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RIPOSTE SEFARADE

«Extrémisme islamique» au Royaume-Uni : la répression commence

Le Sunday Telegraph rapporte qu'environ 320 «dangereux» jihadistes seraient rentrés au Royaume-Uni après avoir combattu dans les rangs de l'État islamique. Ceci pousse le gouvernement à renforcer son arsenal contre les islamistes.

(Telegraph) Le gouvernement prépare une série de nouvelles mesures sévères pour lutter contre la menace croissante des extrémistes islamistes.

Le Telegraph a eu accès à une ébauche de la nouvelle stratégie de contre-terrorisme du ministère de l'Intérieur : le document cible les tribunaux de la charia et recommande d'interdire aux radicaux de travailler sans supervision auprès des enfants, par crainte d'un lavage de cerveau.

D'autres mesures exigeront que le personnel des centres d'emploi identifie les demandeurs vulnérables qui pourraient devenir des cibles pour la radicalisation, suite à l’indignation du public face aux cas où des gens qui haïssent le Royaume-Uni ont pu vivre aux crochets de l’État.

Des pénalités seront également introduites dans le système de prestations sociales pour inciter les bénéficiaires à apprendre l’anglais pour faciliter leur intégration dans la société britannique.

Les règles sur l'octroi de la citoyenneté seront également renforcées pour s’assurer que les nouveaux résidents embrassent les «valeurs britanniques».

La répression fait partie de la nouvelle stratégie consistant à «durcir le ton» face à la perception d’une menace croissante des extrémistes islamistes.

Cette stratégie intervient après l’identification de «Jihadi John» comme Mohammed Emwazi, un diplômé universitaire de 26 ans radicalisé à Londres, et les attaques à Paris en janvier par une cellule terroriste française ayant des liens avec le Royaume-Uni.

Le nouveau rapport, rédigé par le ministère de l'Intérieur avec une préface de la ministre Theresa May, sera le fer de lance d'une campagne visant à contrecarrer les extrémistes et à prévenir la radicalisation des jeunes musulmans britanniques.

Le Sunday Telegraph a été informé que plus de 700 jihadistes avaient rejoint les rangs des combattants de l’État islamique. De ce nombre, environ 320 «dangereux» jihadistes sont rentrés au Royaume-Uni, poussant le gouvernement à adopter de nouvelles mesures contre les extrémistes.

La nouvelle politique contre l'extrémisme ratisse beaucoup plus large que la localisation et l’arrestation des terroristes ; elle s'attaque au problème des prédicateurs radicaux et des individus qui tentent de laver le cerveau des autres et de les encourager à adopter des vues extrémistes.

La nouvelle approche renforce l'emprise de Mme May sur la façon dont le gouvernement aborde l’extrémisme. Cette responsabilité relevait d’Eric Pickles au ministère des Communautés et du Gouvernement local. Or son ministère a été critiqué au sein du gouvernement pour sa trop grande sympathie envers les groupes islamistes.

Theresa May a promis l’année dernière «de contrer et d'éliminer l'extrémisme sous toutes ses formes.» L’ébauche de document du ministère de l'Intérieur indique qu’il ne vise pas «principalement» le terrorisme, mais plutôt les comportements qui, tout en étant «souvent conformes à la loi», causeraient la division sociale et «des dommages très importants à nos communautés.»

Un tel comportement comprend les discours de haine des prédicateurs extrémistes, les activités de certaines autorités locales, et des complots tels que le «cheval de Troie» à Birmingham où des musulmans extrémistes ont viré des directeurs d’écoles laïques afin d’islamiser des écoles publiques non confessionnelles.

D’autres comportements extrémistes ciblés par les mesures de répression comprendront vraisemblablement la violence contre les femmes, telles que l’excision et les crimes d’honneur.

La publication de la stratégie a été retardée pendant des mois en raison de désaccords sur la force des termes à utiliser pour sa rédaction.

Le Sunday Telegraph comprend qu’elle sera publiée avant la dissolution du Parlement pour l'élection générale à la fin du mois, mais pourrait être mise en œuvre immédiatement.

Le document affirme que «dans le passé, il y a eu un risque que le gouvernement envoie un message ambigu et dangereux, à savoir que croire ou non en la démocratie n'a pas d'importance.» Il ajoute : «Nous devons nous élever et être plus affirmatifs dans la promotion de nos valeurs et la contestation des extrémistes qui y sont fondamentalement opposés. Il s’agira notamment d'expliquer notre politique étrangère et de promouvoir les personnes bien intégrées qui soutiennent la majorité silencieuse dans toutes les communautés opposées à l’extrémisme.»

Le document focalise également sur les tribunaux et conseils de la charia utilisés par certains musulmans pour résoudre des différends et qui ont été accusés de former un «système de justice parallèle.» Selon le document, le gouvernement est «préoccupé par la façon dont des conseils de la charia fonctionnent dans certaines parties du pays», et par les «rapports troublants selon lesquels des femmes en ont souffert, par des mariages forcés ou des procédures de divorce discriminatoires.»

La stratégie appelle à un «examen indépendant» du fonctionnement des tribunaux de la charia, et réfère également au complot du cheval de Troie «particulièrement préoccupant» qui n’est pas «un cas isolé d’écoles où des vues extrêmes sont devenues prédominantes… Nous avons vu des preuves d’'entrisme' où des extrémistes ont consciemment cherché à obtenir des positions d'influence pour mieux promouvoir leurs propres valeurs.»

Le document indique que les universités, les organismes de bienfaisance et les conseils locaux sont particulièrement vulnérables à l'entrisme. Il nomme le quartier londonien de Tower Hamlets comme un lieu où «des allégations généralisées d'extrémisme, d'homophobie et d'antisémitisme ont été autorisées à se répandre sans contestation», et où «l’abus de l'argent des contribuables» par le conseil et sa «culture du copinage» ont mené à des «politiques communautaires partisanes au détriment de l’intégration et de la cohésion de la communauté.»

Hier soir, des informations ont émergé concernant un autre exemple «d’entrisme» présumé. Le Sunday Telegraph est en mesure de révéler qu’un extrémiste ayant appelé à l’assassinat de soldats britanniques, Azad Ali, a lancé au Parlement, conjointement avec les députés travaillistes Yasmin Qureshi, Andy Slaughter et Gerald Kaufman, ainsi que Sayeeda Warsi, l'ancienne ministre conservatrice des communautés, un «Manifeste musulman» pour l’élection générale.

Le Manifeste, par le groupe «Mend» de M. Ali, promeut l’agenda islamiste victimaire et comprend des mensonges démontrables, comme l’allégation que le meurtre du soldat Lee Rigby a conduit à l'assassinat d'un homme musulman, Mohammed Saleem, à Birmingham.

Dans les faits, M. Saleem a été tué trois semaines avant l'attaque contre Lee Rigby. «Mend» est le nouveau nom du groupe «iEngage» qui a perdu son statut de soutien administratif auprès du groupe parlementaire multipartite sur l'islamophobie en raison de ses liens avec l'extrémisme.

Selon le document, les conseils municipaux devront «prendre des mesures pour assurer la protection des enfants dans des endroits jusque-là non réglementés», comme les écoles supplémentaires et centres préparatoires. Un enseignant au coeur du scandale du cheval de Troie est sous le coup d’une interdiction provisoire, mais il a mis sur pied un centre de cours privés, et rien ne l’en empêche actuellement. Le nouveau document promet également des règles plus strictes pour l'octroi de la citoyenneté britannique : tout demandeur devra «prouver son adhésion aux valeurs britanniques et sa participation active dans la société.»

Les réfugiés admissibles à l’asile n’auront pas la citoyenneté s’ils outrepassent un «seuil légal bien défini» d'extrémisme ou d'opposition aux valeurs britanniques. Ils obtiendront plutôt une «nouvelle forme d’autorisation restrictive de rester» sur le territoire.

Même les visiteurs devront s'engager à se conformer aux «valeurs britanniques» pour obtenir un visa.

La nouvelle stratégie prévoit que le gouvernement «introduira le pouvoir de refuser ou de retirer le permis de parrainer des demandeurs de visas à toute institution du Royaume-Uni qui promeut des vues extrémistes ou qui, sciemment et sans contradicteurs, accueille des orateurs extrémistes.»

Un certain nombre d'universités, y compris Westminster, l'alma mater de Mohammed Emwazi, pourraient être touchées par cette mesure, ce qui affecterait grandement leurs revenus provenant des étudiants étrangers.

Le lancement de la stratégie anti-extrémisme du ministère de l'Intérieur pourrait bien coïncider avec le rapport de Downing Street sur les Frères musulmans dont la publication est imminente.

On prévoit que le rapport sur les Frères musulmans, l’organisation islamiste la plus influente dans le monde, dénoncera la Confrérie comme «le précurseur idéologique au terrorisme.» Ce rapport est tellement sensible qu’il ne sera pas rendu public dans son intégralité ; un sommaire de deux pages devrait être publié dans les prochains quinze jours.

Source: Extremism in Britain: Now the crackdown is launched, par Andrew Gilligan, The Telegraph, 7 mars 2015. Traduction par Poste de veille

http://www.postedeveille.ca/2015/03/uk-repression-extremisme.html

Published by DAVID - - ISLAM, TERRORISME

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