RIPOSTE SEFARADE

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 300 400 > >>
Edogan. (Dessin paru dans Ha’Aretz, Tel Aviv)
Edogan. (Dessin paru dans Ha’Aretz, Tel Aviv)

Dans les nouveaux manuels d’histoire, les Arméniens sont présentés comme des espions, des comploteurs et des assassins de Turcs.

J’ai eu l’occasion d’analyser les nouveaux manuels d’histoire destinés à l’école primaire, au collège et au lycée. J’ai limité mon examen à tout ce qui concernait la question arménienne, mais j’invite vraiment d’autres journalistes ou chercheurs à effectuer la même démarche concernant tout ce qui touche aux autres chrétiens, aux juifs et aux alévis.

Cela serait très utile. Dans un contexte où l’AKP entend jeter les bases d’une “nouvelle Turquie”, slogan de campagne du président Erdogan, il était intéressant de voir ce que pensaient des Arméniens les concepteurs de cette “nouvelle Turquie”. On apprend ainsi beaucoup de choses, dans ces manuels d’histoire, sur la façon dont ces “visionnaires” entendent façonner les nouvelles générations. Le message délivré est très clair : il s’agit d’éduquer les jeunes dans le cadre d’une vision complotiste de la société et du monde, à l’image des théories développées par le réseau Ergenekon [réseau mafieux turc].

Il est ainsi expliqué aux jeunes élèves de dernière année de primaire que la Turquie fait face à trois grandes menaces. La question arménienne est présentée comme la première de ces menaces, vient ensuite le terrorisme et enfin les missionnaires chrétiens, qui représentent un grand danger pour la sécurité nationale ! Vous avez bien lu. Les concepteurs de cette nouvelle Turquie partagent avec les partisans du réseau Ergenekon une idée des menaces pesant sur la nation qui a conduit au meurtre de Hrant Dink [l’intellectuel arménien d’Istanbul tué en 2007] et à celui de trois missionnaires chrétiens à Malatya la même année [ils avaient été égorgés ; leurs assassins présumés ont été libérés cette année].

Voilà donc ce que ces “innovateurs” veulent transmettre à nos enfants. Les Arméniens sont dépeints dans ces manuels comme des séparatistes manipulés par les puissances étrangères, qui s’en prennent aux Turcs et aux musulmans et qui sont prêts à tout pour imposer leur mensonge concernant le génocide. Rien de nouveau dans ce discours, qui n’est qu’une répétition des thèses des négationnistes turcs les plus connus.

“Evénements arméniens”.

Une place importante est réservée au génocide, désigné comme les “événements arméniens de 1915” dans le manuel d’histoire destiné aux collégiens. On y répète tous les poncifs sur “les Arméniens qui ont collaboré avec les Russes”, sur les organisations arméniennes “qui ont fomenté des soulèvements en Anatolie” et qui n’ont pas hésité à “tuer ceux de leurs compatriotes qui ne voulaient pas les suivre”.

Les Arméniens, “qui avaient pour ordre de tuer leurs voisins turcs, ont profité de l’absence des hommes partis sur le front pour attaquer les villages turcs sans défense et y massacrer la population, sans épargner les enfants”. Selon ces manuels, ils n’en sont pas restés là et ont “frappé l’armée ottomane dans le dos en sabotant leurs voies d’approvisionnement, en détruisant routes et ponts”. “En espionnant pour le compte de la Russie et en provoquant des soulèvements dans les villes, ils ont aussi facilité l’occupation [de l’est de l’Anatolie] par la Russie.”

Lorsqu’on lit ces phrases, il faut avoir à l’esprit que, même s’ils ne sont plus très nombreux, il y a encore des Arméniens en Turquie et que leurs enfants aussi vont devoir lire ce genre d’allégations à l’école [y compris dans les écoles communautaires arméniennes] ! On peut encore lire dans ce manuel une thèse à propos de laquelle on ne sait pas s’il faut rire ou pleurer, à savoir que “la déportation des Arméniens a été organisée pour assurer leur sécurité”. Mais qui les menaçait alors ?

Les Arméniens bien sûr, qui “tuaient donc tous ceux des leurs qui refusaient de participer aux soulèvements”. Concernant les chiffres, ces manuels évoquent 300 000 Arméniens décédés “à cause de la guerre et des maladies”, tandis que les Arméniens “massacraient 600 000 Turcs et en forçaient 500 000 autres à quitter leurs foyers”… Et encore ne s’agit-il ici que de 1915 [date du génocide arménien].

Ce que l’on peut en conclure, c’est que, pour incarner le paradis, il semble nécessaire de définir d’abord l’enfer. Ceux qui prétendent avoir une vision d’avenir [le parti AKP] ressentent ainsi le besoin de définir le type d’ennemi qui pourrait empêcher la mise en œuvre de cette vision. Force est donc de constater, à la lecture de ces manuels, que les Arméniens sont un des ennemis de la “nouvelle Turquie”.

Posté le Samedi 25 octobre 2014 par James

Par Taner Akçam

Taraf (article original)

9 octobre 2014

Voir les commentaires

Published by DAVID - - DESINFORMATION, TURQUIE

Islam radical dans nos prisons : la réalité dépasse la fiction....

Non, il ne s’agit pas d’un énième hoax de la « réacosphère », mais d’un rapport très sérieux du député UMP de l’Yonne, Guillaume Larrivé. Voici ce que déclare ledit député : « Alors qu’environ 60 % de la population carcérale en France, c’est-à-dire 40.000 détenus, peuvent être considérés comme de culture ou de religion musulmane, la radicalisation islamiste est aujourd’hui susceptible de concerner plusieurs centaines de détenus. »

Première information, l’islam est, de loin, la religion la plus représentée dans les prisons françaises. Laurent Obertone l’avait avancé dans son ouvrage « La France orange mécanique ». On se souvient qu’à l’époque, Aymeric Caron lui avait demandé quels étaient « ses chiffres », comme il l’a fait récemment face à Éric Zemmour ; en censeur autoproclamé de la pensée « rance », laquelle n’est pourtant que réaliste. La sur-représentation des musulmans dans la population carcérale n’a jamais été qu’un secret de polichinelle, n’en déplaise aux chroniqueurs d’un monde irénique attachés (de bonne foi, peut-être) à leurs idéologies passéistes. Désormais, les faits sont rendus publics.

Seconde information (allant de soi avec la première), la forte présence musulmane en prison entraîne des risques importants de radicalisation. Risques d’autant plus forts que les prisonniers sont en rupture de ban avec la société ; ces personnes sont d’ailleurs souvent des sociopathes chroniques. L’islam radical sera alors, pour eux, une échappatoire, et un sens à leur vie. Le rapport de Guillaume Larrivé souligne que les islamistes radicaux, en prison, se cachent et n’affichent plus de signes ostentatoires. Ils pratiquent ce qu’on appelle la « taqîya », afin de passer à travers les mailles du filet, et de recruter plus facilement des « soldats de dieu ».

Par ailleurs, Guillaume Larrivé avance que la politique mise en place par le ministre de la justice, Christiane Taubira, a dépouillé l’administration pénitentiaire d’une partie de ses budgets ; car ils ont été absorbés par la mise en œuvre de la tristement célèbre loi Taubira avec une volonté de privilégier une approche de « traitement social des délinquants en dehors de l’enceinte pénitentiaire ». Ce choix est particulièrement déplorable et dangereux pour la sécurité des Français. En effet, de nombreux délinquants ne sont pas en prison alors qu’ils devraient, en toute logique, s’y trouver.

Un bémol doit être toutefois apporté à ce rapport. Guillaume Larrivé critique la politique du gouvernement actuel mais ne dit rien sur la majorité précédente. Nicolas Sarkozy a beau bomber le torse à Nice, son bilan n’en demeure pas moins pathétique : l’immigration de peuplement s’est poursuivie inexorablement, la criminalité n’a pas reculé, il n’a pas su empêcher l’entrisme des islamistes radicaux au sein de l’UOIF.

Maintenant, deux questions taboues et fondamentales restent à poser. Pourquoi les musulmans sont-ils si nombreux en prison ? Et, deuxièmement, combien parmi eux sont-ils radicalisés ?

http://tendancedesantipodes.blogspot.fr/2014/10/islam-radical-dans-nos-prisons-la.html

Voir les commentaires

Published by DAVID - - ISLAM, TERRORISME, FRANCE

L'ancien numéro 2 du Westland New Post (WNP), une organisation clandestine à tendance néonazie et terroriste créée à la fin des années 1970 en Belgique, a été entendu ce mercredi en Belgique dans le cadre de l'enquête de l'affaire dite des « Tueries du Brabant ».

Michel Libert a été relâché 24 heures plus tard, mais la cellule d'investigation de Jumet, un quartier de la ville de Charleroi, semble donc privilégier la piste de ce groupe d'extrême droite. Elle mène cette enquête depuis près de trente ans.

L'expression les « Tueries du Brabant » ou les « Tueurs fous du Brabant » désigne une série de braquages particulièrement meurtriers ayant causé en tout 28 morts entre 1982 et 1985. Les auteurs n'ont à ce jour jamais été identifiés.

Les raids des tueries du Brabant étaient généralement menés par trois hommes. Ils ont braqué supermarchés, commerces, auberges et armureries de petites villes du centre de la Belgique, ainsi qu'une épicerie à Maubeuge, dans le nord de la France en 1982. Bilan de ce braquage, une dizaine de boîtes de thé, et quelques bouteilles.

Les braqueurs, armés la plupart du temps de fusils à pompe, ouvraient le feu, sans aucune raison apparente, sur les clients et les commerçants. Plusieurs enfants trouveront la mort. En 1985, à Alost, pour leur dernier braquage, ils tuent huit personnes.

VICE News a interviewé Pierre Magnien, le procureur du Roi affecté à l'enquête. « Nous avons interpellé Michel Libert pour le réentendre dans ce dossier. […] Il était codirigeant d'un groupe, le WNP, dont nous pensons que certains membres ont pris part aux tueries. »

Michel Libert, a été arrêté à son domicile de Woluwe-Saint Lambert en région Bruxelloise mercredi matin, d'après la chaîne belge RTBF. Il était chargé de former les militants du groupuscule sur le plan idéologique et avait déjà été entendu comme témoin dans le cadre de l'enquête.

Toujours d'après la RTBF, la police aurait questionné Michel Libert à propos d'ordres qu'il aurait donné pour organiser la surveillance de grands magasins, dont les supermarchés Delhaize, qui subirent en tout cinq attaques des tueurs du Brabant.

Le procureur Magnien a indiqué à VICE News que l'enquête est prise par le temps, quinze ans après les faits. « La prescription [NDLR : durée au-delà de laquelle une action en justice n'est plus recevable] pour ce type de faits est de 15 ans, renouvelables une fois dans le même délai à partir du dernier acte accompli. Le dernier acte remarquable s'est produit en novembre 1985, si la loi ne change pas, la prescription prendra donc effet en 2015. »

VICE News a contacté Julien Sapori, historien et commissaire divisionnaire en France, auteur de la préface du livre de Michel Leurquin et Patricia Finné, L'Histoire vraie des tueurs fous du Brabant.

« Franchement, la motivation crapuleuse me semble très peu plausible. Quand on compare le montant du butin au nombre de morts et aux blessés, c'est risible. À peine ils sortent de leur voiture qu'ils tirent sur tout le monde, y compris sur un enfant. Aucun braqueur n'agirait de la sorte, un braqueur tire éventuellement sur quelqu'un qui tente de s'opposer à lui. Le but recherché ici est le massacre. Il me semble invraisemblable qu'un simple bandit agisse de la sorte. »

Pour le commissaire français, qui parle cette fois en tant qu'historien, l'absence de mobile valable rend les auteurs de ces crimes d'autant plus difficiles à identifier.

« Les hypothèses sont dès lors innombrables : services secrets, extrême droite, etc. Mais toujours est-il que dans tous ces braquages, l'argent ne paraît pas être la motivation. »

L'historien Julien Sapori ne rejette catégoriquement qu'une hypothèse, celle selon laquelle les braqueurs seraient couverts par les autorités. « Je ne crois pas à la théorie du complot. Je ne peux pas envisager que des dizaines de policiers ou de juges appartenant à des services différents soient tous d'accord pour enterrer l'affaire. Je crois qu'il y a plutôt eu beaucoup de dysfonctionnements dans la police belge. L'architecture de la police belge a d'ailleurs été remise à plat depuis : efficacité, coordination entre les services et avec la justice, etc. »

Les auteurs des tueries du Brabant ne pourront plus être punis pour leurs crimes à partir du 10 Novembre 2015 si la loi belge ne change pas.

Un projet d'allongement du délai de prescription est à l'étude, pour éviter que l'enquête ne s'arrête en 2015, faute d'actes nouveaux.

Par Virgile Dall’Armellina

Voir les commentaires

Published by DAVID - - TERRORISME

Une ONG accusée de liens avec la terreur décerne son Prix des droits de l’homme

Alkarama poursuit ses activités après la démission de son président accusé d’avoir financé Al Qaïda et d’autres organisations radicales. L’ONG s’est distinguée l’an dernier par la remise d’un prix des droits de l’homme à un partisan du terrorisme. Mais rien n’arrête ces humanistes!

Résumé : Alkarama, fondation de défense des droits de l’homme basée à Genève est gérée par des Qataris et des membres du Front islamique du salut (FIS) algérien. Le FIS a été fondé dans le but de créer d’un Etat islamiste basé sur la charia. Le directeur d’Alkarama Mourad Dhina, qui habite dans la banlieue genevoise, en est membre. En 2013, Alkarama décerne son Prix annuel des droits de l’homme à un promoteur du terrorisme et de l’antisémitisme. La même année, son président est mis en cause pour avoir financé des groupes liés à Al Qaïda au Moyen-Orient. Il démissionne. En 2013, Alkarama est subventionnée dans ses bonnes œuvres par les pouvoirs fédéral et genevois pour un projet en Egypte.

Malgré ses petits malheurs, la fondation poursuit sans entrave sa route et s’apprête à remettre son Prix annuel des droits de l’homme à un défenseur des droits démocratiques dans un pays arabe. Euh pardon ! A une avocate, militante pro- palestinienne.

Reprenons. Alkarama «défend les victimes de violations des droits humains dans le monde arabe». J’ai publié un article à son propos le 9 janvier dernier après que le Département américain du trésor a mis son président sur une liste noire pour financement d’activités terroristes liées à Al Qaïda en Syrie et en Irak. Aka Umair Al-Nuaimi (le Trésor cite onze déclinaisons de son nom, c’est pratique) a démissionné, au grand dam de Mourad Dhina son directeur, qui le défend bec et ongles.

Les nouveaux justiciers

Généreusement financée, Alkarama s’est rapidement fait un nom dans la sphère populeuse des droits humains. En 2008, «Swissinfo» en témoigne dans un article louangeur: «En quatre ans, Alkarama a déposé des milliers de plaintes auprès des organes ad hoc du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Et ce au nom de victimes des Etats d'Arabie saoudite, de Bahreïn, de Syrie, de Libye, du Maroc, d'Algérie, de Tunisie, etc. En conséquence, ces gouvernements voient d'un œil toujours plus mauvais l'émergence de ce «nouveau justicier» qui fait preuve d'une rigueur difficilement contestable.» Jean-Philippe Jutzi, porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) y va lui aussi de son petit couplet élogieux: «Alkarama est une organisation dont les compétences sont reconnues auprès des organisations internationales et onusiennes actives dans le domaine de la défense des droits humains.» Le DFAE est pourtant assez bien placé pour connaitre le curriculum du directeur d’Alkarama.

Mourad Dhina est très actif politiquement. Le gouvernement suisse est intervenu à son propos dans les années 90 lorsqu’il a été soupçonné de soutenir un trafic d’armes. Entre 2002 et 2004, il est porte-parole du FIS en exil. Et en 2004, il fonde Rachad, un mouvement qui rassemble des opposants au régime algérien exilés au Royaume-Uni, en Allemagne et en Suisse.

Merveilleuse Suisse qui permet à ses réfugiés de pratiquer toutes les activités politiques qui leur chantent dans des pays étrangers, le leur en particulier, tout en vivant dans le nôtre.

Abdul Rahman Omeir al-Naimi, président démissionnaire, avait fait un dernier saut à Genève le 6 décembre 2013 pour la remise du Prix des droits de l’homme de son organisation au journaliste yéménite Abulelah Shaye. Celui-ci était récompensé pour ses enquêtes sur les attaques de drones américains dans son pays. «Un lauréat controversé, relate Le Temps, puisqu’il a publié, quelques jours avant la cérémonie, un post sur sa page Facebook faisant l’apologie du terrorisme et mettant en cause les «gangs juifs qui contrôlent l’Amérique». Une déclaration que condamne Dhina, mais qu’il relativise : «il est dans une situation psychologique très fragile. Nous nous sommes posé la question de lui retirer le prix, mais nous avons estimé que son combat contre les drones était plus important que ce post.»

Qui résiste aux défenseurs des droits humains?

Munie du sésame «défense des droits humains» qui ouvre tant de portes dans nos pays, Alkarama a bénéficié d’une subvention de 245.000 francs de la Confédération et de la Ville de Genève pour un projet en Egypte. Une information révélée par Le Temps du 14 octobre dernier.

Et l’organisation vient d’annoncer la remise de son prix à Shireen Issawi, militante pro-Palestinienne qui s’est fait connaître entre autres par la défense de son frères condamné à 20 ans de prison par Israël pour des activités terroristes. Grâce aux bons offices de sa sœur et à une longue grève de la faim, il a été libéré. Elle, en revanche, a été embastillée par Israël. Son procès se déroule en ce moment.

Save the date! La cérémonie de remise du prix aura lieu le 11 décembre au Centre œcuménique, comme l’année dernière. L’attribution de cette récompense à un promoteur du terrorisme n’a pas ému le moins du monde ce peu respectable cénacle.

Une famille tant aimée par sa commune

L’épouse voilée de Dhina s’active pour sa part dans le cartel des sociétés de Meyrin. Le Conseil administratif (exécutif de la commune) chouchoute ces femmes de l’Association culturelle musulmane meyrinoise. Il leur propose spontanément de la nourriture hallal lors du repas annuel du cartel et leur prête des locaux pour l’apprentissage de l’arabe. Une langue qui à défaut de permettre la lecture du Coran (les musulmans ont droit comme nous à une traduction vu l’archaïsme de l’arabe d’origine) se révèle si précieuse pour l’intégration! Et ces dames se rendent volontiers à la fête des Frères musulmans du Bourget pour dynamiser leurs convictions. Enfin, preuve supplémentaire d’un soutien exceptionnel au couple Dhina, un conseiller administratif meyrinois a participé à une manifestation de soutien à Mourad lorsqu’il a été brièvement arrêté en France

C’est ainsi que grâce aux caméléons du radicalisme et à leurs complices, le voile de l’islamisme recouvre inexorablement nos sociétés.

Déjà par sur Les Observateurs

http://boulevarddelislamisme.blog.tdg.ch/archive/2014/10/24/une-ong-accusee-de-liens-avec-la-terreur-decerne-son-prix-de-261056.html

Une ONG accusée de liens avec la terreur décerne son Prix des droits de l’homme

Voir les commentaires

Published by DAVID - - ISLAM, TERRORISME

Israël et Moyen – Orient Revue des Médias français et israéliens

Un acte d’héroïsme selon le Hamas. Un haut responsable du Hamas, Mushir al-Masri a qualifié l’attentat de Jérusalem comme un « acte d’héroïsme et une réponse aux crimes de l’occupation contre notre peuple et nos lieux saints », rapporte Israel Ayom

Israël en France. Attaque terroriste à Jerusalem ». « Tolérance zéro » a préconisé le 1er Ministre Netanyahou après l’attentat terroriste palestinien qui a coûté la vie à un bébé de 3 mois et blessés 8 personnes. « Toute tentative
d’attaquer les habitants de Jérusalem sera sévèrement puni » a prévenu le 1er Ministre israélien (Le Parisien). Car Israel veut éviter une 3 ème intifada estime Direct matin
.

Echauffourées à Silwan. Libération et la Croix rendent compte aujourd’hui de l’attentat terroriste de Jérusalem et des manifestations de violence qui s’en sont suivies dans le quartier où résidait le terroriste du Hamas, à Silwan, à Jérusalem est.

Sans Transitions. « Une innovation en Israel : l’ère de l’arbre solaire. »

« L’eTree va-t–il remplacer les peupliers en ville, s’interroge le Direct matin. Point Wifi et de recharge pour smartphone, distributeur d’eau fraiche et lampadaire gratuit, la société israélienne Sologic, spécialisée dans les énergies renouvelables aurait inventé l’arbre « idéal pour les zones urbaines et résidentielles. »

Moyen – Orient.

Une entente américano- saoudienne sur le prix du pétrole ? Telle est l’analyse faite aujourd’hui par le chroniqueur économique d’Europe 1 ( Zoom eco, 6h25). Selon Axel de Tarlé, le baril de pétrole serait passé en quelques mois de 110 à 80 dollars. En pareil cas explique-t-il, les pays d l’OPEP ont l’habitude de se réunir pour décider d’une baisse de la production de pétrole pour rehausser le prix du baril. Cette fois, l’Arabie saoudite, en accord avec les USA, souhaiterait que le prix du baril reste faible pour affaiblir les économies des pays qui dépendent de la manne pétrolière, comme le Venezuela, la Russie et l’Iran.

Contexte Proche et Moyen –Orient.

Nombreux sont les médias israéliens qui commentent aujourd’hui encore l’attentat du tramway de Jerusalem commis mercredi et ses conséquences.

Suite de l’Attentat terroriste de Jerusalem. Trois personnes sont toujours dans un état jugé critique, notamment le père du bébé, une petite fille de moins de trois mois, Chaya Zissel Braun, qui a trouvé la mort après avoir été grièvement blessée à la tête.

Tenter à tout prix d’empêcher des émeutes. Craignant des manifestations violentes, les forces de sécurité de Jérusalem sont en état d’alerte. « La police fera preuve d’une tolérance zéro contre toute personne qui tentera de briser la paix », a déclaré la police dans un communiqué jeudi soir.

De vives tensions à Jérusalem. L’attaque terroriste meurtrière mercredi soir a accru les tensions déjà exacerbées à Jérusalem-est. Depuis l’été rappellent les médias israéliens, de jeunes Palestiniens affrontent régulièrement la police israélienne, jettent des pierres et des bombes incendiaires sur des automobilistes israéliens ou perturbent le service du Tramway, un service pourtant destiné à unifier la ville.

40 % des tramways endommagés. Il faut savoir que depuis sa mise en service, le tramway a subi de fréquentes attaques aux cocktails Molotovs, des jets de pierres dans les quartiers Est de Jérusalem, endommageant jusqu’à 40% des tramways, selon les chiffres donnés par les services concernés.

La police israélienne craint aussi des actes de vengeance de la part d’extrémistes juifs, selon Ynet.

Jerusalem police on high alert for Friday prayers; three arrested – Israel News, Ynetnews//

Un acte d’héroïsme selon le Hamas. Un haut responsable du Hamas, Mushir al-Masri a qualifié l’attentat de Jérusalem comme un « acte d’héroïsme et une réponse aux crimes de l’occupation contre notre peuple et nos lieux saints », rapporte Israel Ayom.

Un acte terroriste typique du Hamas. « Aujourd’hui les attentats terroristes à Jérusalem, l’attaque d’une mère et de son bébé, sont typiques du Hamas, partenaire du Président Abbas au sein du gouvernement palestinien », a déclaré le Porte-parole du premier ministre, Mark Regev.

Lutte contre le terrorisme de l’EI.

Un raid français détruit un dépôt d’armes de l’EI en Irak. Le Haaretz rend compte de l’interview du chef d’Etat-major français des Armées, le Général Pierre de Villiers qui, ce matin sur Europe 1, a dévoilé qu’une attaque aérienne française durant la nuit avait détruit un dépôt d’armes pour le groupe de l’Etat islamique en Irak. Deux avions de combat français auraient ainsi largué près 70 bombes, détruisant une douzaine de bâtiments utilisés par l’organisation terroriste islamiste de l’EI pour le stockage et la fabrication d’armes.

Diplomatie.
Accord entre Israel et l’Australie sur les visas. Israël vient de signer un accord avec l’Australie permettant aux Israéliens âgés de 18-30 de pouvoir obtenir un visa d’un an et non de 6 mois actuellement, selon Israel ayom.

Economie.
La Bourse de Tel Aviv attire les capitaux étrangers. La société immobilière américaine Moinian envisage d’émettre une émission d’obligations pour un montant de 500 millions dollars à la Bourse de Tel Aviv, selon « Globes« . Fondée en 1982, Moinian est l’un des plus grands groupes immobiliers privés de New York.

David Banoun – Responsable de l’Analyse des Médias.

http://nosnondits.wordpress.com/2014/10/24/israel-et-moyen-orient-revue-des-medias-francais-et-israeliens-le-24-octobre-2014/

Voir les commentaires

Published by DAVID - - ISRAEL


Les Protocoles des Sages de Sion, célèbre faux fabriqué contre les juifs, auraient été rédigés en France au début du siècle par un intrigant russe..
C'est la plus célèbre -- et la plus tragique -- des falsifications du XXe siècle, à la base du mythe antisémite du « complot juif mondial ». Le texte des Protocoles des Sages de Sion vient de livrer une nouvelle lumière: un historien russe, M. Lépekhine, a établi l'identité de son auteur, grâce aux archives soviétiques. Elle permet de comprendre pourquoi il a fallu attendre si longtemps pour connaître cet épilogue: le faussaire, Matthieu Golovinski, qui aurait effectué sa besogne à Paris, au début du siècle, pour le représentant en France de la police politique du tsar, était devenu, après la révolution russe de 1917, un notable bolchevique...

Historien de la littérature russe, M. Lépekhine est l'un des meilleurs connaisseurs des « publicistes » de la fin du XIXe siècle, personnages à la fois écrivains, journalistes et essayistes politiques qui interviennent sous forme de libelles, d'articles et de livres dans la vie publique russe de l'époque. Sa spécialité: les années charnières du règne d'Alexandre III (1881-1894) et du début du règne de Nicolas II (1894-1902), période agitée qui précède les turbulences révolutionnaires. Ancien conservateur des archives de l'Institut de littérature russe et chercheur en histoire des imprimés de la bibliothèque de l'Académie des sciences de Russie à Saint-Pétersbourg, M. Lépekhine étudie la vie et l'œuvre de tous ces individus( cf son Dictionnaire biographique russe en 33 volumes).
Un de ces publicistes, Matthieu Golovinski, fils d'aristocrate, avocat radié pour détournement de fonds, journaliste à scandale et intriguant dans les milieux politiques russes de Saint-Pétersbourg et de Paris, le fait plonger dans l'histoire des Protocoles. Dépouillant tous les fonds documentaires concernant Golovinski, il a trouvé dans des archives françaises conservées à Moscou depuis quatre-vingts ans la trace de son rôle dans la transformation en faux attribué aux juifs de l’authentique Protocole illuminati. M. Lépekhine mesure vite l'importance de sa découverte en faisant le bilan des connaissances actuelles sur l'histoire de ce faux Protocoles, dont un chercheur français, Pïerre-André Taguieff, a récemment publié la synthèse la plus complète. Il vient de trouver le chaînon manquant -- l'identité du faussaire -- au croisement de deux longues histoires: celle d'un petit arriviste dont ce « travail » ne fut qu'un bref moment de sa vie agitée et trouble et celle d'un faux infâme pour lequel Matthieu Golovinski ne fut qu'un exécutant technique.

Les Protocoles des Sages de Sion, parfois surtitrés Programme juif de conquête du monde, sont un texte connu sous deux versions proches, éditées en Russie, d'abord partiellement, en 1903, dans le journal Znamia, puis, dans une version complète, en 1905 et en 1906. Ils se présentent comme le compte rendu détaillé d'une vingtaine de réunions dites judéo-maçonniques secrètes au cours desquelles un « Sage de Sion » s'adresse aux chefs du peuple juif pour leur exposer un plan de domination de l'humanité. Leur objectif: devenir «maîtres du monde» après la destruction des monarchies et de la civilisation chrétienne. Ce plan machiavélique prévoit d'utiliser la violence, la ruse, les guerres, les révolutions, la modernisation industrielle et le capitalisme pour mettre à bas l'ordre existant, sur les ruines duquel s'installera le pouvoir juif.

Ce « document secret » est rapidement mis en doute par le comte Alexandre du Chayla, un aristocrate français converti à l'orthodoxie et qui luttera plus tard au sein de l'armée blanche contre les bolcheviques: il avait rencontré en 1909 le premier éditeur des Protocoles, Serge Nilus, pape du mysticisme russe, qui lui avait montré l' « original ». Pas du tout convaincu, le comte racontera par la suite avoir eu l'impression de rencontrer un mystico-hystérique pour qui la question de l'authenticité du texte importait peu. « Admettons que les Protocoles soient faux, lui a déclaré Nilus. Mais est-ce que Dieu ne peut pas s'en servir pour découvrir l'iniquité de ce qui se prépare? Est-ce que Dieu, en considération de notre foi, ne peut pas transformer des os de chien en reliques miraculeuses? Il peut donc mettre dans une bouche de mensonge l'annonciation de la vérité! »
Les Protocoles sont en fait « lancés » dans le grand public par le Times de Londres du 8 mai 1920 ( comme par hazard ), dont un éditorial intitulé « Le Péril juif, un pamphlet dérangeant. Demande d'enquête» évoque ce « singulier petit livre », auquel il semble accorder du crédit.. Le texte des Protocoles était disait on par ailleurs le décalque d'un pamphlet français contre Napoléon III : une vérification rapide orientait vers l’hypothèse de la falsification: les Protocoles reprenaient effectivement un texte du Dialogue aux Enfers entre Machiavel et Montesquieu, publié à Bruxelles en 1864 par Maurice Joly, un avocat antibonapartiste qui voulait montrer que l'empereur et ses proches complotaient pour s'emparer de tous les pouvoirs de la société française. Ce texte oublié avait valu deux ans de prison à Maurice Joly. Le faussaire y avait remplacé « la France » par « le monde » et « Napoléon III » par « les juifs ». La supercherie, grossière, éclate de la même manière par simple comparaison ligne à ligne de deux textes en remplaçant « les juifs » par les « illuminatis » et les « goïms » par « les non-initiés ». Le faux est facile à dévoiler, mais le mystère de son origine demeure. On sait simplement que le texte original était rédigé en français et l'on supposait qu'il avait pu être retranscrit au tout début du siècle, à Paris, dans les milieux de la police politique russe.

C'est dans les archives du Français Henri Bint, agent des services russes à Paris pendant trente-sept ans, que M. Lépekhine a vérifié que Matthieu Golovinski était le mystérieux auteur du faux. Recevant en 1917 à Paris Serge Svatikov, l'envoyé du nouveau gouvernement russe de Kerenski chargé de démanteler les services secrets tsaristes et de « débriefer » -- et parfois retourner -- ses agents, Henri Bint lui explique que Matthieu Golovinski était l'auteur des Protocoles formule anti-juive et que lui-même a notamment été chargé de la rémunération du faussaire. Le dernier ambassadeur du tsar, Basile Maklakov, étant parti avec les archives de l'ambassade, qu'il donnera en 1925 à la fondation américaine Hoover, Serge Svatikov achète à Henri Bint ses archives personnelles. Rompant ensuite avec les nouveaux dirigeants bolcheviques, Svatikov dépose les archives Bint à Prague, dans le fonds privé des « Archives russes à l'étranger ». En 1946, les Soviétiques mettent la main sur ce fonds qui rejoint à Moscou les archives d'Etat de la Fédération de Russie.

Une petite ruse de l'Histoire
Le secret de Golovinski est donc préservé jusqu'à l'effondrement du communisme et l'ouverture générale des archives, en 1992. Le faussaire antisémite étant en effet devenu « compagnon de route » des bolcheviques dès 1917, les Soviétiques n'ont eu aucune envie de révéler cette petite ruse de l'Histoire, qui semble encore gênante aujourd'hui, puisque la découverte de M. Lépekhine, révélée en août dernier par Victor Loupan dans Le Figaro Magazine, n'a suscité aucun intérêt dans la grande presse française. Grâce à sa connaissance détaillée de l'itinéraire de l'auteur des Protocoles, M. Lépekhine peut aujourd'hui, au terme de cinq années de recherches, retracer complètement les circonstances et les objectifs de la fabrication de ce faux. Né le 6 mars 1865 à Ivachevka, dans la région de Simbirsk, Matthieu Golovinski est issu d'une famille aristocratique descendant d'un croisé, le comte Henri de Mons. .. Etudiant en droit désinvolte, mais habile et sans grands scrupules, Mathieu Golovinski semble très tôt doué pour l'intrigue. Le jeune arriviste parvient à entrer en contact avec le comte Vorontsov-Dahkov, proche du tsar et ministre à la cour: convaincu de la menace d'une conspiration, le comte a fondé, après l'assassinat d'Alexandre II, la Sainte-Fraternité, organisation secrète répondant à la terreur par la terreur et la manipulation. La Sainte-Fraternité fut en effet l'une des premières « forgeries » de faux documents, fabricant notamment de faux journaux révolutionnaires.

Nommé fonctionnaire à Saint-Pétersbourg, Matthieu Golovinski avait travaillé dans les années 1890 pour Constantin Pobiedonostsev, procureur général du Saint-Synode et l'un des inspirateurs d'Alexandre III. Cette agréable sinécure échappe brutalement à Matthieu Golovinski: Soloviev meurt et Pobiedonostsev n'a plus la même emprise sur le nouveau tsar, Nicolas II, qui paraît désireux d'instaurer un style différent. Les hommes de l'ombre changent et Golovinski se fait traiter publiquement de « mouchard » par Maxime Gorki. Il s'exile à Paris, ville qu'il fréquente depuis longtemps, et trouve le même type de « travail » auprès d'un ancien de la Sainte-Fraternité, Pierre Ratchkovski, qui dirige les services de la police politique russe en France. « Golovinski est notamment chargé d'influencer les journalistes français dans leur traitement de la politique du tsar. Il lui arrive ainsi d'écrire des articles qui passent dans de grands quotidiens parisiens sous la signature de journalistes français! » précise Mikhail Lépekhine.

Un intrigant au service des puissants
La propagande contre-révolutionnaire à destination des élites politiques françaises est l'une des activités principales de Ratchkovski, qui a créé à Paris une Ligue franco-russe: les relations entre les deux pays constituent alors un enjeu primordial et l'ancien de la Sainte-Fraternité conserve les obsessions du clan orthodoxe ultra-réactionnaire, qui veut convaincre le tsar qu'un complot judéo-maçonnique se cache derrière le courant libéral et réformateur. Or Nicolas II, moins perméable à cette thématique que ses prédécesseurs, se montre préoccupé par les critiques occidentales relatives à la politique russe de discrimination à l'égard des juifs. Ratchkovski a donc l'idée d'une manœuvre destinée à convaincre le tsar du bien-fondé des préventions antisémites. Sous l'influence d'Ivan Goremykine, ancien ministre de l'Intérieur en disgrâce, il veut notamment que le tsar se débarrasse du comte Sergueï Witte, chef de file des modernisateurs au sein du gouvernement. Il s'agit donc de produire une « preuve » décisive de ce que la modernisation industrielle et financière de la Russie est l'expression d'un plan juif de domination du monde.

D'où la commande de Ratchkovski à Golovinski d'un faux -- un parmi tant d'autres, pour ce polygraphe doué -- destiné à l'origine à un seul lecteur: le tsar. En effet, Ratchkovski semble avoir imaginé une habile manœuvre: sachant que le mystique Serge Nilus a des chances de devenir le nouveau confesseur du tsar, il pense faire remettre à Nicolas II son faux manuscrit antisémite par cet intermédiaire de confiance. Selon Mikhail Lépekhine, c'est donc à Paris, à la fin de 1900 ou en 1901, que Golovinski transcrit les Protocoles en se servant de la mouture illuminati originale et/ou du pamphlet de Maurice Joly contre Napoléon III. Mais le stratagème tombe à l'eau: Serge Nilus n'est pas nommé confesseur. Il conserve cependant le texte, qu'il publiera en 1905 en annexe de l'un de ses ouvrages, Le Grand dans le Petit. L'Antéchrist est une possibilité politique imminente, qui est remis au tsar et à la tsarine. Ce livre explique que, depuis la Révolution française, un processus apocalyptique s'est enclenché, qui risque de déboucher sur la venue de l'Antéchrist.

« La rédaction des Protocoles formule de des Sages de Sion ne constitue qu'un moment dans l'existence de Golovinski, précise M. Lépekhine. Je ne pense pas qu'il se soit rendu compte de la portée de son travail. Ainsi, lors de leur élaboration, il en parle et en lit des passages à une amie de sa mère, la princesse Catherine Radziwill. Réfugiée aux Etats-Unis, celle-ci est la seule, dans les années 20, à désigner, dans une revue juive, Golovinski comme l'auteur des Protocoles. Mais elle n'a pas de preuve et son témoignage, comportant beaucoup d'erreurs, n'est pas retenu. » Il en est de même lors d'un procès tenu à Berne, en 1934, à la demande de la Fédération des communautés juives de Suisse, qui voulaient établir la fausseté de ces Protocoles, alors diffusés par les nazis suisses: « Le nom de Golovinski est mentionné tant par Serge Svatikov que par le journaliste d'investigation Vladimir Bourtsev, tous deux témoins cités par les plaignants », ajoute Pierre-André Taguieff.


La « preuve » du « complot juif »
La chute du tsarisme ne saurait ébranler un si bon nageur en eau trouble. Il se retrouve dès 1917... député d'un soviet de Petrograd (Saint-Pétersbourg): le Dr Golovinski est célébré par les révolutionnaires comme le premier des rares médecins russes à avoir approuvé le coup d'Etat bolchevique ( comme par hasard, ce qui n’est pas étonnant lorsqu’on sait que cette révolution a été entièrement organisée et financée par le comité illuminati et ses banques, voir dans le site )! La carrière de ce « médecin rouge » est, dès lors, fulgurante: membre du Commissariat du peuple à la santé et du Collège militaro-sanitaire, c'est un personnage influent du nouveau régime dans sa politique de santé. Il participe au lancement des pionniers (les membres d'une organisation d'embrigadement de la jeunesse), conseille Trotski pour la mise en place de l'enseignement militaire et fonde en 1918 l'Institut de culture physique, future pépinière de champions soviétiques, dont il prend la direction. Devenu notable, il ne profite pas longtemps de son nouveau pouvoir et meurt en 1920, au moment précis où ses Protocoles commencent à connaître un grand succès grâce à leurs traductions anglaise, française et allemande. La manipulation Illuminati est parfaite, elle prépare la seconde guerre mondiale et ses effets…

La Première Guerre mondiale, la révolution russe et le chaos en Allemagne semblent confirmer les prophéties du faux antisémite: l'histoire dramatique dans laquelle sont plongées l'Europe et la Russie ont un effet d'authentification de ce texte, dont un exemplaire est d'ailleurs trouvé dans la chambre de la tsarine après le massacre de la famille de Nicolas II -- indice, pour certains Russes blancs antisémites, qu'il s'agit bien d'un crime « judéo-bolchevique »...qui ne fut en fait qu’un crime « bolchévico-illuminati »… La démonstration de la falsification apportée par le Times n'entame pas le crédit des Protocoles formule anti-juive, qui ne cessent d'être présentés en Europe comme la « preuve » du « complot juif international », tout au long des années 30. Le faux fait l'objet de nombreuses éditions, qui ne se limitent plus aux organes antisémites. Ainsi, en France, c'est une maison d'édition reconnue, Grasset, qui les édite, dès 1921, avec de nombreuses réimpressions jusqu'en 1938. Aux Etats-Unis, c'est le constructeur automobile Henry Ford, qui, croyant à leur authenticité, les diffuse à travers sa presse.

La propagande nazie exploite et diffuse ces Protocoles. En 1923, Alfred Rosenberg leur consacre une étude et, dans Mein Kampf (1925), Adolf Hitler( voir dans le site son rôle dans l’organisation ILLUMINATI ) écrit que « les Protocoles des Sages de Sion -- que les juifs renient officiellement avec une telle violence -- ont montré de façon incomparable combien toute l'existence de ce peuple repose sur un mensonge permanent », ajoutant que s'y trouve exposé clairement « ce que beaucoup de juifs peuvent exécuter inconsciemment ». Dès leur arrivée au pouvoir, en 1933, les responsables nazis confient à leur office de propagande la tâche de diffuser les Protocoles et de défendre la thèse de leur authenticité.

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Protocoles, désormais interdits dans la plupart des pays européens, entament une seconde carrière, consécutive à la création de l'Etat d'Israël. Une première édition en arabe paraît au Caire en 1951. Suivie de nombreuses autres, dans toutes les langues, y compris en français, dans la plupart des pays musulmans. Les Protocoles servent alors à dénoncer un « complot sioniste ». « Selon cette réutilisation, si les fiers et valeureux Arabes ont pu être vaincus par les juifs lâches et fourbes, c'est en raison d'un complot international de forces occultes organisées par les sionistes », explique Pierre-André Taguieff. « Les Protocoles constituent un modèle réduit de la vision antijuive du monde la plus propre à la modernité, vision centrée sur le thème de la domination planétaire. La référence publique aux Protocoles est, par exemple, aujourd'hui présente dans les textes et les discours du FIS algérien et du Hamas palestinien », ajoute le chercheur, qui a établi la plus importante bibliographie des éditions récentes de ce faux insubmersible.

L'ennemi absolu, diabolique et mortel
Bibliographie qui ne cesse de s'enrichir et ne se limite pas aux pays arabes. Le texte reparaît publiquement dans beaucoup d'Etats ex-communistes -- il est en vente libre à Moscou -- et fait l'objet d'éditions récentes en Inde, au Japon ou en Amérique latine, avec une large diffusion. Loin d'être reclus dans d'obscures officines, comme c'est désormais le cas en Europe, il est, par exemple, en vente dans certains kiosques de Buenos Aires. Dans ces pays, la survie de ce texte n'a pas été affectée par la fin de la Seconde Guerre mondiale, tout comme la démonstration du plagiat qui le constitue n'avait pas empêché son utilisation contre le « judéo-bolchevisme ». C'est la force de ce « Nostradamus antisémite » que de transcender toute réfutation rationnelle. Pierre-André Taguieff y voit l'expression la plus efficace du « mythe politique moderne » du « juif dominateur »: « Par sa structure -- la révélation du secret des juifs par un texte confidentiel qui leur est prétendument attribué alors qu’il vient d’un authentique plan d’ ennemis qui les ont choisis comme boucs émissaires de leur recherche de pouvoir mondial absolu : les cercles illuminatis -- le texte de ces Protocoles satisfait au besoin d'explication, en donnant un sens au mouvement indéchiffrable de l'Histoire, dont il simplifie la marche en désignant les juifs comme l’ennemi unique.

à lire également :

http://lolo1955gravoline.blogspot.fr/2011/11/protocoles-des-sages-de-sion.html

Voir les commentaires

Published by DAVID - - DESINFORMATION, ANTISEMITISME, FRANCE

« L’incitation croissante sur la rue arabe et dans les rues de Jérusalem, qui malheureusement, reçoit le soutien de dirigeants dans le monde arabe, a la capacité de détruire le fragile équilibre de la vie à Jérusalem et de nous transporter dans un tourbillon de destruction et de douleur, a déclaré le président de l’Etat d’Israel Reuven Rivlin après l’attentat de Jerusalem.

Israël en France. Attentat terroriste palestinien à la voiture bélier à Jerusalem.

Contrairement à l’ensemble des grandes Matinales radios ( RTL, Europe 1, France Info, France Inter) et aux journaux d’informations télévisés de 20h diffusés hier sur TF1 et France 2, en presse écrite, seuls le Figaro et Direct Matin rendent compte aujourd’hui de l’attaque terroriste du Hamas à Jerusalem qui a fait une très jeune victime, un bébé de 3 mois et 7 blessés.

Un membre du Hamas, Abed Abdelramane Shaloudeh, âgé de 18 ans venant de sortir de 16 mois de prison a foncé sur un groupe de personnes à un arrêt de Tramway. Le terroriste abattu par la police alors qu’il tentait de s’enfuir.

«La situation à Jérusalem est devenue intolérable, a déclaré le Maire de Jerusalem, Nir Barkat, et nous devons agir sans équivoque contre toutes les violences qui s’y déroulent, a condamné mercredi soir le maire, Nir Barkat. Aujourd’hui, plus que jamais, il est clair que nous devons envoyer les forces de police dans les quartiers où se déroulent les désordres.», faisant allusion aux affrontements dans le quartier de Silwan d’où est originaire le terroriste. (Figaro).

Le 1er Ministre Netanyahou décide d’une sécurité renforcée à Jérusalem (France Inter) tandis que les USA appellent au calme et à la retenue (Figaro).

Contexte Proche et Moyen –Orient.

Attentat à Jerusalem. Le terroriste palestinien a foncé sur des passagers débarquant du tramway. L’ensemble des médias israéliens commentent vivement l’attentat terroriste du Hamas et l’émotion suscitée en Israel par la mort d’un nourrisson.

« La poussette a été brisée et la mère hurlait. ». Un témoin oculaire a déclaré avoir vu la voiture du terroriste du Hamas frappé la mère et le bébé, et continué à écraser la foule.

Un bébé de 3 mois tué. Le bébé, Haya Zissel-Brown, a été emmené à l’hôpital Hadassah Har Hatsofim dans un état critique. Sa mort a été prononcée deux heures plus tard, après l’échec de tous les efforts de réanimation. Le département d’Etat américain aurait fait savoir que le bébé « aurait été un citoyen américain », sans plus de précision.

7 blessés. Une femme de 20 ans serait toujours dans un état grave, deux personnes auraient subies des blessures moins importantes et quatre autres, ne seraient que légèrement blessés.

Le terroriste identifié comme Abdel Rahman Al-Shaludi. Le palestinien résident dans quartier de Silwan, à Jérusalem-est, avait déjà été condamné à de la prison pour des infractions de sécurité. Selon des témoins, la voiture le terroriste du Hamas se serait arrêtée après avoir heurté un poteau. Le terroriste qui tentait de s’enfuir à pieds a alors été abattu par la police et succombé à ses blessures à l’hôpital.

La Police israélienne a procédé à l’arrestation du frère du suspect, après que des émeutes aient éclaté autour de la maison familiale rapportent les médias israéliens.

Netanyahou : « Abbas est responsable de l’attaque de Jérusalem ». « Voici comment agissent les alliés d’Abou Mazen au sein de son gouvernement », a commenté le 1er Ministre Netanyahou, en se référant au gouvernement d’Union nationale palestinien comprenant le Hamas et le Fatah.

« C’est la même Abbas qui appelait à nuire aux Juifs à Jérusalem il y a seulement quelques jours ». Suite à des affrontements entre Palestiniens et forces israéliennes à propos de l’accès au Mont du temple, rappelle Ynet., M. Abbas avait déclaré que les Juifs devaient être empêchés d’y pénétrer, « par « tous les moyens, ajoutant que « il s’agissait de notre Noble sanctuaire » que personne n’a le droit de profaner ».

Le Président Rivlin : « Nos cœurs sont avec la famille du défunt ». « Dans ces moments difficiles, nos cœurs sont avec la famille endeuillée et nous prions pour un rétablissement rapide et complet des blessés. »

« L’incitation croissante sur la rue arabe et dans les rues de Jérusalem, qui malheureusement, reçoit le soutien de dirigeants dans le monde arabe, a la capacité de détruire le fragile équilibre de la vie à Jérusalem et de nous transporter dans un tourbillon de destruction et de douleur, a tenu à ajouter le président de l’Etat d’Israel.

Vers un embrasement ? Selon le Haaretz, les affrontements à Jérusalem pourrait s’entendre à la Cisjordanie. « Ce n’est pas une intifada », estime pour sa part le Ministre de la sécurité intérieure Aharonovich.

Gaza

ONU et Israel pour la reconstruction de Gaza. Selon Ynet, l’Organisation des Nations Unies aurait conçu un système où Israël pourrait alléger progressivement l’interdiction pesant sur la vente de matériaux de construction à Gaza, avec des moniteurs onusiens assurant le suivi des livraisons pour garantir que celles-ci ne soient pas à nouveau détournées par le Hamas pour un usage militaire.

Politique israélienne.

La coalition fragilisée. Bennett lance un ultimatum à Netanyahou : « Nous allons déstabiliser la coalition, aurait lancé le leader du Foyer Juif, à moins que les offres de logement en Cisjordanie commencent à bouger. Selon le Haaretz, le ministre Bennett aurait averti mercredi le premier ministre Benjamin Netanyahou que si la construction dans les implantations de Cisjordanie n’était pas accélérée, le parti du Foyer juif pourrait s’abstenir lors d’un vote de défiance prévu pour lundi prochain, premier jour de la cession d’hiver de la Knesset.

Economie.

« L’argent ne pousse pas par terre mais dans les arbres. »

L’Etree. Un arbre solaire inventé par startup israélienne pourrait fournir de l’eau froide dans la journée et de l’éclairage de nuit. La société Sologic serait en négociations pour installer des eTrees en Chine et en France, selon Ynet.

David Banoun – Responsable de l’Analyse des Médias.

http://nosnondits.wordpress.com/2014/10/23/israel-et-moyen-orient-revue-des-medias-francais-et-israeliens-23-octobre-2014/

Voir les commentaires

Published by DAVID - - ISRAEL

Et l’Iran ?

Je viens de lire l’article suivant sur JForum.fr (le portail juif francophone). Il est intitulé ‟L’Iran chiite et l’État islamique sunnite : enjeux et dangers” et signé Michael Segall :

http://www.jforum.fr/forum/international/article/l-iran-chiite-et-l-etat-islamique

Je vais me répéter mais qu’importe ! L’article de Michael Segall me replonge dans l’une de mes principales préoccupations, l’Iran. L’auteur dresse un bilan : les ‟Printemps arabes” n’ont pas donné les belles floraisons que les gogos occidentaux, narines dilatées, espéraient humer. Ceux qui me lisent savent que je me suis immédiatement moqué de cette désignation — ‟Printemps arabes”. Et je ne suis pas d’un naturel désabusé, l’enthousiasme est plutôt dans mon caractère. Mon dédain pour les ‟Printemps arabes” a tenu à ma défiance envers les sociétés arabes, je dis bien les sociétés arabes et non les Arabes en tant qu’individus. Arturo Pérez-Reverte appelle idiotas profesionales ceux qui ont cru en ces ‟Printemps” invitant leurs lecteurs ou auditeurs à les suivre gaiement dans cette croyance. Il n’a pas tort. Je ne tiens pas l’Arabe pour inférieur ou plus mauvais qu’un Chinois, qu’un Caucasien ou qu’un Balte pour ne citer qu’eux. Je partage sans réticence le sentiment de Vladimir Jabotinsky (si décrié par ceux qui ne se sont jamais donné la peine de l’étudier), à savoir que tout individu est roi, que chaque individu est un ‟roi” égal à son prochain. Mais lisez Vladimir Jabotinsky !

Je me demande encore dans quel tripot a été concocté l’expression ‟Printemps arabes”. Elle m’est apparue d’emblée comme une farce, un gag de potaches.

Michael Segall écrit : ‟Aujourd’hui, comme hier, l’Iran et la Turquie se disputent l’hégémonie de la région tout en voulant détruire l’union de la nation arabe”. C’est vrai mais l’auteur ne dit pas que l’appétit de ces deux anciens empires a été tout naturellement excité pas l’intervention américaine en Irak et l’annihilation politique et militaire du régime de Saddam Hussein. Que reste-t-il dans un pays arabe lorsque sa structure étatique et, disons-le, laïque (voir le baasisme) est détruite ? Il ne reste que l’islam sous sa forme la plus simple, la plus violente. Je n’insisterai pas.

J’ai tenté d’exposer dans un certain nombre d’articles, sur ce blog même, mon iranophilie, une inclinaison qui ne sous-entend aucune sympathie pour le régime issu de la Révolution islamique de 1979, je le répète. Je suis persophile / iranophile et sioniste, ce qui me cause parfois des frayeurs : j’ai alors la sensation de longer un gouffre.

De nombreuses conversations, lectures, voyages m’ont confirmé dans ce qui suit : c’est avec l’Iran qu’il nous faut jouer, sans naïveté bien sûr. L’islam est un danger majeur avec ces mouvances djihadistes qui s’activent de la Syrie et de l’Irak à l’Afrique noire. Pour commencer à agir et ne pas rester paralysé devant l’énormité de la chose, il faut porter son attention sur les fractures plus ou moins marquées qui parcourent ce monolithe : l’islam est un monolithe en morceaux ; l’islam est un et plusieurs. Principale fracture, l’antagonisme Chiisme / Sunnisme que sous-tend plus ou moins l’antagonisme Perses / Arabes. J’écris plus ou moins car les Arabes chiites sont nombreux, dans le Sud de l’Irak surtout ; ils ne représentent toutefois qu’un très faible pourcentage du monde arabe. A noter également la présence d’une communauté arabe en Iran (communauté majoritairement chiite) qui constitue moins de 3 % de la population du pays. L’Iran est un pays multi-ethnique, on ne le dit pas assez, d’où sa relative fragilité et son angoisse existentielle en tant que pays, une angoisse qui a d’autres explications que j’ai exposées dans un certain nombre d’articles.

Considérer l’islam comme un tout, c’est être à la fois dans le vrai et le faux. On pourrait étendre cette remarque au christianisme avec cette grande fracture Catholiques / Protestants, l’une des crises majeures — et peut-être la crise majeure — au sein du monde chrétien. Je le redis, l’antagonisme endémique entre Perses et Arabes est l’une des clés du futur et nous devons, nous Occidentaux, savoir jouer plus finement en commençant par nous extraire de notre vision à très court terme. Pourquoi sommes-nous si nerveux face aux Iraniens et (généralement) si complaisants face aux Arabes. Miser sur l’ami bête au détriment de l’ennemi intelligent peut s’avérer un bien mauvais choix sur le moyen-long terme, j’insiste. Car enfin, nous nous sommes acoquinés avec les Qataris, les Saoudiens et autres encagés mentaux. Une fois encore, je me place exclusivement à un niveau collectif : les sociétés arabes et non l’Arabe en tant qu’individu.

Je vais probablement choquer nombre de mes lecteurs, à commence par les Juifs d’Israël et de la diaspora. Qu’ils sachent que mon propos n’est pas de les choquer, j’ai mieux à faire. Je m’efforce simplement d’exprimer avec autant d’exactitude que possible des impressions et des intuitions. J’ai depuis longtemps, et de plus en plus, la conviction que l’Iran n’a jamais constitué et ne constitue pas le principal danger pour l’Occident et Israël. On s’effraye à l’idée d’un Iran nucléaire alors que le Pakistan (pays au sunnisme radical), pays hautement dangereux et instable, est une puissance nucléaire qui lance des tentacules en Afghanistan et fait face à l’Inde avec laquelle le contentieux territorial au sujet du Cachemire pourrait revenir occuper le devant de la scène.

On ne comprendra rien à l’Iran si on pense ce pays comme étant guidé par un groupe d’illuminés qui attendent la venue du douzième Iman — le Mahdî. A ce propos, le système de gouvernement iranien est plutôt complexe et il convient de l’étudier sans parti-pris afin de mieux comprendre ce qui agite ce pays. J’estime que nous avons affaire à des dirigeants rationnels qui poussent leurs pions avec circonspection et qui s’avèrent d’excellents joueurs, reconnaissons-le, d’où l’inquiétude qui nous étreint. Mais il y a plus. Le peuple iranien n’a pas d’animosité envers le peuple juif. Les déclarations intempestives et les provocations récurrentes du pouvoir iranien ne doivent pas occulter ce fait ; elles relèvent plus de tensions internes au pouvoir que d’une haine partagée par la population. Je comprends toutefois l’angoisse d’Israël que je souhaite aussi solide et armé que possible face à l’Iran. Dans les sociétés arabo-musulmanes, il n’en va pas de même : tous les Arabes que j’ai pu interroger au sujet d’Israël et des ‟Juifs en général” sont unanimes dans leur ressentiment. Ils l’expriment avec plus ou moins de virulence mais il est bien présent au cœur de leur système mental. Je ne suis pas arrivé à ce constat à la légère et je poursuis mon enquête. Ainsi que je l’ai signalé, la théorie de la conspiration est appréciée chez les Arabes sous la forme des ‟Protocoles des sages de Sion” (et dérivés) et chez les Iraniens sous celle des ‟Memoirs of Mr. Hempher, The British Spy to the Middle East” ou ‟Confessions of a British Spy”. Dans ce cas, c’est un agent britannique, Mr. Hempher, et le wahhabisme qui sont sur la sellette.

Je repense à mon arrivée au Ben Gurion International Airport, au contrôle de police en pleine Operation Protective Edge, à mon visa Islamic Republic of Iran, au peu d’intérêt (pour ne pas dire, au total désintérêt) que lui prêta la police. Serions-nous devenu entièrement soumis à un système médiatique simplement soucieux de prospérer à nos dépends, comme le tic ? Au cours de mes conversations en Iran que j’amenais volontiers sur Israël, je n’ai jamais entendu de propos antisémites et très rarement anti-israéliens, ces derniers relevant avant tout de l’inquiétude : se voir attaqué et rayé de la carte par Israël. Le djihadisme est le principal souci des Iraniens, non seulement du pouvoir à Téhéran mais aussi des Iraniens de la rue, ceux avec lesquels j’ai eu la chance de pouvoir parler, des jeunes surtout. Cette hantise du djihadisme s’explique en partie par la multi-ethnicité du pays, un pays par ailleurs relativement homogène du point de vue religieux : chiite à près de 90 % et duodécimain (voir les douze Imams) pour l’essentiel. Le djihadisme est sunnite et il montre aujourd’hui toute sa hideur. Je suis prêt à affirmer que le djihadisme que l’Iran se propose à présent de combattre à nos côtés n’est pas une manœuvre pour mieux encercler Israël mais qu’il correspond à la volonté de s’extraire d’une peur existentielle, une peur liée à l’histoire et à la composition du pays, une peur qui ne peut être comprise aussi longtemps qu’on s’en tient à quelques idées simplistes (volontiers véhiculées par les médias) au sujet d’un pays particulièrement complexe. Il est vrai que le danger de voir les Iraniens (intellectuellement plus doués) instrumentaliser les Arabes est réel, je l’ai dit et je le redis.

L’Iran et Israël seront amenés à coopérer, j’en suis convaincu. Le temps joue en faveur de ce rapprochement. L’histoire nous donne des pistes. Aujourd’hui, des événements pourraient accélérer ce processus ; l’actuel régime n’est pas l’horizon ultime de l’Iran. L’étude et l’observation me laissent entrevoir une entente à la base. Les Kurdes, ces descendants des Mèdes, proches cousins des Perses, des musulmans sunnites mais des Kurdes avant tout, des hommes d’abord soucieux de défendre leurs frontières, ont noué de nombreuses alliances avec Israël. Un temps interrompu, le dialogue entre l’Iran et Israël connaîtra d’autres temps. Ces deux pays entourés par un chaos arabe de sang et de flammes, chaos qui n’en est qu’à ses débuts, auront besoin d’allier leur intelligence. Je fais ici part d’un espoir.

Le géopolitologue Alexandre Del Valle rend compte du récit, ‟Iran-Israël : Jeux de guerre” dans l’article ci-joint, un article qu’il termine sur ces mots : ‟Dans son incroyable récit, Ramin Parham forme le vœu qu’une fois passé ce que Clausewitz appelait « le brouillard de la guerre », Israël et Iran reviendront à leur « histoire longue et heureuse », mots de Shimon Pérès de mars 2014, dans ce que Ramin Parham appelle Téhéran-Jérusalem : L’axe du futur ! On le dira utopiste. Mais il est froid comme n’importe quel réaliste et cite Richelieu, un ecclésiaste et fin connaisseur des guerres de religion : « La politique, disait le Cardinal, consiste à rendre possible ce qui est nécessaire »”. Rendre possible ce qui est nécessaire… :

http://www.europe-israel.org/2014/10/iran-israel-jeux-de-guerre-le-roman-despionnage-ou-tout-est-vrai-par-alexandre-del-valle/

Olivier Ypsilantis

Dry Bones (Yaakov Kirschen) pour The Jerusalem Post

Dry Bones (Yaakov Kirschen) pour The Jerusalem Post

Voir les commentaires

Gilles Duceppe: En situation de guerre, toute personne se livrant à de la propagande en faveur de l’ennemi peut être condamnée

Gilles Duceppe propose qu'on traduise en justice ceux qui relaient la propagande jihadiste, en tant que nous sommes en guerre et qu'ils relaient la propagande de l'ennemi.

«Les forces de l’ordre devraient donc scruter attentivement les propos tenus sur les réseaux sociaux, ainsi que toutes les déclarations de personnes démontrant de la sympathie à l’égard des fanatiques islamistes.»

(source)

Si des Canadiens sont détenus pour avoir relayé la propagande jihadiste, on aura en quelque sorte des "camps", dont le mode d'existence est différent de celui des prisons, peu importe les coupables seraient détenus physiquement. Leur mode d'existence ne découlerait pas du droit "criminel" au sens courant du terme, mais d'une sorte de mesure d'exception découlant du droit de la guerre, en tant qu'ils seraient détenus pour avoir relayé la propagande de l'ennemi.

Comme le Canada a déclaré la guerre à l'État islamique, l'acte de relayer leur propagande devrait être punissable, selon Duceppe.

La criminalisation de la propagation de la propagande de l'ennemi constitue de facto un 'crime' politique, punissable en temps de guerre, où des libertés civiles garanties par la constitution, telles que la liberté d'expression, seraient exceptionnement suspendues pendant la durée de la guerre.

http://www.postedeveille.ca/2014/10/gilles-duceppe-criminalisation-propagande-jihadiste.html

Voir les commentaires

Published by DAVID - - ISLAM, TERRORISME, MONDE ARABO MUSULMAN

Israël et Moyen-Orient – Revue des Médias français et israéliens

Le Hamas préparait une attaque terroriste majeure contre Israel. Selon Times of Israel, le Hamas prévoyait d’envoyer 200 terroristes armés pour attaquer des zones civiles en Israël et « infliger des pertes massives» selon un article publié mardi par le magazine américain Vanity Fair.

Israël en France. L’actualité israélienne est trop faiblement traitée aujourd’hui dans les médias français pour l’objet d’une analyse éditoriale représentative.
Le président Reuven Rivlin. Le Figaro rend compte aujourd’hui de la polémique née de la vente par des Palestiniens de leurs maisons situées dans le quartier de Siwan à Jérusalem Est à des nationalistes israéliens. Des achats qui, selon Cyrille Louis, compliqueraient « un peu plus un éventuel partage de la ville en cas d’accord de paix ». Bien que souvent présenté en France comme nationaliste, le président Reuven Rivlin, a tenu à mettre en garde contre ses agissements : «Jérusalem ne peut pas devenir une ville dans laquelle les constructions se déroulent secrètement, et où les gens se glissent dans des appartements à la faveur de la nuit.»

Moyen Orient.
Lutte contre les terroristes de l’EI.

Le 1er Ministre irakien se rend cette semaine en Iran pour, selon le quai d’Orsay, » obtenir une coopération plus importante du gouvernement iranien lui aussi dirigée par des Chiites ». Selon un diplomate français cité aussi par le Canard enchainé, « Washington et Téhéran se rapprochent grâce aux djihadistes ».
Téhéran arme les kurdes et aurait envoyé des conseillers militaires en Irak (Brève le Parisien). G. Malbrunot du Figaro avertit que les djihadistes de l’EI viennent d’attaquer une ville proche de l’Iran…
L’EI voudrait ouvrir un nouveau front au Liban et en Jordanie selon le gouvernement libanais (Canard enchainé)
Contexte Proche et Moyen – Orient.

Les médias israéliens se font aujourd’hui largement l’écho de la baisse du pouvoir d’achat ainsi que des rumeurs d’élections démenties par le 1er Ministre Netanyahou.

Vie quotidienne en Israel.

Hausse des denrées de bases. Selon une enquête réalisé par le média britannique The Marker, le prix des aliments casher serait deux fois plus élevé en Israël qu’en Grande-Bretagne.

Cette information dont le Haaretz se fait l’écho s’inscrit dans les multiples formes de la contestation sociale contre la vie chère et l’appel à l’exil des israéliens de Berlin. Un appel vivement dénoncé en Israel y compris par le parti de Yesh Atid de Yair Lapid qui est parvenu au pouvoir au nom de la lutte contre la vie chère en Israel.

Kahlon : Mon parti permettra de lutter contre le coût de la vie croissant en Israël. « le coût de la vie n’est pas une fatalité ou un décret du ciel, », a déclaré l’ancien ministre du Likoud Moshe Kahlon à Israel Ayom. L’ancien Ministre Moshe Kahlon qui aurait l’intention de lancer un nouveau parti politique, a déclaré lundi que sa première priorité serait la lutte contre la montée du coût de la vie en Israël.

Netanyahou: La dernière chose dont nous avons besoin maintenant, c’est une élection. Selon les médias israéliens, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a tenu mercredi matin une réunion avec les chefs des autres partis de la coalition dans le but de désamorcer les tensions et de stabiliser son gouvernement.
Le mouvement intervient après une série d’affrontement partisans, suscités entre autres par l’abandon d’un projet de réforme de la politique de conversion religieuse.

Processus de paix.

Livni, Lapid unissent leurs forces pour faire avancer la reprise des pourparlers de paix avec les Palestiniens. Selon le Yediot, la Ministre de la justice Tzipi Livni et le ministre des Finances Yair Lapid uniront leurs forces pour former un front commun diplomatique pour faire avancer le processus de paix.
«Dès la semaine prochaine, à la Knesset nous formerons un seul bloc, 25 mandats » en faveur d’un arrangement diplomatique avec les Palestiniens a déclaré en substance Tzipi Livni.

Le Hamas préparait une attaque terroriste majeure contre Israel. Selon Times of Israel, le Hamas prévoyait d’envoyer 200 terroristes armés pour attaquer des zones civiles en Israël et « infliger des pertes massives» selon un article publié mardi par le magazine américain Vanity Fair.
Une attaque via les tunnels. Il s’agirait, selon le porte-parole de Tsahal, Peter Lerner, d’un plan coordonné, qui visait à attaquer par surprise, via les tunnels, plusieurs endroits en Israël de manière simultanée lors de la fête de Rosh Hashana. L’action israélienne dans la bande de Gaza a permis entre autres d’empêcher cette vague d’attentats terroristes du Hamas sans précédent contre des civils israéliens.

Sans Transitions. Economie et High Tech.
Un contrat de 85 millions de dollars pour ELBIT. Selon Globes, Elbit Systems (ESLT) a annoncé aujourd’hui la signature d’un contrat avec un pays asiatique non communiqué pour un montant total d’environ 85 millions de dollars. Le contrat comprendrait entre autre une mise à niveau des avion de chasse F-5.

David Banoun – Responsable de l’Analyse des Médias.

http://nosnondits.wordpress.com/2014/10/22/israel-et-moyen-orient-revue-des-medias-francais-et-israeliens-22-octobre-2014/

Voir les commentaires

Published by DAVID - - ISRAEL

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 300 400 > >>
Haut

RIPOSTE SEFARADE

Ce blog n’a aucun but lucratif, sa prétention est seulement d’informer. Si vous trouvez un document qui vous appartient et que vous souhaitez son retrait , dites-le et il sera immédiatement retiré. La tragédie que le peuple juif a connu en Europe, est la seule et unique raison de la diffusion de ces textes dont la source est toujours indiquée.

Hébergé par Overblog

Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog