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RIPOSTE SEFARADE

De gauche à droite : Cheikh Mohamed Sabri al-Din d'Hébron, Cheikh Ibrahim Tfayyesh d'Algérie, le fondateur des Frères musulmans Hassan al-Banna, Aziz Pasha al-Masri, Mohamed Ali Eltaher et le ministre égyptien Abdel Rahman eal-Rafei - Wikicommons
De gauche à droite : Cheikh Mohamed Sabri al-Din d'Hébron, Cheikh Ibrahim Tfayyesh d'Algérie, le fondateur des Frères musulmans Hassan al-Banna, Aziz Pasha al-Masri, Mohamed Ali Eltaher et le ministre égyptien Abdel Rahman eal-Rafei - Wikicommons

Ce sixième chapitre d’une étude sur l’évolution, dans l’histoire, de courants islamiques ayant posé les fondements d’un islam fondamentaliste, évoque la dislocation du califat islamique au XIXème siècle, la naissance du mouvement des Frères musulmans, leur adhésion à certains aspects des programmes nazis et fascistes, et déjà, leur stratégie par étapes pour atteindre des objectifs intégristes.

Consulter les précédents chapitres de l’étude :

Le « djihadisme » en quelques repères – 1ère partie

Le « djihadisme » en quelques repères – 2ème partie

Le djihadisme en quelques repères – 3ème partie

Le djihadisme en quelques repères – 4ème partie

Le djihadisme en quelques repères – 5ème partie

À partir du xixe siècle, le califat se disloque progressivement

L’Oumma[1]se fissure. Les conquêtes coloniales, les luttes intestines et les visées expansionnistes finiront par sonner le glas d’un monde musulman en apparence rayonnant, mais qui n’a pas su suivre le train de la modernité. Le rapport de force basculera définitivement en faveur des Européens. Cela commencera par l’expédition napoléonienne d’Égypte en 1798.

Dès lors, les choses vont se précipiter : l’avancée des troupes russes dans le Caucase contrôlé par les Ottomans et la conquête française du Maghreb affaibliront encore davantage le califat. Suivront la guerre d’indépendance des Grecs, lancée contre les Ottomans en 1821, et l’occupation britannique de l’Égypte en 1882, deux événements qui auront définitivement raison de l’hégémonie islamique. Le xixe siècle marquera le subconscient des masses musulmanes qui portent toujours en elles les séquelles d’une défaite perçue comme une terrible humiliation. Ainsi, ce sont des courants de pensée extrémistes qui s’imposeront finalement dans les pays musulmans. Le colonialisme radicalisera les masses et le salafisme, sous ses différentes formes, se révélera un excellent moyen de mobilisation.

Les théories islamistes deviennent un moyen de rallier les musulmans contre l’ensemble des forces coloniales

De cette époque, les théories islamistes deviennent un moyen de rallier les musulmans contre l’ensemble des forces coloniales. Plusieurs penseurs s’emploieront à « souder » les rangs de l’Oumma. Parmi eux, Jameleddine Al-Afghani[2] et son disciple Mohamed Abduh[3], ainsi que Rashid Ridha[4], bien que se référant à de grands philosophes musulmans, inspireront des disciples beaucoup plus « orthodoxes », ne retenant, le plus souvent, de leurs travaux, que la notion de « jihad contre l’occupant » et faisant fi de toutes les notions philosophiques, pourtant développées en leur temps par Abduh et Al-Afghani, notamment. S’agissant de la violence, Rashid Ridha et Mohamed Abduh développèrent un nouveau parangon en théorisant le principe selon lequel seul « le jihad défensif » serait permis. Cette conception correspondait alors totalement au contexte de lutte contre le colonialisme.

De l’école de ces deux penseurs, a priori « modérée », naîtra l’un des courants islamistes les plus extrémistes et les plus dangereux : la confrérie des « Frères musulmans ».

Naissance des « Frères musulmans » qui deviendront l’un des principaux mouvements inspirant l’idéologie islamiste

Fondés en 1928 par Hassan Al-Banna[5], les « Frères musulmans » deviendront, au fil des années, avec le wahhabisme saoudien, le principal mouvement inspirant l’idéologie islamiste. Plus politiques que le wahhabisme, les « frères » conceptualisent le principe de création d’associations et de partis politiques. Les visées de cette organisation sont, dès le départ, extrémistes. D’un autre côté, le programme inspiré alors par Hassan Al-Banna se résumait dans sa célèbre phrase-doctrine : « L’islam est religion et État, Coran et glaive, culte et commandement, patrie et citoyenneté. Allah est notre but, le Prophète notre modèle, le Coran notre Constitution, le Jihad notre voie, le martyre notre Espérance. »

Dès leur création, les « Frères musulmans » établirent un programme clair, sous l’impulsion d’Al-Banna, dont les objectifs sont clairement définis : chasser l’occupant britannique et appliquer la charia. Le fondateur de la confrérie dira à ses premiers disciples : « Faisons un serment d’obédience à Dieu, par lequel nous serons des soldats du message de l’islam, message qui contient la vie de notre patrie et la force de la nation musulmane. Notre groupement sera en premier, et foncièrement, une idée avec toutes ses implications et toutes les actions qui en découlent. Nous sommes des frères au service de l’Islam, nous sommes les Frères musulmans. »[6] Il répétait alors : « À nous l’action, à Dieu le succès. »[7]

Qu’observe-t-on dans ces deux phrases ? D’abord que les « Frères musulmans » entérinent, dès le départ, le principe selon lequel « l’islam est un englobant » ; ensuite que leur action ne s’inscrit pas exclusivement dans une lutte contre l’occupant britannique comme le soutiennent aujourd’hui certains de leurs supporters, mais bien dans l’instauration et la propagation de l’idée de l’application de la fameuse charia. C’est ce qu’on lit dans ce passage de la phrase citée plus haut : « Nous serons des soldats du message de l’islam, message qui contient la vie de notre patrie et la force de la nation musulmane » ; enfin, que ce sont des activistes qui allaient instrumentaliser l’islam à des fins politiques et idéologiques.

En réalité, Hassan Al-Banna s’était inspiré de plusieurs écoles de pensée, y compris du soufisme[8] ; influencé par les travaux de Ridha, Abduh et Al-Afghani, il a réalisé une sorte d’amalgame entre tous les courants de l’islam, leur rajoutant les pensées des courants nationalistes, en vogue dans les années 1930, et la doctrine salafiste, utilisée comme idéologie, pilier de sa pensée.

Et c’est ainsi qu’il s’est présenté en « réformateur » tout en créant, en réalité, une nouvelle école de pensée. Parce qu’en effet en analysant leur programme, en étudiant leur évolution et en suivant leur parcours, on réalise que les « Frères » ont créé le salafisme du xxe siècle, celui qui, tout en s’inspirant d’Ibn Taymiya[9], participe aux processus électoraux sans pour autant adhérer aux valeurs démocratiques. Tout en s’accommodant du wahhabisme, ils rejettent le rigorisme de façade, notamment en ce qui concerne l’« accoutrement » des hommes, et plaident pour l’instauration de la charia dans tous les pays musulmans. Enfin, tout en critiquant les « salafistes jihadistes », lorsqu’ils y sont contraints, ils n’ont jamais renoncé au jihad[10] et continuent de se présenter eux-mêmes comme des partisans du salafisme, en lui ajoutant l’adjectif « réformé ».

C’est grâce à une telle démarche que les « Frères musulmans » ont réussi à gagner leur statut de « musulmans modérés » auprès de certains médias occidentaux méconnaissant leur réalité, leur programme et leur objectif réel. Les « Frères musulmans » ne sont guère en réalité des « modérés » ; ils prônent un islam intégriste et ce sont des islamistes qui utilisent la religion à des fins de pouvoir. On peut même ajouter que, dès leur création, ils ont été séduits par l’ordre et la discipline des courants fascistes.

Les « Frères » font référence à l’Allemagne nazie et s’inspirent du programme fasciste italien.

A ce propos, Hassan Al-Banna n’hésitera pas à imaginer un islam totalitaire à l’image des mouvements qui traversaient l’Europe dans les années 1930. Les programmes des « Frères » font régulièrement référence à l’Allemagne nazie, et plusieurs économistes de la confrérie se sont inspirés du programme fasciste italien.

Nous ne manquerons pas de rappeler à ce propos les très bonnes relations entretenues par l’un des plus importants promoteurs de l’idéologie des « Frères musulmans », l’ancien mufti de Jérusalem, Hadj Amin Al-Husseini[11], avec Adolf Hitler et les responsables nazis d’un côté, et avec Benito Mussolini[12] de l’autre. Proche du fondateur de la confrérie des « Frères musulmans », le mufti de Jérusalem partageait avec Hassan Al-banna la haine des juifs et une admiration pour les leaders fascistes et nazis[13]. Hadj Amin Al-Husseini a même formé, selon diverses sources, entre 12 000 et 30 000 soldats de confession musulmane qui feront partie des divisions Waffen SS. À la fin de la guerre, il sera considéré comme un criminel de guerre. C’est Hassan Al-Banna qui l’aidera à se réfugier et à s’installer en Égypte. Et ce sont les adeptes des « Frères musulmans » qui, jusqu’à ce jour, continuent de propager tant les idées antisémites que négationnistes ou révisionnistes, aussi bien en Égypte que dans une partie du monde arabo-musulman.

Les « Frères » et leurs sympathisants nient naturellement la présence d’idées antisémites dans la pensée qu’ils véhiculent, mais leur histoire, l’évolution de leur discours et leurs écrits plaident pour le contraire. Récemment encore, en 2008, on pouvait lire sur un site Internet pour enfants[14] dirigé par les animateurs du site officiel des « Frères musulmans » que « les Juifs ont assassiné vingt-cinq prophètes d’Allah et que c’est une coutume juive d’assassiner des enfants ». Dans le même article, ils prônaient le « jihad contre les infidèles en général et contre l’Amérique en particulier ». Mais cela n’est guère une surprise pour l’observateur averti puisque l’organisation fondée par Hassan Al-Banna a toujours adopté le principe du double discours. Ses adeptes dénoncent le terrorisme tout en l’encourageant ; ils nient tout antisémitisme tout en le propageant ; ils se disent modernistes tout en favorisant l’archaïsme et prétendent respecter la démocratie tout en fustigeant les valeurs qu’elle renferme. Et ils ont agi ainsi depuis leur création.

Lorsque dans les années 1940, ils créent (ou laissent se créer) l’organisation spéciale, ils prenaient leurs distances avec toute idée de violence dans leur discours officiel. À l’époque, leur projet consistait à opérer un coup d’État contre le roi Farouk. Al-Banna avait rendu « licite » le fait de se « révolter contre le gouverneur mécréant ». Mais il l’avait fait alors de manière discrète puisque les « Frères musulmans » accordent une importance fondamentale à la notion de ce qui doit être baatini[15], en d’autres termes, à ce qui doit être secret, caché et non révélé. C’est là un principe soufi ayant dû certainement influencer Hassan Al-Banna qui s’intéressa, un moment, au soufisme. D’un autre côté, Hassan Al-Banna a, dans ses écrits[16], dévoilé une partie de sa stratégie et celle des « Frères musulmans ». Il appelle à utiliser plusieurs étapes pour réaliser un prosélytisme efficace et recruter le futur militant, l’islamiste convaincu. Pour lui, il faut d’abord lancer un « appel général » visant l’ensemble des musulmans, en s’adressant à chaque individu et notamment aux jeunes, auxquels il précise : « Elle [la pensée des « Frères musulmans »] n’accepte pas de dirigeant en dehors du chef des musulmans, elle n’obéit pas aux lois qui ne viennent pas de l’Islam. »

Cette première étape doit former le jeune musulman et en faire, selon Al-Banna, « un individu musulman, dans sa pensée et dans sa croyance, dans sa moralité et dans ses sentiments, dans ses actes et dans son comportement. Ceci constitue notre formation à l’échelle de l’individu ».

Par la suite, ces « bons musulmans » doivent adhérer à la pensée des « Frères » et soutenir leurs idées pour constituer ensuite « une famille musulmane » ; en d’autres termes, après l’individu islamiste, il faut créer des familles islamistes et ainsi transformer la société par le bas et en douceur via le principe de la daawa (la prédication). Et si la société est islamiste, l’étape suivante, selon Hassan Al-Banaa, s’imposera d’elle-même et le dirigeant deviendra lui-même islamiste.

Il précisera que ce gouvernement « mènera, par le peuple, les gens sur la guidée de l’islam, comme l’ont fait auparavant les compagnons du Prophète, paix sur lui, Abou Bakr et Omar. C’est pour cela que nous ne reconnaissons aucune organisation gouvernementale ne reposant pas sur des fondements islamiques, et ne s’inspirant pas de ces fondements. C’est pour cela également que nous ne reconnaissons pas les partis politiques, ni toutes ces figures traditionnelles avec lesquelles les négateurs et les ennemis de l’islam nous ont contraints à gouverner et à contribuer à leur développement. Nous allons donc œuvrer pour la renaissance du gouvernement islamique, sous tous ses aspects, et à la mise en place d’un gouvernement islamique sur les bases de cette organisation ».

Reconquérir « toutes les contrées qui ont eu la chance d’accueillir l’Islam pendant un certain temps »

L’étape suivante consiste, selon lui, à redonner vie à l’Oumma, cette grande nation musulmane qui regrouperait l’ensemble des pays musulmans. Pour lui, il fallait aussi reconquérir « toutes les contrées qui ont eu la chance d’accueillir l’Islam pendant un certain temps » et enfin, écrira-t-il, « exposer notre message islamique au monde entier, atteindre les gens dans leur totalité, répandre à tous les horizons terrestres, et y soumettre tous les tyrans jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de désordre, et que la religion soit entièrement vouée à Dieu ». Naturellement, dans cette « épître », il n’évoquera pas le jihad, mais il appellera, de manière subtile, à la violence, en précisant : « Les Frères Musulmans savent que le meilleur exemple, pour le meilleur groupe, est celui des compagnons du Prophète, paix sur lui, moines la nuit et chevaliers le jour. » Parce qu’en vérité, Hassan Al-Banna n’a tout simplement jamais rejeté la violence, bien au contraire. La mise en place de l’organisation spéciale en est la meilleure illustration[17].

NOTES
[1] Littéralement, la communauté des croyants.
[2] Né vers 1838 en Iran, il s’établit tout d’abord en Afghanistan puis en Égypte. Il est considéré comme l’un des « réformateurs » les plus célèbres de la période dite de « renaissance islamique » appelée également la Nahda. Il mourra en 1897.
[3] Né en 1849 en Égypte, il est également considéré comme un « réformateur » bien qu’il propageât la notion de jihad contre le colonialisme et le totalitarisme des monarchies musulmanes de l’époque. Il mourut en 1905.
[4] Né en 1865, d’origine syrienne, Rashid Ridha vécut cependant en Égypte. C’est un penseur appartenant à la lignée des « réformateurs » que sont Al-Afghani et Abduh. Il fut le fondateur de l’association « Prédication et formation » pour « raviver l’esprit islamique ». Il milita, après la chute du califat, pour le rétablissement de ce système. Plus conservateur qu’Al-Afghani et Ridha, il encensa, contrairement à Al-Afghani et Abduh, le wahhabisme saoudien, comme le précise Abdelwaheb Meddeb dans son livre La maladie de l’islam, Seuil, 2002. Rashid Ridha mourut en 1935.
[5] Hassan Al-Banna est né en Égypte en 1906. Il sera assassiné en 1949.
[6] Cité par Olivier Carré dans l’article « Le combat pour Dieu et l’État islamique pour Sayeed Qutb, l’inspirateur du radicalisme islamique actuel », Revue française de sciences politiques, 1983.
[7] Hassan Al-Banna, Mémoires du message et du messager (en arabe), Beyrouth 1970. Cité par Olivier Carré, art. cit.
[8] Le pacte d’allégeance des « Frères musulmans » est similaire à celui des soufis. On ne conteste ni ne discute les décisions des leaders. Le disciple doit être selon eux entre les mains du chef « comme le cadavre entre les mains de celui qui le lave ». Or c’est là un slogan du soufisme qui dit que « le disciple doit être comme le cadavre entre les mains de celui qui le lave, et comme l’aveugle marchant sur le bord du précipice tenu par la main de celui qui le conduit ». D’où une sorte de culte de la personnalité observé chez beaucoup de militants fréristes.
[9] Les véritables héritiers de la pensée hanbalite et d’Ibn Taymiya, comme les wahhabites par exemple, rejettent l’idée de toute activité partisane et électorale et certains d’entre eux considèrent la démocratie comme une religion.
[10] Les « Frères musulmans » ont très vite opté pour l’action armée. Une première organisation « ChababMohamed » (Les jeunes de Mahomet) est née d’une scission au sein de la confrérie, au début des années 1940. Dans l’intervalle, les « frères » donnent naissance à « Al-Jihaz Al-Khaas » (L’organisation spéciale) qui allait s’illustrer par une série d’assassinats politiques dont a été victime notamment le Premier ministre de l’époque Al-Nuqrashi Pacha.
[11] Hadj Amin Al-Husseini (1895-1974).
[12] Hadj Amine Al-Husseini prendra cependant ses distances avec Mussolini à la suite de la colonisation de la Libye par l’Italie.
[13] Les « Frères musulmans » firent dans les années 1930 et 1940 la promotion en Égypte du « Protocole des Sages de Sion ».
[14] Awladnaa.net (awladnaa veut littéralement dire « nos enfants »). Ce site est aujourd’hui fermé après plusieurs signalements.
[15] Les « Frères musulmans » comme certaines sectes soufies utilisent ce principe de baatini (secret) et aalani (manifeste) dans leurs activités. Le baatini doit rester entre les adeptes initiés et le aalani est mis sur la place publique. Cette démarche efficace leur a permis de profiter de la méconnaissance des pays occidentaux et de leurs sociétés qui les jugent exclusivement sur leurs déclarations publiques comme on le fait généralement avec un parti politique classique.
[16] Épître aux jeunes, par Hassan Al-Banna. (Archives personnelles de l’auteur). Cet écrit aurait été réalisé au début des années 1940.
[17] Dans la plupart de ses écrits, Hassan Al-Banna précisait que les piliers de l’action des « Frères musulmans » étaient « la formation, l’éducation et le jihad ». Cité dans l’ouvrage (en arabe) Men Katala Hassan Al-Banna ? (Qui a tué Hassan Al-Banna ?) de Mohsin Mohamed, Dar Ecchourouk, 1987.

Par Mohamed Sifaoui -

http://www.memri.fr/2014/11/24/le-djihadisme-en-quelques-reperes-6e-partie/

Published by DAVID - - ISLAM, MONDE ARABO MUSULMAN, TERRORISME

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