aux tenants d’un « islam » traditionnel donc faux [la traduction correcte du nom lui-même ne signifiant nullement « soumission » comme le croient et propagent ces imbéciles mais bien, comme nous avons vu, « conformité (avec les Saintes Ecritures) »; toutefois peu nous chaut, vu que « Mahomet » n’a jamais existé et ne peut donc avoir instauré ni lois ni prescriptions ni quelqu’ « islam/soumission » que ce soit].

Dans un autre registre et soit dit en passant: Ce n’est probablement pas un hasard que Cusanus, bien que cardinal, n’ait jamais été canonisé ni même béatifié. En effet, il contredit plusieurs dogmes de l’Eglise. Bien qu’ à la réflexion, un théologien aussi connu que Karl Rahner (dont je possède Von der Not und dem Segen des Gebets) ait pu écrire que « les dogmes, c’est comme les lampadaires: ils illuminent ton chemin, mais seuls les ivrognes s’y accrochent ». Pour moi comme pour Cusanus par conséquent (mais non donc pour la hiérarchie catholique), toute vérité NE PEUT ETRE QUE RESTRICTIVE –

…bien qu’ elle puisse bien sûr être « exacte » tant au sens philosophique que proprement scientifique, du moins tant qu’un changement de paradigmes (Kuhn) n’est pas intervenu. J’ai écrit par ailleurs, dans un commentaire à un mien article précédent, que pour Blumenberg, tout « résultat » scientifique ne peut jamais prétendre qu’au statut d' »hypothèse », toujours susceptible d’être remplacée par une meilleure (la « Falsifizierbarkeit » poppérienne). L’ « hypothèse Dieu » est sans doute élégante mais reste, précisément, une hypothèse.

Nicolaus, lui, développa en outre ce concept de la « coniectura » scolastique qui l’amenait à la conclusion importantissime « finiti ad infinitum nulla comparatio, le fini et l’infini ne peuvent jamais être comparés ». Une position est donc d’autant plus vraie qu’elle met en exergue son incapacité de saisir la vérité. Autrement dit: « plus je suis conscient que mon approche de la vérité est imparfaite, plus près je suis de cette même vérité ». Le critère important est donc selon Nicolaus, quelque chose qui s’approche del’auto-ironie. Ce qui implique que la position A peut avoir un contenu de vérité plus grand que B, et B un contenu plus grand que C, mais que néanmoins A doit, à cause de ce qui vient d’être dit càd du caractère limité de sa propre tradition, respecter le contenu en vérité de la position C. Inutile de dire que tous ceux qui sont dépositaires de LA vérité càd la leur, sont strictement incapables de cette espèce d’auto-ironie sans laquelle cependant, il est impossible de gérer correctement un corps social: par conséquent chez nous aussi, on brûlait les « sorcières » jusqu’à ce que les lumières y vinssent mettre le holà. [Le poète satirique allemand Wilhelm Busch, toujours très populaire outre-Rhin, le disait comme suit: « Sie ist ein reizendes Geschöpfchen / mit allen Wassern wohl gewaschen, / sie kennt die süβen Sündentöpfchen / und liebt es, häufig draus zu naschen. // Da bleibt den sittlich Hochgestellten / nichts weiter übrig als mit Freuden / auf diese Schandperson zu schelten, / und sie mit Schmerzen zu beneiden // // Elle est une créature charmante / bien trempée dans toutes les eaux, / elle connaît les pots-de-miel du péché / et aime y goûter fréquemment. // Alors il ne reste à ceux qui sont moralement supérieurs / que de joyeusement calomnier cette honteuse personne / et de l’envier avec beaucoup de douleurs. » Comme nous savons tous, les actuelles personnes moralement supérieures, généralement d’importation récente, ont une fâcheuse tendance à exprimer cette supériorité par des jets d’acide aux visages des femmes jugées « pas assez islamiques », ou de ressortir tout simplement à la bonne vieille lapidation].

Donc : comme expliqué dans la Docta Ignorantia, la « vérité » en tant que telle est parfaitement inatteignable. Dans De leek over de geest (Uitgeverij Damon, Budel/NL 2001, titre latin original Idiota de mente; ouvrage important, j’y reviendrai) cependant, vient encore s’ajouter la notion très (post-)moderne comme quoi « l’inconnaissabilité du nom exact de Dieu » implique en définitive l’inconnaissabilité de toutes choses. C’est donc justement le non-objectivable qui dévoile à l’homme sa position illisible dans le contexte des réalités de ce monde (« seine nicht mehr an weltlichen Realitäten ablesbare Position »). Nicolaus se fait plus concret dans son traité Vom Sehen Gottes / De la vision de Dieu, qui permet de « traduire » cette spéculation théologique transcendentale vers l’idée de l’autonomie humaine (bonjour Kant!), moyennant la mise en scène de différents spectateurs qui tous voient « ce portrait qui semble regarder tout un chacun de la même façon ». Ainsi donc, écrit-il, chaque individu se trouve directement face à l’absolu – une idée très démocratique soit dit entre nous, car aucune position n’a de prééminence vis-à-vis d’aucune autre; autrement dit, la transcendance a comme effet de niveler les hiérarchies et ordres sociaux. La multiplicité et l’individualité des spectateurs ne sont non seulement non-antagonistes au portrait mais au contraire, sont justement l’ espèce de parténariat qui seul, permet de déployer la potentialité mystérieuse de ce portrait. Concrètement: « Vouloir nier la multiplicité et l’individualité des spectateurs » = nier la transcendance = blasphème. Ce qui bien sûr, rend impossible d’interpréter la réalité concrète à la lumière d’un ordre englobant tout. Là où Cusanus est et reste catholique, c’est là où il explique que cette impossibilité n’implique nullement qu’un ordre pareil n’existerait pas. Notre impuissance en tant qu’êtres humains à saisir cet ordre, doit être ramenée à notre intrication intime avec le réel (« Wirklichkeitszusammenhang »), qui fait que chaque fois nous pensons à une relation nécessaire mais cependant ne pouvons avoir une perspective correcteen-dehors de ce « réel », par suite il est impossible de le voir/superviser (« überschauen ») dans son entièrete et ce, avant tout, vu que l’homme qui essaie de voir/superviser cette réalité, y est-lui-même déjà intimement imbriqué. Voilà pourquoi la « vérité/réalité » apparaît toujours et forcémént dans une multiplicité d’ « ordines » – des ordres tant religieux que politiques – avec lesquels les hommes doivent essayer de s’arranger. Bien entendu, cette position n’a strictement rien à voir avec ce « post-modernisme » qui, dans les « sciences sociales » et partant en politique, fait actuellement tant de ravages.

L’aspect politique de la question, lui, se trouve le mieux explicité par une mise en parallèle d’un article sur Tariq Ramadan dans Filosofie Magazine 7/2005 (« pas un seul philosophe en Europe n’est aussi sincère sur l’impossibilité pour l’islam d’abandonner ses prétentions universelles ») avec la « Fuβnote » 13 en bas de page 826 de Elemente und Ursprünge totaler Herrschaft de Hannah Arendt, réédition Piper, München/Zürich 2/2005: « Théoriquement il (càd l’état de fait) correspondait au dictum d’Hitler ‘comme quoi l’Etat totalitaire ne peut connaître de différence entre la morale et les lois’. Ce fut là l’admonestation d’Hitler aux juristes en 1933, dans: Hans Frank, ‘Nationalsozialistische Leitsätze für ein neues Strafrecht’, 2. Teil, 1936, p. 8 « .

René Fries

http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/2015/11/l-islam-est-une-ideologie-supremaciste-a-mettre-sur-le-meme-pied-que-le-nazisme-1.html?utm_source=flux&utm_medium=flux-rss&utm_campaign=politics

Published by DAVID - - musulmans, islam, coran, DESINFORMATION

commentaires

riposte 12/11/2015 01:58

Article ridicule et risible, j'ai pitié pour toi petit séfarade...

RIPOSTE SEFARADE

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