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RIPOSTE SEFARADE

Les départs des juifs azuréens vers Israël, moins nombreux en proportion qu'ailleurs en France, sont pourtant une réalité.archives Gali Tibbon AFP
Les départs des juifs azuréens vers Israël, moins nombreux en proportion qu'ailleurs en France, sont pourtant une réalité.archives Gali Tibbon AFP

Près de 150 Azuréens ont quitté notre sol l’an dernier pour vivre l’idéal sioniste et s’installer en Israël. L’Etat hébreu s’attend à une lame de fond après l’attentat de l’Hyper Cacher

Les juifs de France sont-ils prêts à quitter l'hexagone ? Oui si l'on en croit les chiffres. L'émigration vers Israël - appelée Aliyah («montée» en hébreu) - a doublé en 2014 par rapport à 2013. La France est ainsi devenue le premier pays pour l'Aliyah avec quelque 7.000 départs l'an dernier (contre 3.293 en 2013). Ils devraient être 10.000 cette année.

Depuis son fondateur, Ben Gourion, l'État d'Israël a toujours entretenu l'idéal sioniste. Avec de nombreuses aides à la clé pour permettre aux juifs de vivre sur la terre de leurs ancêtres (lire par ailleurs). Les « Olim » (juifs faisant leur Aliyah), sont également nombreux à quitter la Côte d'Azur, même si proportionnellement, ce n'est pas dans le sud-est de la France que les départs sont les plus nombreux.

90 départs de Niçois l'an dernier

L'an dernier, ils étaient 132 dans les Alpes-Maritimes (sur 30 000 environ) à rejoindre Israël, selon les derniers chiffres fournis par l'Agence juive. Dont 90 rien que pour la ville de Nice.

A Toulon, 13 juifs ont émigré l'an dernier, mais la communauté est moins importante dans le Var (8000). Ils étaient 495 à quitter Marseille en 2014. Certains le font pour vivre leur idéal religieux, d'autres pour des questions de sécurité ou économiques, ou tout ceci à la fois.

En visite à Paris à l'occasion des attentats, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, avait dans un premier temps estimé qu'Israël était le «foyer» des juifs de France.

Le Premier ministre Manuel Valls avait sèchement répliqué : «La France sans les juifs de France n'est plus la France». Et Netanyahou de pondérer ses propos en précisant que «leur démarche ne devait pas être motivée par la peur».

Un départ à risques

Mais tout «plaquer» en France ne se fait pas sans risques. Jérôme Culioli, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) Sud-Est, invite sa communauté à la plus grande prudence sur les modalités de leur Aliyah.

Tout comme le président national du CRIF, Roger Cukierman, qui «respecte» la décision des juifs qui partent en Israël mais estime «que nous devons combattre en France contre tous les ennemis du judaïsme».

Ce mercredi, Anne Hidalgo, maire de Paris (PS) a expliqué ne pas accepter que certains juifs de France se disent qu'ils n'ont pas leur «place» dans la capitale. Il n'en reste pas moins qu'après les affaires Merah, Ilan Halimi et maintenant Vincennes, les autorités s'attendent à une «lame de fond».

Une lame que la France devra endiguer en garantissant à chaque citoyen, quelle que soit sa confession, une sécurité maximale sur son territoire.

http://www.nicematin.com/cote-dazur/ces-francais-juifs-qui-quittent-la-cote-dazur.2064513.html

Published by DAVID - - FRANCE, ISRAEL

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RIPOSTE SEFARADE

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