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RIPOSTE SEFARADE

traduite de l’anglais par Isabelle Sfez.

Est-ce aujourd’hui que la France se réveille ?

Le Tout Paris en parle. Partout cette semaine, nous entendons des voix horrifiées et étonnées, et aujourd’hui, fières. Presque quatre millions de français se sont manifestés en un « Oceano pacifico ». Un jour d’unité nationale où chacun, indépendamment de son identité, est Français. « Nous sommes tous Charlie Hebdo. Nous sommes tous policiers. Nous sommes tous juifs. Nous sommes tous libres. ». C’est une magnifique démonstration de solidarité, une réaffirmation collective du contrat social de la République. Cela a révélé toutes les meilleures choses qui font la France, qui en font un symbole de liberté et de courage si grand que même les gens qui trouvent les français, disons … « difficiles », sont néanmoins francophiles. Un présentateur des actualités télévisées note : « Hier, Paris était bel et bien la capitale du monde ». Ou, selon les mots du président Hollande « la France est toujours le point de rassemblement du monde quand la liberté est en danger ».

Et qu’est-ce qui a amené la France à devenir capitale du monde, dans cette démonstration d’unité ? C’est de dire non à l’incroyable – certains disent insensé – meurtre de 12 dessinateurs. Une déclaration massive, catégorique de refus – refus de mettre genou à terre, refus de se taire, refus de tolérer la violence de l’épée contre la plume, refus de supporter cet assaut contre les valeurs de la France sans réagir. Selon les mots du « martyr en chef » Charb, mots qui servent de devise à cette manifestation : « Plutôt mourir debout que vivre à genoux ». (1)

Partout alentours on entend le choc, l’étonnement. « Mais d’où vient cette folie? », « Comment cela peut-il arriver en France ?!? ». Suspendues sur le grand monument, place de la République les lettres : « POURQUOI ? »

Mais certains d’entre nous, bien qu’émus par les événements de Paris, sont sceptiques, devant cette vague de solidarité communautaire.

Depuis quinze ans maintenant, depuis 2000, il y a eu un faisceau cohérent d’informations au sujet de l’apparition et de la dissémination de toutes les tendances de ce djihad européenne qui maintenant, dans ce dernier attentat, a si brutalement choqué toute la France :

  • L’hostilité grandissante de la population musulmane envers la société française – L’intifada des banlieues (2) qui démarra en octobre 2000, et cinq ans plus tard déclencha des émeutes durant des semaines dans les zones urbaines “sensibles”.
  • La rue “musulmane” dont la présence agressive s’est faite de plus en plus sentir lors des prières hebdomadaires, et s’est arrogé le droit de transformer l’espace public en espace islamique. (3)
  • la (principalement jeune ?) sous-culture de la haine et de la violence djihadiste (4), qui a des racines vigoureuses dans ces mêmes quartiers, et a inspiré des incidents répétés d’attaques meurtrières contre les infidèles (5), même enfants (6), que cette sous-culture célèbre ensuite. (7)
  • Le rôle des prisons françaises (8) qui transforme les criminels – musulmans et convertis – en djihadistes. (9)

Pour ceux d’entre nous (10) qui ont suivi ces tendances (11) durant ces quinze dernières années, la surprise vient du fait que tant de gens n’aient rien vu venir.

En partie, l’ignorance est due, hélas, au choix brillant des djihadistes de cibler les juifs d’abord. Pour de nombreuses raisons, mais aucune d’entre elles particulièrement admirable, les élites journalistiques et politiques françaises ont préféré ne pas parler de ces attaques (12) contre les Juifs. Au milieu de la décennie des zéros, ‘00s, au moment des émeutes (13) et de l’assassinat-torture d’Ilan Halimi (14) dans un quartier à majorité musulmane de la proche banlieue de Paris, c’était « un état de déni ». Des Musulmans, petits et grands, qui s’imaginaient moudjahidines, pouvaient s’en prendre aux Juifs dans une impunité quasi totale, même lorsqu’ils étaient arrêtés pour les crimes les plus atroces (15).

Dans le silence général, quelques uns chroniquaient (16), dès le début, les agressions djihadistes envers les juifs (17). Ce travail permettait de voir de près les premières étapes des catastrophes culturelles et sociales (18) qui ont frappé la France et l’Europe à l’orée du nouveau siècle. Au bout de trois ans, une importante littérature (19) est apparue, à la fois chronique et analyse de ces développements soudains et inquiétants à l’Ouest.

Et pourtant, les juifs en cette période se sentaient dans un « ghetto de verre ». Personne à l’extérieur n’écoutait. Si un juif tombe dans une banlieue et que le grand public ne l’entend pas, alors l’a-t-on vraiment assassiné ? En effet, lorsque Andrew Hussey écrit à propos de l’intifada française : « la longue guerre entre la France et ses arabes » (20) (2014), il mentionne à peine ces années où le problème a tellement empiré.

Lorsque Ségolène Royale assure aux israéliens que « L’antisémitisme n’a pas sa place en France », c’est un abus de l’emploi du temps présent. Lors des quinze années passées, l’antisémitisme a pris une place majeure en France (21). Ardent parmi les musulmans français, cette Judéophobie, a été constamment entretenue par une presse antisioniste qui éclabousse obsessionnellement des récits (22) de la souffrance des palestiniens (dont Israël est bien sur coupable), et passe sous silence les conséquences violentes de ce journalisme létal.

Cette dynamique est suicidaire : ce n’est pas seulement que les français ne veulent pas voir ce qui arrive à leurs juifs, ils ne veulent pas non plus savoir ce qui se passe dans leurs écoles et leurs prisons. Prônant une stricte laïcité (qui depuis la rafle du Vel d’Hiv, interdit de recenser selon critères ethniques ou religieux), les français n’ont aucune idée de combien de musulmans habitent le pays (estimations de 3 à 12 millions – une étonnante marge d’erreur). Ils peuvent seulement suivre le nombre de conversions à l’Islam dans les prisons grâce au nombre croissant de demandes de repas halal dans celles-ci. Et les rares d’entre eux qui en savent plus, sont allés trouver leurs informations dans une presse durement stigmatisée comme d’extrême-droite, et qui souvent dramatise ses récits au delà d’une réalité, elle même déjà troublante.

Quiconque a déjà essayé de parler avec les français éclairés à ce sujet vous dira que, au moins jusqu’à présent, ils n’ont pour la plupart pas voulu en savoir d’avantage. Les attaques contre les Juifs à l’école ? « Sortez-en vos enfants. » Attaques dans les banlieues? « Qu’attendez-vous? Regardez ce que vos frères en Israël font à leurs cousins. » Meurtres impitoyables ? « C’est un taré, un déséquilibré ».

Au contraire, les professionnels français de l’information ont systématiquement minimisé ce que disaient les juifs français. Leur témoignage était suspect, tant ils passaient pour « communautaristes ». Ce n’était qu’après des années de plaintes, que soudain et brièvement, on sonna l’alarme : des jeunes beurs ont agressé une française car ils la croyaient feuje. On s’indignait, c’était un scandale. Mais lorsque, par la suite, ce récit s’est avéré faux, des commentateurs en ont tiré la conclusion qu’il faut douter de ce genre de récits d’agressions par des musulmans (c’est à dire, pour la plupart, de la plainte des juifs).

Comme Shmuel Trigano l’a exprimé : “Le juifs n’ont pas le droit de témoigner” (23) En fait, durant les quinze dernières années, les juifs en France ont éprouvé de grandes difficultés pour témoigner des attaques à leur encontre. Trigano a titré la collection de ses écrits durant cette période : Quinze ans de solitude: Juifs de France 2000-2015. (24)

Jusqu’à cette semaine.

Mais quand un djihadiste a commis le geste incroyablement stupide de prendre des juifs en otage, en solidarité avec ceux qui avaient massacré le personnel de Charlie Hebdo, il a lié indéniablement le sort des Juifs de France à celui de la République. Au risque d’afficher leur mauvaise foi, ce qui blesserait démesurément leur fierté nationale, les français se devaient dorénavant de reconnaître que les juifs sont la cibles des mêmes djihadistes qui attaquent la France : « Je suis Charlie. Je suis Juif. ».

Alors, lorsque la veille de la manifestation, Roger Cukierman, président du CRIF, expliqua au public français que, tandis que sa génération fréquentait principalement l’école publique, dans les décennies précédentes, les juifs ont fait une exode des écoles publiques – préférant même des écoles chrétiennes – il a surpris beaucoup plus de gens que simplement le journaliste qui l’interrogeait. Et quand le grand rabbin de Tunis a expliqué aux Français que son fils lui écrivait de Paris qu’il ne pouvait pas porter une kippa publiquement par crainte d’agression, c’était la première fois que les français entendaient ce que les juifs – ainsi que les israéliens en visite en Europe – ont appris à partir de 2000. Enfin, on permet aux juifs français de témoigner.

Et finalement, une personnalité française comme le Premier Ministre Manuel Valls clame haut et fort ce que les juifs français souhaitent entendre depuis si longtemps : « Sans ses juifs, la France n’est pas la France » – une belle variante multiculturelle du propos plus viril de De Gaulle « Sans sa gloire, la France n’est plus la France ».

Une des caractéristiques les plus frappantes de cette manifestation a été le grand nombre de personnes brandissant une pancarte sur laquelle était inscrit « je suis juif ». Et une grande absence, les violentes pancartes antisionistes qui pourtant étaient omniprésent dans les nombreux manifestations organisées par les pacifistes d’extrême gauche ces dernières décennies,: pas d’étoile de David = croix gammée, pas de représentations d’un antéchrist capitaliste-impérialiste-sioniste, aucun appel à la violence envers Israël et les juifs pour des crimes plus imaginés que réels.

***

La question sur toutes les lèvres est maintenant, où allons-nous ? Est-ce notre 11 septembre ? Cela signifie-t-il un « Patriot Act » pour la France, avec tous les pouvoirs que cela donne au gouvernement ? S’il s’agit de l’islamisme djihadiste, quels liens existe-t-ils (ou pas) entre cet extrémisme violent et l’islam quotidien ? Si je n’ai pas entendu mille fois le terme « amalgame » cette semaine, alors je ne l’ai pas entendu une seule fois » : « surtout pas d’amalgames ». Pas d’amalgame entre ces sauvages et les autres musulmans.

Mais qu’en est-il au contraire du bien intentionné, mais amalgame tout aussi lourd et insistant : « la vaste majorité des musulmans de France partage les mêmes valeurs que l’ensemble des citoyens français » ? Vraiment ? C’est pourquoi tant d’écoles ont eu tant de problèmes avec la minute de silence ? Ce déni du problème, c’est un somnifère qui renvoie, après un bref sursaut de conscience, dans le sommeil. Et entretemps les forces hostiles latentes continuent à gagner du terrain au sein de la République.

Considérons ce point de vue. L’attaque contre Charlie Hebdo, comme celle envers Salman Rushdie et ses éditeurs (1989), comme celle envers les dessinateurs danois, visent à instaurer les lois de la Charia aux Infidèles vivant en Dar al Harb, surtout en Occident (2006). Surtout cette exigence que les lois interdisant à quiconque d’insulter le Prophète et sa religion soient appliquées aux infidèles partout dans le monde. C’est imposer une dhimmitude par anticipation : les Infidèles du monde entier n’oseront pas alors insulter le Prophète ; et les musulmans décident ce qui constitue une insulte inacceptable.

Le long silence de la presse, ses réticences à montrer des images de Mahomet, même lorsqu’elle produit des informations, son autocensure dans le traitement de l’hostilité musulmane, et surtout, de la violence envers les juifs … Toutes ces tendances reflètent une docilité très répandue aux exigences des djihadistes. En d’autres termes, en taisant la voix juive, les Infidèles occidentaux se comportent en dhimmis, et pire, comme les mieux nantis des dhimmis qui persécutent ceux moins bien nantis dans cette pyramide hiérarchique.

Alors, lorsque les journalistes de la presse grand public, dont les publications ont été remarquablement silencieuses sur ces questions cruciales depuis quinze ans, exaltent soudain Charlie Hebdo comme «confrères» et héros de la liberté d’expression, cela sonne creux. Lise Doucette, à la Place de la République, glorifie l’honneur et la bravoure des journalistes, alors que la BBC ne publiera pas les caricatures incriminées de Charlie Hebdo. Tim Kreider (25) promet dans le New York Times de lever un verre à ses compagnons dessinateurs courageux et de n’épargner personne, alors même que le NYT se distingue par son refus de publier un dessin du prophète, et se cache derrière les plus transparentes (26) et fausses excuses de principe (27). On a peut-être le droit de se demander à quelle profondeur le manque de conscience de soi se situe au sein de cette noble profession…

Et lorsqu’un jeune étudiant français (non-juif) du lycée Blaise Pascal de Châteauroux est sauvagement tabassé par un gang de musulmans de 15-16 ans dont la « religion fut offensée » (28) pour avoir posté un statut sur la « laïcité » sur Facebook, la presse rapportera-t-elle cela pour ce que c’est – une agression encore contre la République par « des jeunes » imprégnés par un sens du droit de leur propre religion à dominer ? L’école les punira-t-elle ? Comment ? Ou ces tyrans reviendront-ils, accoutumés au silence des médias et à l’aversion de l’administration pour les conflits, pour chasser de l’école non plus seulement les étudiants juifs mais également n’importe qui d’assez courageux pour clamer les valeurs civiques ?

Certes, il sera difficile de briser l’antisionisme des élites françaises et européennes, l’un des principaux combustibles des deux agressions djihadistes, et de sortir les médias de leur silence sur le ciblage des juifs en Israël et en dehors. Quelques jours avant l’attaque, la chaine de télévision franco-allemande Arte a diffusé un documentaire de Peter Kominsky, Le Serment, lors de sa soirée du Nouvel An (29), un vecteur de propagande pour tous les récits les plus létaux des palestiniens à propos des mauvais traitements qu’ils subissent des israéliens depuis 1948 (30). Tim Wilcox de la BBC ne pouvait pas supporter d’autoriser un Juif français à témoigner des attaques contre les Juifs français, et il l’interrompit ainsi (31) : « Beaucoup de critiques de la politique d’Israël suggèrent que les Palestiniens souffrent énormément à cause des juifs aussi ».

Comme l’histoire du «petit Mohamed », dont l’image « a remplacé, effacé l’image du garçon dans le ghetto de Varsovie » (32) pour de nombreux commentateurs épris de la théologie du remplacement (33) selon laquelle les Juifs font aux Palestiniens ce que les nazis leur ont fait subir, la souffrance des Palestiniens l’emporte (34) – doit l’emporter – sur la souffrance juive. Et donc, c’est a peine si on perçoit que le leadership palestinien, à la fois religieux et laïc, embrasse le djihad (35). Ah, alors là, vous exagérez non, mon cher. Si c’était vrai, alors le vote pour l’état palestinien serait l’équivalent de se tirer une balle dans le pied. Ca, non !

La France peut-elle entendre ce que ses juifs ont à lui raconter ? Même ceux qui sont d’accord avec Valls pourront-ils réellement regarder sérieusement ce qui arrive aux juifs de France ? Pourront-ils entendre, dans l’appel de Netanyahu aux juifs de France de venir en Israël, non pas d’emblée l’insulte à l’honneur national que cela parait, mais plutôt un reproche maladroitement exprimé de la nécessité d’une autocritique de ce que la France a fait pour qu’il lance un tel appel. La France peut-elle voir dans l’enterrement des victimes de l’Hypercacher non pas le rejet de l’identité française, mais le désir d’être enterré là où leurs tombes ne seront pas profanées ?

Les juifs seront-ils dorénavant autorisé à témoigner de ce qui leur arrive ? Ou bien l’intelligentsia française va-t-elle à nouveau impatiemment se tourner vers des « alter juifs », ces « as-a-jews » (36) qui démontrent leur grandeur d’âme en promouvant un discours guerrier qui cible leur propre peuple ?

Ce jour de manifestations de millions de français fut-il un tournant historique, où la France retrouva sa volonté de vivre ? Ou ne serait-ce que le plus grand Selfie du monde, un récit quasi-ininterrompu, et maintenant suicidaire, d’auto-admiration ?

L’ironie corrosive du commentaire de Shmuel Trigano sur l’impossibilité des Juifs de témoigner, est que, quoi que les professionnels français de l’information dissimulent leur comportement dans des robes idéologiques – postcoloniale, anti-impérialiste, antisioniste, post-moderne – ils ont jusqu’à présent, du point de vue djihadiste, commis un acte collectif de soumission. En Sharia, les dhimmis n’ont pas le droit de témoigner devant un tribunal. Comme première cible de l’agression djihadiste de l’Occident, les Juifs sont les premiers à être soumis à cette dhimmitude anticipée. Et quand la presse européenne fait taire leur témoignage, elle ne participe pas seulement au côté des djihadistes à l’avancement de ce programme de soumission des juifs, mais elle prépare son propre assujettissement à venir.

Sans ses juifs, la France n’a pas d’avenir, dit un Français qui, par cela, voulait préciser un avenir démocratique et républicain. L’histoire de l’avenir de la France sera écrit dans les mois, les années, et les décennies à venir. L’histoire de ces quinze années passées, cependant, n’est pas belle, ne reflète pas une image française courageuse et insoumise. Les français sont-ils capables de se détourner des postures, après les premières lueurs de liberté, et de devenir, grâce à une autocritique et des réformes difficiles, les leaders du monde libre, en cette heure cruciale ?

En tant qu’amoureux éperdu de la France et de la démocratie, j’espère ardemment qu’il en sera ainsi. En tant qu’observateur et critique de l’élite intellectuelle qui exerça une hégémonie nuisible ces quinze dernières années, je ne suis pas très optimiste. En principe, il est difficile d’imaginer une nation se suicidant par vanité. Sur le sol français, ce n’est pas si inconcevable.

C’est tellement dur d’avouer qu’on a tort.

NOTES:

(1) : http://www.lesinrocks.com/2015/01/07/actualite/charb-je-prefere-mourir-debout-que-vivre-genoux-11544642/

(2) : http://www.theaugeanstables.com/essays-on-france/paris-notes-fall-2o05/

(3) : https://www.youtube.com/watch?v=3JxpOnfTfis

(4) : http://www.bvoltaire.fr/robertmenard/un-mode-de-vie-halal,3415

(5) : http://archive.frontpagemag.com/readArticle.aspx?ARTID=15223

(6) : http://www.20min.ch/ro/news/dossier/tueur/story/31725716

(7) : http://tabletmag.com/jewish-news-and-politics/180009/france-toxic-hate-3-toulouse

(8) : http://www.theaugeanstables.com/2006/12/04/john-rosenthal-on-what-makes-a-french-jihadi/

(9) : http://www.amazon.fr/Quand-Al-Qa%C3%AFda-parle-T%C3%A9moignages-derri%C3%A8re/dp/2246677513/sr=8-3/qid=1165290595/ref=sr_1_3/402-4289672-0341730?ie=UTF8&s=books

(10) : http://www.theaugeanstables.com/

(11) : http://www.amazon.fr/Livres-Pierre-Andr%C3%A9-Taguieff/s?ie=UTF8&page=1&rh=n%3A301061%2Cp_27%3APierre-Andr%C3%A9%20Taguieff

(12) : http://www.vanityfair.com/politics/features/2003/06/france-muslim-jewish-population

(13) : http://en.wikipedia.org/wiki/2005_French_riots

(14) : http://www.wsj.com/articles/SB114064452021880485

(15) : http://archive.frontpagemag.com/readArticle.aspx?ARTID=35608

(16) : http://obs.monde.juif.free.fr/

(17) : http://www.amazon.com/Rising-From-Muck-Anti-Semitism-Europe/dp/1566635713

(18) : http://www.amazon.com/Lost-Territories-Republic-Emmanuel-Brenner/dp/0874951372

(19) : http://www.theaugeanstables.com/2015/01/15/cours-de-rattrapage-pour-le-debut-du-21e-siecle/

(20) : http://www.amazon.com/The-French-Intifada-Between-France/dp/0865479216

(21) : http://tabletmag.com/author/marcweitzmann

(22) : http://www.the-american-interest.com/2014/09/04/the-biggest-winner-in-the-lose-lose-operation-protective-edge/

(23) : http://www.theaugeanstables.com/essays-on-france/paris-notes-summer-2004/

(24) : http://www.theaugeanstables.com/essays-on-france/paris-notes-summer-2004/

(25) : http://www.nytimes.com/2015/01/11/opinion/sunday/when-art-is-dangerous-or-not.html?_r=1

(26) : http://gawker.com/7-offensive-images-the-new-york-times-wasn-t-afraid-to-1678338658

(27) : http://gawker.com/7-offensive-images-the-new-york-times-wasn-t-afraid-to-1678338658

(28) : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/01/12/01016-20150112ARTFIG00323-chateauroux-un-lyceen-blesse-par-d-autres-eleves-apres-avoir-defendu-la-laicite.php

(29) : http://www.rennespalestine.fr/?Le-serment-Arte-un-regard-sur-la

(30) : http://cifwatch.com/2011/02/22/review-of-peter-kosminskys-the-promise/

(31) : http://blogs.spectator.co.uk/coffeehouse/2015/01/the-bbc-blaming-the-jews-for-attacks-on-jews/

(32) : http://aldurah.com/the-al-durah-incident/initial-responses/western-responses/

(33) : http://jcpa.org/article/updating-the-ancient-infrastructure-of-christian-contempt-sabeel/

(34) : https://books.google.fr/books?id=qb7FAAAAQBAJ&pg=PA84&lpg=PA84&dq#v=onepage&q&f=false

(35) : http://palwatch.org/main.aspx?fi=627

(36) : http://cifwatch.com/2011/06/23/as-a-jew-explained/

RICHARD LANDES NO COMMENTS

Réflexions de Paris, dimanche 11 Janvier 2015

http://www.theaugeanstables.com/2015/01/19/jesuischarlie-reflexions-de-paris-dimanche-11-janvier-2015/

Published by DAVID - - ISLAM, FRANCE, TERRORISME, ANTISEMITISME

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RIPOSTE SEFARADE

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