Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

RIPOSTE SEFARADE

L'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a l'intention de soumettre un projet de résolution au Conseil de Sécurité des Nations Unies visant à exiger un retrait inconditionnel et total d'Israël à la ligne d'armistice qui séparait Israël de la Jordanie entre 1949 et 1967. Au lieu de demander aux États-Unis qu’ils opposent leur veto à la résolution de l'OLP, et plutôt que de convaincre la France de renoncer à son projet de résolution alternatif, Israël devrait présenter sa propre résolution au Conseil de sécurité.

La résolution israélienne exigerait la renonciation palestinienne au soi-disant «droit au retour» et l’engagement de l'ONU à démanteler l’UNRWA (l’agence onusienne qui perpétue et aggrave le problème des réfugiés palestiniens) dans les deux ans. Ainsi, les membres du Conseil de sécurité auraient à voter sur deux résolutions: l'une exigeant un retrait israélien inconditionnel et total (la résolution de l'OLP), et l’autre exigeant la fin inconditionnelle et totale de la perpétuation cynique du problème des réfugiés palestiniens (la résolution israélienne). Les membres du Conseil de Sécurité qui disent soutenir la solution des deux États devront alors expliquer pourquoi ils sont prêts à n’imposer que l’une des conditions à la solution des deux États (mettre fin à la présence israélienne en Judée et en Samarie), mais pas l'autre (mettre fin à la revendication des Palestiniens, incompatible avec la solution des deux États, selon laquelle 6 millions de «réfugiés» arabes devraient se voir attribuer de droit de devenir résidents et citoyens d'Israël).

Le refus de l'OLP de mettre fin à toutes ses revendications vis-à-vis d’Israël dans le cadre d’une accord (dont la revendication selon laquelle les descendants des réfugiés de 1948 devraient avoir un «droit au retour» en Israël) est la raison pour laquelle Arafat rejeta la proposition de Bill Clinton en décembre 2000 (qui aurait accordé à l'Etat palestinien 96% de la Cisjordanie) et la raison pour laquelle Abbas rejeta la proposition d’Ehud Olmert en septembre 2008 (qui aurait accordé à l'Etat palestinien à 99% de la Cisjordanie, après les échanges territoriaux). Abbas a certes dit qu'il n'a pas l'intention de retourner dans sa ville natale de Safed, mais il insiste aussi sur le fait qu'il ne peut renoncer qu’à son propre «droit», mais pas à celui de six millions de «réfugiés». Il a confirmé cela il y a deux semaines (le 30 novembre) dans une interview avec le journal égyptien Akhbar Al-Yawm. «Nous ne pouvons pas fermer la porte à ceux [des réfugiés] qui souhaitent revenir [en Israël]», y insistait Abbas.

La proposition de résolution israélienne au Conseil de Sécurité mettra ses membres devant leurs responsabilités: si vous voulez imposer une solution au lieu d’encourager la négociation, alors vous devez imposer la « solution des deux États » aux deux parties. Vous ne pouvez pas faire fi du fait que l'une des principales raisons de l'impasse est le refus des Palestiniens de transiger sur le soi-disant « droit au retour,» alors même qu’une telle exigence est incompatible avec la solution des deux États.

Les Palestiniens essaient d’annuler la Résolution 242 du Conseil de Sécurité. La Résolution 242 fut adoptée après la guerre des Six Jours en 1967, et elle est toujours en vigueur aujourd'hui. C’est la décision onusienne qui continue de faire autorité pour déterminer les termes d’un accord négocié entre Israël et ses voisins. Il n'y a aucune raison de modifier cette résolution, mais il y a une raison pour laquelle les Palestiniens tentent de l'abroger.

La Résolution 242 n’exige pas d’Israël un retrait inconditionnel et total des territoires qu'il conquit en juin 1967. La condition pour le retrait d'Israël est, entre autres, la “ cessation de toutes assertions de belligérance ou de tous états de belligérance." Cela signifie que tout retrait israélien est conditionné par un accord de paix (comme ce fut le cas dans l’accord de paix entre Israël et l'Égypte). En échange d’un accord de paix, Israël doit, selon la Résolution, se retirer de territoires (« from territories » dans l’original Anglais qui fait autorité et non « des territoires » comme cela figure dans la traduction française volontairement erronée). Autrement dit, la Résolution 242 n’exige d'Israël qu’un retrait conditionnel et partiel. C’est précisément ce que les Palestiniens veulent modifier: ils veulent un retrait israélien inconditionnel (c’est à dire sans paix), et total (contrairement au retrait partiel prévu par la Résolution 242).

Il y a un autre élément de la Résolution 242 qui dérange les Palestiniens : l’article qui en appelle à une « solution équitable au problème des réfugiés." Arthur Goldberg, l’ambassadeur américain à l'ONU en 1967, expliqua à l’époque que la Résolution 242 "s’applique à la fois aux réfugiés arabes et juifs, qui ont été contraints, dans des proportions semblables, à quitter leurs domiciles et leurs biens en raison de la guerre." La Résolution 242 ne reconnaît aucunement un quelconque «droit au retour» pour les descendants des réfugiés de 1948. Elle en appelle à une «solution équitable » tant pour les réfugiés juifs que pour les réfugiés arabes (ce qui ne saurait signifier l’octroi de la nationalité israélienne à six millions des descendants supposés des réfugiés arabes de 1948).

L'adoption des projets de résolution de l’OLP ou de la France aurait pour effet d'annuler la Résolution 242 en remplaçant le principe des "territoires contre la paix" par celui des "territoires sans la paix” et de perpétuer l’exploitation cynique et corrompue du problème des réfugiés.

La soumission d'une contre-proposition israélienne au Conseil de sécurité aura pour effet de révéler les véritables intentions des Palestiniens ainsi que l'irresponsabilité de ceux qui les soutiennent.

Emmanuel Navon dirige le département de Science politique et de Communication du Collège universitaire orthodoxe de Jérusalem et enseigne les Relations internationales à l'Université de Tel-Aviv et au Centre interdisciplinaire de Herzliya. Il est membre du Forum Kohelet, et vient de publier un nouveau libre en Anglais intitulé The Victory of Zionism.

http://www.i24news.tv/fr/opinions/54703-141217-israel-doit-soumettre-sa-propre-proposition-de-resolution-au-conseil-de-securite

Published by DAVID - - ISRAEL

commentaires

RIPOSTE SEFARADE

Ce blog n’a aucun but lucratif, sa prétention est seulement d’informer. Si vous trouvez un document qui vous appartient et que vous souhaitez son retrait , dites-le et il sera immédiatement retiré. La tragédie que le peuple juif a connu en Europe, est la seule et unique raison de la diffusion de ces textes dont la source est toujours indiquée.

Hébergé par Overblog