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RIPOSTE SEFARADE

L’islam politique radical à l’assaut de l’Occident : vous croyez que cela a commencé le 11 septembre ? Voici pourquoi vous vous trompez…

L’islam politique radical à l’assaut de l’Occident : vous croyez que cela a commencé le 11 septembre ? Voici pourquoi vous vous trompez…

Conflit du Proche-Orient, Guerre, Historicité, Mouvements islamistes,Terrorisme, Violence Add comments

Sep112016

Source La genèse Publié le 11 Septembre 2016

Ce dimanche marque les 15 ans des attentats du 11 septembre. Un événement au cours duquel l’opinion publique a découvert et pris la mesure du projet de l’islamisme politique. Pourtant, celui-ci remonte à la fin du XIXème siècle et constituait davantage, à ses débuts, un affrontement interne au sein du monde musulman plutôt qu’avec l’Occident.

Atlantico : Auprès du grand public, le projet d’un islam politique et sa volonté d’un affrontement avec l’Occident semblent avoir été découverts avec les attentats du 11 septembre 2001. Pourtant, ce projet est bien antérieur à ces événements. A quand remonte-t-il exactement ? Quels en sont les principaux ressorts ?

Alexandre del Valle : La déclinaison contemporaine de ce projet d’islam politique date au moins de la fin du XIXème siècle et de la chute de l’Empire ottoman. L’avant-dernier sultan de cet empire (Abdulmecid Ier) avait voulu réformer le sultanat et le Califat en introduisant des mesures progressistes, rendant égaux les juifs et les chrétiens face aux musulmans, puis en établissant un Parlement élu et une Constitution, dans le cadre de ce que l’on appela alors les Tanzimat (1839-1976).

Cette remise en question de la Charia provoqua une violente et vaste réaction chez les conservateurs saoudiens et yéménites de l’époque. Les protestations compromirent l’institution de ces mesures égalitaires qui ne vécurent pas plus de 37 ans et furent enterrées. C’est en réaction à cette volonté de réforme (que l’on retrouve aussi dans la Nahda et d’autres progressismes en terre arabe) que les panislamistes de l’époque – dont le mouvement auquel ils se réfèrent s’appelle déjà la salafiyyah – sont donc apparus. Les salafistes et les Frères musulmans – qui sont la même chose au départ – affirment que la lutte contre l’Occident ne pourra être remportée qu’en banissant la laïcisation et en retournant à l’islam des origines, des “prédecesseurs” (As-Salaf) et donc au califat, censé réunie la « nation de l’islam », la Oumma al-islamiyya, régie par la Charia. Ainsi, l’islam politique apparaît à cette époque comme un mouvement essentiellement anti-laïc, contre-réformiste qui abhorre toute volonté de réformmodernisation de l’islam puisque même s’il prétend parfois lui-même être “réformiste”, il propose de résister à l’Occident et de libérer les musulmans de l’influence étrangère et décadente de l’Occident colonial par le ressourcement dans l’islam des origines débérrassé des influences païennes, des superstitions et de la laïcité européenne jugée “anti-islamique”.

C’est à cette même époque que le projet de l’islam politique devient totalitaire car à cette hostilité vis-à-vis de la sécularisation s’est ajoutée une haine viscérale à l’égard de l’Occident et de toutes les valeurs qu’il véhicule. L’addition des deux (fondamentaliste contre-réformiste et haine de l’Occident) aboutit ainsi à ce que j’appelle le “totalitarisme islamique”.

Olivier Roy : Le grand projet de l’islam politique ou “islamisme” apparaît dans les années1920 avec les Frères musulmans en Egypte et avec Maududi dans le sous-continent indien, suivi de la Turquie dans les années 1960 avec Erbakan, et pour finir avec l’Iran de Khomeyni (après 1963).

Ce projet est civilisationnel, pas confrontationnel : il ne prône pas le djihad offensif (les Frères musulmans ne déclareront le djihad que pour la Palestine en 1948 et l’Afghanistan en 1980). Il vise d’abord à ré-islamiser les sociétés musulmanes, en faisant de l’islam une idéologie politique, un peu sur le modèle du marxisme ou du fascisme (mais pas du nazisme) ; cette conversion en idéologie a eu d’ailleurs sa version sécularisée, à savoir le baasisme. Pour eux il s’agit de s’approprier les concepts modernes de la pensée politique (l’Etat, les institutions, la Constitution, le parti), en réaction à la vision des oulémas traditionnels qui ne s’intéressent qu’à la Charia et laissent le politique aux souverains de fait, qu’ils soient ou non musulmans.

L’objectif des islamistes est l’islamisation des institutions, du droit, de la culture et du mode de vie de leur société, qui pour eux n’est musulmane que de nom. Leur objectif de fait est l’Etat national et la société concrète de cet Etat (Egypte, Turquie, Iran) ; ils ne proclament pas de califat supra-national, même s’ils souhaitent sa venue. Ils sont profondément implantés dans les sociétés nationales par des mouvements sociaux (syndicats, associations d’étudiants, organisations féminines, voire scoutisme), par des réseaux caritatifs (cliniques, écoles), et par des partis politiques légaux quand c’est possible. Ils participent aux élections quand on les y autorisent. Ils ont eu des expériences diverses de participation au pouvoir (Refah et AKP turcs, Jamaat islami au Pakistan, Front islamique au Soudan, parti Justice et Développement au Maroc actuellement, le président Morsi en Egypte durant un an, la Tunisie avec Ennahda, et bien sûr l’Iran islamique).

A part l’Iran, les islamistes sunnites ont toujours eu des relations correctes avec les pays occidentaux. La Turquie de l’AKP est dans l’OTAN, et les islamistes nord-africains sont perçus à juste titre comme des éléments stabilisateurs. Benkhirane au Maroc et Ghannouchi en Tunisie sont des élément clés de la stabilité du paysage politique et n’ont rien d’anti-occidenaux.

Bref, le courant des Frères musulmans a toujours été dans la négociation et le compromis, même s’il est par définition très conservateur sur le plan de la société. Quant à l’Iran, plus militant, il est aujourd’hui considéré par les Occidentaux comme un élément de la coalition anti-ISIS.

Au cours des dernières décennies, quelles sont les évolutions qu’a connues ce projet d’islam politique ? L’affrontement avec l’Occident a-t-il toujours constitué l’un de ses fondements ? Ne serait-il pas plutôt judicieux de parler aujourd’hui du projet d’islam politique au pluriel ?

Alexandre del Valle : A l’ origine de ce projet, il y a eu une énorme querelle entre l’Empire turc ottoman qui voulait se réformer grâce aux Tanzimat, et l’islam conservateur arabe du golfe Persique qui refusait ces réformes en provenance pourtant du califat détenu depuis cinq siècles par les Ottomans.Il s’agit d’une lutte interne à l’islam, qui a toujours existé. On retrouvera cette lutte interne dans le monde arabe à l’époque de la Nahda et jusqu’à la défaite quasi définitive des laïques survenue dans les années 1990 après la guerre du Golfe et la réislamisation du nationalisme arabe. Mais l’habileté des islamistes à l’époque, comme aujourd’hui, a été de faire croire qu’ils étaient les meilleurs “résistants” face à Occident, au colonialisme et à l’impérialisme, les réformistes-laïques et progressistes de tout poil étant dès lors considérés et déclarés « traîtres » et « apostats ». Cette reprise en main progressive du monde musulmans par les partis islamistes a été le fruit de militants laïques eux-mêmes galvanisés par des religieux effrayés de perdre leur pouvoir politique, et sur les bases non pas d’une hérésie mais du corpus islamique sunnite jamais réformé et lui-même foncièrement théocratique comme la réalité du Califat et du Sultanat l’ont incarné durant des siècles jusqu’à Atätürk qui les abolit et laïcisa la Turquie. Avec Bourguiba en Tunisie, Michel Aflaq, créateur du parti nationaliste Baas, les Shahs d’Iran laïcistes, Atatürk demeure l’une des bêtes noires des islamistes du monde entier et cela montre bien bien que la première guerre livrée par les islamistes l’a été contre les musulmans laïques ou modernistes. Globalement, et jusqu’à aujourd’hui, le projet de l’islam politique totalitaire est parvenu à légitimer ses doléances obscurantistes et totalitaires par un antioccidentalisme, c’est-à-dire en surfant notamment sur la dimension identitaire post-coloniale.

Il est exact, à l’heure actuelle, de parler “des” islams politiques, car sur le marché du fondamentalisme islamique anti-occidental, et plus généralement sur le marché de l’islam politique, il existe plusieurs tendances : la tendance turco-erdogane, celle des Frères musulmans appuyée par un certain nombre de pays arabes mais aussi un peu par la Turquie, la tendance saoudienne avec ses structures du type Ligue islamique mondiale, latendance Qatar-Koweït très proche de celle de l’Arabie saoudite, la tendance pakistanaise (tabligh, Jamaa al islamiyya, ou déobandie) qui est très différente des précédentes, sans oublier d’autres pôles également producteurs d’un ultra-conservatisme et que l’on retrouve au sein de l’organisation de la Coopération islamique (OCI) dont l’agenda auréolé de prestige diplomatique et étatique, est le même que celui des islamistes en général, de façon plus institutionnelle. Certains de ces pôles peuvent apparaitre comme plutôt modérés car ils prônent une réislamisation par le verbe, le prosélytisme, et les mesures juridiques, quand les groupes terroristes et jihadistes qui privilégient la voie du djihad guerrier sont particulièrement violents. Les divisions gigantesques entre ces différents pôles ont des origines ethniques, politiques, stratégiques, historiques et tactiques, maisl’objectif général demeure globalement le même : faire échec au réformisme et à toute forme de laïcisation-sécularisation, et parvenir à terme à l’islamisation de la planète, via un prosélytisme conquérant. Nombreux sont les pôles d’ailleurs qui évoquent la “prochaine” conquête de Rome, après celle de Constantinople, et de l’Europe, à commencer par les Frères musulmans et les wahhabites saoudiens pourtant “alliés” de l’Occident.

Olivier Roy : Evidemment. Il n’y a rien de commun entre d’un côté Al-Qaïda et l’ISIS, et de l’autre Ghannouchi et Erdogan (même si ce dernier est dans une dérive autoritaire, celle-ci est plus proche d’Orban et de Poutine que des radicaux islamistes). Les mettre dans le même sac, c’est comme considérer que les Khmers rouges et le Parti communiste italien ont le même objectif.

La grande scission de l’islamisme date des années 1970.

Suite à la violente répression menée par Nasser contre les Frères musulmans à la fin des années 1950, un penseur égyptien Said Qotb (pendu par Nasser) développe une vision radicalement pessimiste de l’avenir de l’islam. Les sociétés musulmanes sont pour lui revenues à la période d’ignorance d’avant le Prophète (jahiliya), les vrais croyants sont une petite minorité dont l’horizon est le martyre. Un autre auteur radical égyptien, Farrag, fait du djihad une obligation individuelle et permanente (ce qui n’est pas la vision traditionnelle des oulémas). Partout l’islam semble en régression, territorialement (Palestine, puis Afghanistan), politiquement (sécularisation) et culturellement (occidentalisation). L’invasion russe de l’Afghanistan radicalise le mouvement. Le coup d’envoi du nouveau radicalisme sunnite est l’assassinat de Sadate en 1981, suivi par un départ massif de jeunes radicaux arabes pour mener le djihad en Afghanistan.

La différence est la suivante : ces nouveaux radicaux ne sont plus liés à des mouvements sociaux de masse, ce sont des activistes, pas des militants. Ils ne s’intéressent pas aux mouvements sociaux, à la prédication, à l’action politique, au caritatif. Ils prônent la propagande par l’action, ils ne font pas confiance aux “masses” musulmanes, se détournent de leurs propres sociétés nationales et choisissent un djihad globalisé, terroriste et nomade : on va de djihad en djihad (Bosnie, Afghanistan, Tchétchénie et aujourd’hui Syrie) sans s’intégrer aux sociétés réelles. Ce qui explique que, contrairement aux Frères musulmans, ils recrutent dans toutes les marges des déracinés, à commencer par les convertis.

Quelle a été l’influence tout particulièrement du projet d’islam politique conçu par les Frères musulmans sur des groupes opérant à l’heure actuelle comme Al-Qaïda ou Daech ? Dans quelle mesure ces derniers s’inscrivent-ils dans cette conception de l’islam politique forgée plusieurs décennies plus tôt ?

Alexandre del Valle : Cette influence est considérable. Les Frères musulmans sont l’un des premiers mouvements islamistes radicaux, et même le plus important de ces groupes et le plus ancien, créé entre 1928 et 1930 par Hassan al-Banna, le grand-père de Tariq Ramadan.

Cette organisation se revendique d’ailleurs de la salafiyyah, ce mouvement prétendument réformiste qui affirmait vouloir revenir à l’islam des origines. L’autre idée forte de ce mouvement réside dans la non-dissociation du pouvoir politique et du pouvoir spirituel, et dans l’application de la Charia, avec le but de rétablir un jour le Califat, dans le cadre d’une stratégie subversive par “étapes”. Ce projet de conquête politico-spirituelle du monde est celui de tous les mouvements islamistes radicaux.

On peut dire que les Frères musulmans ont influencé quasiment tous les groupes islamistes de la planète, y compris l’ayatollah Khomeyni, qui a mélangé la doctrine chiite mystique révolutionnaire avec le système des Frères musulmans, ce qui a dénaturé le chiisme. Ce dernier s’opposait en effet au mélange entre pouvoir politique et pouvoir spirituel. Des preuves existent attestant de l’appartenance de Khomeyni à la section iranienne des Frères musulmans, Fedayé islam. Sayyid Qutb est le théoricien du “djihad offensif”, (violence pour imposer l’islam et la charià. Sa lecture de Qutb a été déterminante pour les fondateurs d’Al-Qaïda, qui se voyait comme une avant-garde révolutionnaire. La Gamaa al-Islamiya égyptienne et Al-Jihad sont indirectement issus des Frères musulmans. Ayman al-Zawahiri, successeur d’Oussama ben Laden à la tête d’al-Qaïdaa été inspiré par les Frèresn puis le fondateur d’Al Qaïda et mentor même de Ben Laden, Abdallah Azzam, était un membre éminent des Frères. Oussama ben Laden lui-même, a été membre d’un mouvement radical apparenté aux Frères musulmans en Arabie saoudite et a dévoré les théories de Sayyid Qutb dont le frère fut même son professeur à l’université. Le Front islamique de salut en Algérie et le parti Ennahdha en Tunisie sont issus des Frères, de même que le parti-groupe terroriste Hamas à Gaza, qui en est la structure officielle en Palestine. Les Ikhwan sont à la tête du plus grand réseau mondial islamiste (plus de quatre-vingt pays), et est une sorte d’Internationale islamiste doté d’une sorte de Komintern et dont le Bureau de la guidance égyptien est l’équivalent du “Politburo”. Malgré les divisions fondamentales entre les deux, Al-Qaïda et les Frères musulmans sont unis par un profond lien idéologique et des buts communs, dont la charià et le Califat et l’abolition des régimes laïcs et mécréants. Même Da’ech a en son sein de nombreux ex-membres des Frères musulmans. Les Ikhwan ont également influencé le Milli Görüs et l’AKP turcs, dont Erdogan est le leader actuel. Enfin, l’islamisme radical pakistanais, notamment la tendance “takfiriste” de la Jamaa al islamiyya de Maoudoudi, a fortement été influencé par eux (et la réciproque aussi) et leur était structurellement lié. Les deux mouvances ont toujours été très liées et complémentaires. On peut également citer l’islamisme soudanais à la fois panislamiste et panarabe de Hassan Al-Tourabbi, qui en fut l’une des figures mondiales. Les salafistes eux-mêmes ont beaucoup en commun et il faut jamais oublier que les Frères sont eux-même issus de la mouvance de la Salafiyya et adhèrent au même corpus que les salafistes. En France et en Europe, les Frères sont des leaders et précurseurs de la réislamisation un peu partout (UOIE-UOIF), etc,

Ce que l’on retrouve de commun entre les Frères musulmans et des groupes comme Al-Qaïda ou Daech, c’est ce que j’appelle les caractéristiques dutotalitarisme en général : contrôle total de la pensée, de la jeunesse, de la culture, culte du chef et du Guide suprême, refus de la liberté de conscience, application de la Charia comme unique source de la loi, inégalité des hommes et des femmes, suprématie des musulmans sur les non-musulmans, capacité d’utiliser la ruse pour tromper l’ennemi, absence de scrupules, violence et terreur érigés en système de gouvernement, et soumission à idée unique, en l’occurence le Tawhi, l’unicité absolue de Dieu et de ses lois et règles contenues dans la charià. etc. Toutes les caractéristiques du totalitarisme se retrouvent dans les fameuses “Cinquante propositions” des Frères musulmans et de Hassan Al-Banna, sorte de programme politique des Frères qui reprenait à la fois le corpus orthodoxe de l’islam sunnite littéral et des influences fascistes. Le programme des Frères musulmans et de Daech est le même mais il diverge grandement sur les moyens : façonner l’homme musulman, la femme musulmane, le village musulman, l’Etat musulman, en vue d’islamiser le monde et d’instaurer le Califat. La différence – et elle est de taille – réside dans le fait que les Frères musulmans ne pensent pas que la violence soit toujours nécessaire. Elle l’est en Tchétchénie, en Israël-Palestine, en Syrie, en Irak, face à des mécréants occidentaux ou russes ou des chiites, puis face aux dictatures nationalistes (Taghout). Pour eux, on doit y avoir recours que lorsqu’on n’a pas d’autres choix. Mais les Frères musulmans pratiquent davantage l’infiltration dans toutes les sphères de la société, ils privilégient la formation et même la démocratie et les élections lorsque cela est possible, à l’inverse de Daech et des jihadistes-salafistes en général qui pensent que l’on doit atteindre l’objectif de la charià et du Califat par le djihad, tout de suite et partout, et qui condamnent la démocratie dans son essence même et ses principes.

Olivier Roy : Les radicaux d’aujourd’hui sont violemment opposés aux Frères musulmans. Ils les condamnent et les combattent : les djihadistes tunisiens ont tout fait pour saboter la transition démocratique en Tunisie quand Ennahda était au pouvoir, Daech combat Ahrar al Shams en Syrie.

En fait, les radicaux d’aujourd’hui rejettent les élections, les compromis politiques et surtout le cadre national qui a été d’emblée endossé par les Frères musulmans. Ils rejettent tout ce qui définit aujourd’hui les Frères musulmans. La question n’est pas celle de la Charia, mais celle de l’entité politique que l’on souhaite, du rapport au territoire et du rapport à la société.

Al-Qaïda en défendant un djihad global et nomade, Daech en concevant un califat, certes territorial mais aux frontières en perpétuelle expansion, rejettent le cadre national dans lequel les Frères musulmans se sont moulés (du Hamas à Ghannouchi). La première chose qu’a faite Daech fut d’effacer symboliquement les frontières issues des accords Sykes-Picot qui sont au fondement de tous les Etats-nations d’aujourd’hui dans le Levant. La base combattante d’Al-Qaïda et de Daech est faite d’ “expatriés” ou plutôt des volontaires du djihad global, au détriment des “locaux” qu’ils soient afghans, syriens ou irakiens.

Y avait-il réellement une méconnaissance auparavant de ce projet d’islam politique ? Celle-ci a-t-elle pu favoriser la situation actuelle caractérisée par la multiplication des attaques terroristes à caractère islamiste en Occident ?

Alexandre del Valle : Du point de vue des élites, il n’y a jamais eu de méconnaissance à l’égard de ce projet d’islam politique. Depuis le début, on dispose de nombreux textes, dont ceux des Frères musulmans, des Saoudiens wahhabites, des organisations pakistanaises ou autres pôles de l’islamisme mondial qui ne dissimulent pas leurs objectifs théocratiques et qui invitent à faire la guerre au reste du monde. Comme jadis d’autres menaces totalitaires les pôles de l’islamisme mondial, terroristes ou “institutionnelles” (les deux étant liés), prônent ouvertement la réislamisation de la planète et la suprématie de la Charia sur toute autre loi, etc.

Ils ne dissimulent pas leur opposition à nos valeurs et oeuvrent sur notre propre sol, de façon ouverte et officielle, à la non-intégration de nos concitoyens musulmans qu’ils veulent enfermer dans un repli communautaire et utiliser comme noyau d’islamisation future de l’Europe et de l’Occident… Des textes et appels on ne peut plus officiels et clairs émanent chaque jour de grandes mosquées, ministères, institutions officielles de pays “alliés” de l’Occident, comme l’Arabie saoudite où encore récemment, le grand mufti de La Mecque qui a affirmé “prier Dieu pour pourvoir écraser les juifs et les chrétiens”.… L’interlocuteur islamiste n’a jamais caché ses intentions. Nos dirigeants qui ont laissé le loup islamo-totalitaire pénétrer la bergerie des sociétés ouvertes n’ont pas de circonstance atténuantes, ils n’ont pas seulement commis une grave erreur, mais aussi une faute.

Nos services de renseignement, nos politiques, savent tout ceci très bien, mais nos dirigeants qui n’ont pas écouté les spécialistes du renseignement ont été complaisants ou laxistes et dans les deux cas cela est une faute car gouverner c’est prévoir et anticiper dans le cadre de la préservation des valeurs et de l’intégrité de la nation et de la sécurité des citoyens. C’est là où le bât blesse : nos élites qui collaborent avec des Etats et des régimes islamistes qui sapent nos valeurs chez nous, savent que ces faux amis et vrais ennemis géocivilisationnels ont un projet foncièrement hostile à notre égard. C’est peut-être ce qu’il y a de plus stupéfiant dans l’histoire de l’islamisme mondial. Pour revenir sur le cas des Etats-Unis et du 11 septembre, avant cet évènement, il faut rappeler que l’un des plus grands terroristes islamistes mondiaux, un Egyptien nommé Abdelrahmane, disposait d’uneGreen Card, alors qu’il était l’un des principaux idéologues de référence du groupe qui avait tenté de commettre le premier attentat contre le World Trade Center en 1993. C’est précisément ce type de laxisme qui a préparé et favorisé la situation actuelle d’attaques terroristes à caractère islamiste à répétition contre l’Occident. C’est pourquoi – comme je l’ai dit à plusieurs reprises, le premier responsable à montrer du doigt ne sont pas les masses musulmanes, premières victimes et prises en otage, mais nos propres dirigeants qui ont offert sur un plateau d’argent et donné en pature nos concitoyens musulmans aux grands pôles de l’islamisme mondial hostiles à nos valeurs. Pire, lorsque des Etats musulmans modérés et anti-islamistes ont averti nos dirigeants dans les années 1990-2000, nos Etats n’ont pas voulu les écouter, au contraire, nos démocraties ont diabolisé les « dictatures » du Shah, des Kémalistes, de Bourguiba ou Ben Ali en Tunisie ,du FLN en ‘Algérie qui luttait contre le FIS ou de la Syrie et de l’Irak ou même de la Libye que nous avons agressés pour servir les intérêts de nos clients-fournisseurs islamistes du Golfe.. Tout ce que les pays occidentaux ont fait depuis la Guerre froide, aussi bien en politique intérieure qu’extérieure, a consisté à renforcer les pôles de l’islamisme radical soit directement soit indirectement, alors que de nombreux pays musulmans luttaient eux-mêmes contre ce fléau et nous demandaient de ne pas accueillir chez nous les leaders islamistes radicaux et même terroristes alors recherchés dans des pays musulmans mais reconnus comme réfugiés politiques dans nos démocraties.. Nous en paierons encore longtemps le prix…

Olivier Roy : Le projet des Frères musulmans, comme la stratégie de l’Iran révolutionnaire, ont été parfaitement connus et étudiés. La conclusion des experts, dont moi-même, fut que les Frères musulmans rentraient dans le cadre national et se plieront donc aux contraintes géostratégiques et diplomatiques, ce qui s’est avéré partout, y compris pour l’Iran, avec qui nous faisons aujourd’hui quasiment alliance contre les radicaux. La Tunisie, et désormais la Turquie, sont en guerre contre le radicalisme djihadiste et terroriste, tout comme l‘auraient été les Frères musulmans égyptiens si leur expérience du pouvoir n’avait pas été brutalement interrompue par l’armée. Remarquons que les Frères musulmans égyptiens, désormais dans la clandestinité, ne rejoignent pas Daech (le mouvement du Sinaï n’est pas un mouvement issu des Frères musulmans). Le Hamas évite soigneusement le terrorisme international où des radicaux de l’OLP s’étaient fourvoyés.

Bref, l’islamo-nationalisme est désormais plus nationaliste qu’islamiste. Mais cela laisse intact le nouvel espace de radicalisation dé-territorialisé ouvert dans les années 1990 (je l’ai étudié il y a quinze ans dans mon livre L’Islam mondialisé). Il est plus difficile à combattre parce qu’il est un produit de la mondialisation, plus que de la tradition musulmane. C’est sa modernité qui fait toute sa force, pas son inscription dans une tradition musulmane plus fantasmée que réelle.

Alexandre Del Valle

Alexandre del Valle est un géopolitologue et essayiste franco-italien. Ancien éditorialiste (France Soir, Il Liberal, etc), il intervient pour le groupe Sup de Co La Rochelle et des institutions patronales et européennes et est chercheur associé au CPFA (Center of Foreign and Political Affairs). Il a publié plusieurs essais en France et en Italie sur la faiblesse des démocraties, les guerres balkaniques, l’islamisme, la Turquie, la persécution des chrétiens, la Syrie et le terrorisme.

Il est notamment auteur des livres Le Chaos Syrien, printemps arabes et minorités face à l’islamisme (Editions Dhow 2014), Pourquoi on tue des chrétiens dans le monde aujourd’hui ? : La nouvelle christianophobie (éditions Maxima), Le dilemme turc : Ou les vrais enjeux de la candidature d’Ankara (Editions des Syrtes) et Le complexe occidental, petit traité de déculpabilisation (Editions du Toucan).

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Olivier Roy

Olivier Roy est un politologue français, spécialiste de l’islam.

Il dirige le Programme méditerranéen à l’Institut universitaire européen de Florence en Italie. Il est l’auteur notamment de Généalogie de l’Islamisme. Son prochain livre, Le djihad et la mort,paraîtra en octobre aux éditions du Seuil.

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Une chroniqueuse égyptienne : Tout comme le 11/9, les attentats de l’EI en Europe découlent d’un complot occidental

Dans sa chronique du 23 août 2016 parue dans le quotidien officiel égyptien Al-Ahram, Noha Al-Sharnoubi a laissé entendre que les attentats du 11 septembre et ceux qui ont récemment secoué les capitales occidentales avaient tous été planifiés et menés par les services de renseignements occidentaux, afin de justifier l’occupation et la dévastation du Moyen-Orient par l’Occident et la persécution des musulmans en Europe.

Elle a estimé que les auteurs présumés des attentats en Europe étaient probablement des boucs émissaires que l’on avait d’abord abattus, avant de les accuser. Elle a ajouté que ce n’était pas un hasard si les auteurs des attentats du 11/9 avaient été formés dans une école d’aviation américaine et si la plupart des agents de l’Etat islamique (EI) étaient des ressortissants occidentaux. Extraits d’un article fait de questions rhétoriques : [1]

Des responsables d’une école de New York ont [récemment] contraint un élève de 12 ans à signer une fausse confession lui faisant dire qu’il était terroriste. La famille a déposé plainte contre l’école, exigeant 50 millions de dollars de dédommagements. Nashwan Uppal, un élève de cinquième d’une école secondaire d’East Islip, à New York, aurait été harcelé par d’autres élèves qui l’auraient traité de terroriste et lui auraient demandé quelle était sa prochaine cible. Il a répondu, en plaisantant, qu’il avait l’intention de faire sauter la clôture de l’école. Selon les propos du tribunal, lorsque les responsables de l’école ont entendu parler de cet échange enfantin, ils ont crié sur Nashwan et lui ont ordonné d’admettre qu’il était membre de l’Etat islamique avant de le forcer à signer de faux aveux et de fouiller ses affaires. L’affaire ne s’est pas arrêtée là ; des policiers ont été appelés pour fouiller la maison d’Uppal. [2]

Cette histoire me rappelle un autre incident intervenu l’année dernière, dont vous [aussi] vous souviendrez peut-être : un écolier musulman de Dallas avait été arrêté pour avoir apporté à l’école une horloge qu’il avait fabriquée.

Je ne sais pas qui [les Américains] croient duper, nous ou eux-mêmes. Quel est ce terrorisme dont ils parlent et qu’ils associent à l’islam, à des musulmans extrémistes ou à des personnes se faisant passer pour musulmanes ? Comment réagissent-ils à un rapport publié par le Réseau syrien des droits de l’Homme, qui dit que les frappes aériennes du Kremlin [en Syrie] ont tué au moins 2 704 civils depuis que la Russie est entrée dans la guerre [en Syrie] en septembre dernier, tandis que l’EI a causé la mort de seulement 2 686 civils [en Syrie] ? En outre, le meurtre de civils, de femmes et d’enfants par des avions américains en Afghanistan et en Irak est-il considéré comme du terrorisme, ou non ?

Peut-on croire la version officielle de l’administration américaine des événements du 11 septembre 2001 ? Est-ce une coïncidence que les commandants de l’attaque du 11 septembre aient été formés dans des écoles de pilotage américaines ? Selon la version officielle de l’administration américaine, la première attaque, contre la tour Nord, a eu lieu à environ 08h46, heure de New York, et la tour Sud a été frappée par un autre avion 15 minutes plus tard, vers 09h03. Plus de la moitié d’une heure plus tard, un troisième avion a frappé le bâtiment du Pentagone, et un quatrième avion a manqué sa cible et s’est écrasé. Est-il concevable que quatre avions détournés aient pu voler ainsi librement, pénétrer l’espace aérien américain et frapper les tours du World Trade Center et le Pentagone l’un après l’autre, dans un intervalle de 15 minutes et de 30 minutes entre les attaques, tout cela sans que les Américains ne visent les avions et ne les abattent, en dépit de tous leurs renseignements, satellites et radars ? Ou tout ceci a-t-il été planifié pour justifier la guerre contre le terrorisme, dont le [premier] épisode a commencé en Irak ?

Est-il logique que la plupart des membres de l’EI soient des étrangers [des ressortissants occidentaux] ? Ou peut-être l’EI est-il une autre histoire préparée à l’avance [par l'Occident] pour justifier la dévastation, la division et l’occupation [de pays] qui se déroulent et continuent de se dérouler au Moyen-Orient ?

Vous souvenez-vous, comme moi, de la taille et de l’apparence des prétendus membres de l’EI dans cette vidéo qui les montrait en train de charcuter un groupe présumé de chrétiens égyptiens en Libye ? [3] N’est-il pas étrange que tous les [combattants] de l’EI aient la même taille, la même [peau] blanche, et portent des montres coûteuses identiques [fabriquées à] l’étranger ?

Ceux qui sont assassinés, [puis] accusés d’avoir perpétré des attentats en Occident, sont-ils les vrais coupables ? Les renseignements seraient-ils derrière les attaques et les bombardements ? Ensuite, les citoyens musulmans sont-ils arrêtés et tués et tout simplement accusés de les avoir perpétrés afin de justifier ce qui se passe dans les pays arabes au nom de la guerre contre le terrorisme, et de justifier le plan de persécution et d’expulsion des musulmans aux États-Unis et en Europe ? Avons-nous vraiment été trompés et continuent-ils de nous tromper à ce point !?…

Lien vers l’article en anglais

Notes :

[1] Al-Ahram (Egypte), 23 août 2016.

[2] A propos de l’incident voir reuters.com, 17 août 2016.

[3] Référence à une vidéo de février 2015 montrant des combattants de l’EI en train de décapiter des Coptes égyptiens enlevés en Libye. Voir, par exemple, alarabiya.net/ar, le 3 avril 2016.

http://www.memri.fr/2016/09/11/une-chroniqueuse-egyptienne-tout-comme-le-119-les-attentats-de-lei-en-europe-decoulent-dun-complot-occidental/

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Published by DAVID - - MONDE ARABO MUSULMAN, egypte, DESINFORMATION

AP Photo / Susan Walsh

AP Photo / Susan Walsh

Une source diplomatique palestinienne a dit à Breitbart Jérusalem: Les responsables palestiniens ont récemment rencontré le personnel de la Maison Blanche pour discuter de la perspective de lancer un nouvel effort américain pour reprendre les négociations israélo-palestiniennes après l'élection présidentielle de Novembre.

Entre l'élection de Novembre et son départ de ses fonctions en Janvier 2017, le président Barack Obama sera libre de participer à des initiatives diplomatiques sans risque d'entraver la campagne du candidat Démocrate, Hillary Clinton.

La source a ajouté que les responsables américains étaient très sceptiques quant à la faisabilité de l'initiative, mais ont dit " que cela valait la peine de regarder de plus près."

La source a dit: " Il est clair que le Parti Démocrate n'a pas l'intention de lancer des propositions de politiques qui peuvent aliéner le vote juif, mais nous avons soulevé la possibilité qu'il le ferait immédiatement après les élections ". " En restant encore deux mois président à la Maison Blanche, nous serions heureux de le voir lancer un plan qui prendrait les initiatives françaises et arabes en compte et ouvrirait la voie à la prochaine administration de s'engager sincèrement afin d'essayer de résoudre le conflit israélo- palestinien ".

Elle a dit que les fonctionnaires de l'Union européenne ont salué l'idée, en disant que la perspective d'Obama de quitter ses fonctions après avoir jeté les bases de futures négociations est une bonne idée." Ils doivent encore approuver l'idée."

" Nous attendons qu'Obama et le Secrétaire d'Etat John Kerry reveniennent vers nous. Si Obama opte en fait pour cette idée, ce serait formidable."

Un autre responsable palestinien était moins enthousiaste. " L'option a été soulevée suite à des discussions avec des responsables arabes et européens," a-t-il dit.

Les Américains ne sont pas tombés de leurs chaises et n'étaient pas très enthousiastes. Je ne pense pas que le président Obama, qui, à la hauteur de sa présidence a lamentablement échoué en essayant de reprendre les négociations israélo-palestiniennes, voudrait entrer de nouveau dans les derniers jours de sa présidence, alors que l'Amérique aura déjà élu un autre dirigeant. Même la possibilité qu'il puisse le voir comme une occasion de régler la note avec le Premier ministre israélien [Benjamin] Netanyahu ne la rend pas particulièrement attrayante.

Dimanche, le président palestinien Mahmoud Abbas a rencontré le consul général américain à Jérusalem Donald Blome et a discuté du processus de négociation et du dialogue engagé avec Kerry.

Le Président de l'AP Mahmoud Abbas a refusé des offres répétées israéliennes d'entamer des négociations et il n'a pas répondu à des gestes du Premier ministre Benjamin Netanyahu sans précédent pour relancer les négociations, y compris un gel temporaire des colonies - projets juifs de construction à Jérusalem-Est et en Cisjordanie - et la libération de prisonniers palestiniens.

Abbas s'est aussi éloigné de l'offre du Premier ministre de l'époque, Ehud Olmert en 2007, d'un Etat indépendant.. Et Yasser Arafat a rejeté les pourparlersaméricans de médiation - à Camp David en 2000, et revient en Cisjordanie pour lancer une intifada, ou la guerre du terrorisme, contre les Israéliens. Selon les rapports les pourparlers de Camp David offraient à Arafat un état généreux dans la bande de Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est, y compris l'autorité sur le Mont du Temple.

Par AARON KLEIN ET ALI WAKED

http://www.breitbart.com/jerusalem/2016/09/01/source-palestinians-want-obama-resume-peace-effort-november-elections/

Adaptation Mordeh'aï pour malaassot.com

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Les Palestiniens fuient le camp de réfugiés de Yarmouk, près de Damas, après les durs combats de septembre 2015. (Image source: RT video screenshot)

Les Palestiniens fuient le camp de réfugiés de Yarmouk, près de Damas, après les durs combats de septembre 2015. (Image source: RT video screenshot)

  • L'alarme n'a pas sonné non plus pour les 12 000 Palestiniens qui croupissent dans les prisons syriennes, y compris 765 enfants et 543 femmes. Selon des sources palestiniennes, 503 prisonniers palestiniens sont morts sous la torture au cours des dernières années, et des détenues ont été violées par les enquêteurs et les gardes.
  • Quand les journalistes occidentaux se passionnent pour les files d'attentes de Palestiniens aux points de contrôle israéliens, et ignorent les bombes larguées par l'armée syrienne sur les zones résidentielles, on peut se demander à quoi ils jouent.

La communauté internationale semble avoir oublié que les Palestiniens existent bien au-delà de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Ces « autres » Palestiniens, vivent dans des pays arabes comme la Syrie, la Jordanie et le Liban, et ont pourtant de sérieuses raisons de se plaindre... Mais curieusement, leurs doléances ne présentent aucun intérêt pour la communauté internationale. Seuls les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, obtiennent l'attention internationale. Pourquoi ? Parce qu'ils sont une arme entre les mains de la communauté internationale contre Israël.

Près de 3.500 Palestiniens ont été tués en Syrie depuis le début de la guerre civile en 2011. Mais parce que ces Palestiniens ont été tués par des Arabes, et non pas des Israéliens, ils ne représentent pas une information pour les médias grand public. Ce chiffre de 3 500 a été révélé la semaine dernière par le Groupe d'action pour les Palestiniens de Syrie (AGPS). Fondé à Londres en 2012, l'AGPS s'est donné pour but de documenter les souffrances des Palestiniens en Syrie et d'établir des listes de victimes, prisonniers et personnes disparues afin de les intégrer aux bases de données des forums sur les droits de l'homme.

Encore faut-il que lesdits forums dédiés aux « droits de l'homme » y prêtent attention tant ils semblent focalisés sur Israël.

En concentrant uniquement leur attention aux Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza, les associations « humanitaires » dressent un acte d'accusation permanent contre Israël pour les actes répréhensibles qu'il commet, tout en ignorant les crimes perpétrés par les Arabes contre leurs frères palestiniens. Cette obsession israélienne qui confine parfois au ridicule, porte un tort certain aux victimes palestiniennes des crimes arabes.

Voyons les chiffres : selon l'AGPS, 85 Palestiniens ont été tués en Syrie en 2011, première année de la guerre civile. L'année suivante, le nombre des morts violentes a atteint 776. L'année 2013 a représenté un sommet : 1015 victimes palestiniennes. En 2014, le nombre de Palestiniens tués en Syrie a été de 724. L'année suivante, 502 Palestiniens ont été tués. Et depuis le début de cette année (jusqu'en Juillet), quelque 200 Palestiniens ont perdu la vie en Syrie.

Comment ces Palestiniens ont-ils été tués ? Le groupe dit qu'ils sont morts sous les bombardements, dans des affrontements armés, la torture dans les prisons, les bombardements, et des suites du siège mené contre leurs camps de réfugiés en Syrie.

C'est peu dire que l'Autorité palestinienne (AP) à Ramallah ne classe pas en tête de ses préoccupations, la situation faite à son peuple en Syrie. La place d'honneur va Israël qui est blâmé pour tous les problèmes que l'Autorité palestinienne a elle-même causé. Pour le président de l'AP, Mahmoud Abbas, et ses hauts fonctionnaires en Cisjordanie, les Palestiniens de Syrie ne comptent pas. Dans une approche politique qui dépasse l'entendement, la direction de l'AP a même cherché à améliorer ses relations avec Assad en Syrie - un régime qui tue, emprisonne et torture des dizaines de Palestiniens sur une base quotidienne.

La récente inauguration d'une nouvelle ambassade de l'Autorité Palestinienne à Damas a ainsi irrité beaucoup de Palestiniens de Syrie. « Ils [les dirigeants de l'AP] ont vendu les Palestiniens de Syrie et se sont réconciliés avec le régime syrien », fait remarquer un Palestinien de Syrie.

Un autre Palestinien a commenté : « Nous savons maintenant pourquoi plusieurs délégations de l'OLP ont visité la Syrie récemment. Ils ont cherché à renouer avec le régime, et pas spécialement dans le but d'assurer la sécurité de nos camps de réfugiés ou de demander la libération des Palestiniens détenus dans les prisons [syriennes] ».

D'autres ont accusé la direction de l'Autorité palestinienne de « sacrifier le sang des Palestiniens ». L'ouverture d'une nouvelle ambassade à Damas aurait été, selon eux, une récompense offerte à l'AP pour s'être désintéressée du sort des Palestiniens de Syrie. Les Palestiniens se plaignent que les diplomates et autres représentants de l'AP à Damas, aient ignoré tous les appels à l'aide depuis le début du conflit.

Les médias internationaux publient article sur article sur la « crise de l'eau » qui sévit dans les villes et villages palestiniens, en particulier en Cisjordanie. Un thème qui revient chaque été, quand certains journalistes étrangers partent en quête d'histoires négatives sur Israël. Quoi de plus confortable que de tenir Israël pour responsable de la « crise de l'eau » en Cisjordanie.

Mais combien de journalistes occidentaux se sont intéressés à l'assoiffement des Palestiniens du camp de réfugiés de Yarmouk en Syrie ? Qui dans la communauté internationale, sait que ce camp a été privé d'eau pendant plus de 720 jours ? Qui s'intéresse au fait que ce camp a passé les trois dernières années sans électricité ?

Yarmouk, situé à seulement huit kilomètres du centre de Damas, est le plus grand camp de réfugiés palestiniens en Syrie. Ou plutôt, il était le plus grand camp. En juin 2002, 112.000 Palestiniens vivaient à Yarmouk. À la fin de 2014, 20.000 palestiniens manquaient à l'appel. Selon des sources médicales, la plupart des résidents du camp souffrent d'une foule de maladies.

Ces chiffres sont alarmants, mais la direction de l'Autorité Palestinienne, les médias traditionnels et les organisations « droits-de-l'hommiste » en Occident n'en ont cure. Nul ne tire la sonnette d'alarme sur les plus de 12.000 Palestiniens qui croupissent dans les prisons syriennes, privés d'avocat et coupés de tous contacts avec les membres de leur famille. Sur les 12 000 emprisonnés, on compte 765 enfants et 543 femmes. Selon des sources palestiniennes, 503 prisonniers palestiniens seraient morts sous la torture au cours des dernières années.

Certaines sources affirment aussi que des prisonnières palestiniennes ont été violées par leurs interrogateurs et les gardiens. Huda, 19 ans, originaire de Yarmouk, affirme être tombée enceinte après des viols collectifs à répétition dans les deux premières semaines de sa détention. « Parfois, ils venaient me violer plus de 10 fois par jour » dit Huda qui a subi une hémorragie sévère et a perdu conscience. Elle a raconté, une heure durant, comment elle a été enfermée trois semaines dans une cellule peuplée de prisonniers torturés à mort.

Ces histoires atteignent rarement les pages des grands journaux de l'Ouest. Elles ne sont pas non plus discutées dans les conférences des organisations humanitaires, ni aux Nations Unies. Les seuls prisonniers palestiniens dont il est toujours question sont ceux incarcérés en Israël. La direction de l'Autorité palestinienne ne manque jamais une occasion d'appeler à la libération de Palestiniens détenus par Israël, la plupart étant soupçonnés ou reconnus coupables de terrorisme. Face aux milliers de personnes torturées en Syrie, les dirigeants de l'AP, à Ramallah, observent un silence mortel. Par souci de précision, il convient de mentionner que les factions palestiniennes du Fatah et du Hamas ont parfois pris contact avec les autorités syriennes - mais à chaque fois, dans le seul but d'obtenir la libération de certains de leurs militants.

Des rapports en provenance de Syrie affirment que trois camps de réfugiés palestiniens sont actuellement assiégés par l'armée syrienne et divers groupes palestiniens à sa botte. Les camps de Yarmouk et Al-Sabinah sont encerclé depuis plus de 970 jours pour le premier et depuis plus de 820 jours pour le second. Le camp Handarat subit un siège identique depuis plus de 1000 jours. La majorité des habitants de ces camps a fui loin de son foyer. A Yarmouk, 186 Palestiniens sont morts de faim ou faute de soins médicaux. Plus de 70% du camp de Daraa a été complètement détruit à la suite de bombardements répétés de l'armée syrienne et d'autres milices.

Les Palestiniens de Syrie auraient été plus heureux s'ils avaient vécu en Cisjordanie ou dans la bande de Gaza. La communauté internationale et les médias les auraient remarqués. Quand les journalistes occidentaux se passionnent pour les files d'attentes de Palestiniens aux points de contrôle israéliens, et ignorent les bombes larguées par l'armée syrienne sur les zones résidentielles des camps de réfugiés en Syrie, on peut commencer à se demander à quoi ils jouent.

par Khaled Abu Toameh

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 C'est ce qui s'appelle la tolérance islamique?

C'est ce qui s'appelle la tolérance islamique?

La presse:

- "Les principales associations musulmanes de France condamnent l'attentat de Nice"
- "L’université Al Azhar du Caire, plus haute autorité de l'islam sunnite, condamne l'attentat de Nice"
- "Attentat de Nice : la prière des musulmans de Narbonne"

1 Les droits du défunt non-musulman

Aucune équivoque possible: "un musulman a parfaitement le droit de suivre le cortège funèbre d’un proche non-musulman". Cette affirmation interdit de facto de prier pour lui, alors même qu'il s'agit d'un parent.

Le même site nous apprend au passage que "si vous voyez un cortège funèbre, levez-vous". Mais ce n'est pas pour les raisons que vous croyez: c'est juste parce qu'il faut témoigner à Allah tout le respect que chaque musulman lui doit.

2 Le musulman peut-il prier pour sa mère morte non musulmane?

"Allah ne permet pas aux croyants de demander pardon pour les infidèles. Il n’est donc pas permis de demander pardon pour un idolâtre".

3 La présence aux obsèques d'un parent non-musulman

"Il [le musulman] doit y aller et assister à l'enterrement"
Mais "si le prêtre commence à faire un discours",
"il doit détester cela dans son coeur" et "s'il part alors c'est encore mieux".

Le même site dit dans une autre fatwa dit qu'il n'est "pas permis d'observer une minute de silence" en mémoire des morts et qu'on peut "prier pour les morts musulmans, faire l'aumône en leur nom, mentionner leurs bons actes et s'abstenir d'en évoquer les mauvais" [1].

4 Convertis: la mort de parents non-musulmans

Petite nuance lorsqu'il s'agit des parents non-musulmans d'un converti:

"Pour ceux dont les parents sont décédés, il faut garder beaucoup d’espoir. Dans notre relation à leur sujet, il y a l’aspect apparent et l’aspect caché. S’ils sont décédés en apparence comme des non-musulmans, il se pourrait bien cependant qu’ils aient pu, au dernier moment, être touchés par la grâce d'Allah, et qu’ils soient, dans le secret, morts comme des musulmans. Allah, dans Sa grande miséricorde, peut avoir ouvert leur cœur en secret."

À noter que le bon musulman peut assister aux obsèques des parents non-musulman d'un converti uniquement parce qu'il convient d'apporter un soutien à ce dernier (toujours selon assalamalaykoum overblog):

"Lors de la mort d'un proche parent non musulman, nous devons assister aux obsèques, afin d’être présents auprès de nos familles et leur apporter soutien et consolation. Dans ces moments douloureux, notre présence – même discrète – leur sera un réconfort. Il nous est donc permis d’être présents même lorsqu’il y a une cérémonie religieuse, mais simplement, nous ne devons pas participer au rituel qui l’accompagne, ni dire de paroles contraires aux enseignements de l’Islam".

5 La jurisprudence des relations entre les musulmans et les non-musulmans
6 Le musulman ne prie pas sur le défunt non-musulman
7 Jurisprudence concernant le défunt non-musulman
8 Est-il possible d'invoquer Allah en faveur d'un non-musulman ?
9 Participation du musulman aux funérailles d’un proche non-musulman

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PS: les médias et politicards n'en finissent pas d'inventer des expressions pour disculper l'islam des crimes commis en son nom. Parmi les dernières trouvailles: "Il a été radicalisé très rapidement" [sic].

Et à propos de l'agression dans un village de vacances des Hautes-Alpes, la presse aux ordres a présenté l'agresseur comme "un homme né au Maroc" mais le doute n'est plus de mise: on est à peu près certain qu'il ne s'agit ni d'un chrétien marocain, ni d'un juif marocain. C'est juste une manière pour les plumitifs de service de ne pas dire ou écrire "musulman marocain".

Dernier point: quand, lors d'une agression, la formule magique "Allahu akbar" (Allah est le plus grand) n'a pas été prononcée ou entendue, les journaleux s'empressent de noter qu'"aucune parole à connotation religieuse n'a été prononcée". Sic!

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http://apostat-kabyle.blogspot.fr/2016/07/attentat-de-nice-lhypocrisie-musulmane.html

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EXCLUSIF: Obama est responsable de l'ascension de l'Iran 'chiite'- dit une Figure de l'opposition syrienne

JAFFA - Le président Barack Obama est responsable de la mort d'un million de personnes en Syrie et en Irak, et siIsraël n' existait pas, l'Iran - soutenu par les politiques américaines - aurait détruit l'ensemble du Moyen-Orient, c'est une figure de l'opposition syrienne Issam Zeitoun qui a chargé l'administration au cours d'une entrevue exclusive avec Breitbart Jérusalem!.

Zeitoun, qui était en Israël dans le cadre d'un groupe spécial qui mettait l'accent sur la crise dans sa Syrie natale à la Conférence d'Herzliya de Juin 2016, a déploré que le mensonge des Syriens qui dit que leur seul vrai ennemi est Israël. Il a noté que la vie dans une bande de Gaza assiégée est un "paradis" à côté de celle menée en Syrie - même avant la guerre civile qui déchire le pays.

«Les Palestiniens ne réalisent même pas qu'ils vivent dans un paradis», a déclaré Zeitoun.«Même Gaza est mieux que la Syrie ne l'a jamais été. Nous aimerions avoir un ennemi comme Israël. Au lieu de cela, le régime est le viol des filles en face de leurs parents ou de l'abattage des enfants devant leurs parents ou de tuer les syriens avec des armes chimiques ».

À l'autre extrémité du spectre, Zeitoun a commenté, dans ses guerres contre le Hamas à Gaza, " Israël octroie des trêves humanitaires chaque jour et il envoie de l'aide humanitaire dans les camions. "

Selon Zeitoun, l'existence d'Israël est un fait que le monde arabe devrait finalement accepter.

Il a dit: «Israël est une superpuissance dans la région», " Les Juifs ont construit un pays là où les Arabes ont échoué."

Zeitoun a demandé à «imaginer un monde où Israël ne serait pas au le Moyen-Orient.»

" L'Iran aurait avalé l'ensemble du Moyen-Orient - du Yémen à la Syrie, si Israël n'avait pas été là ," a-t-il dit. "Au lieu de cela, on nous apprend qu'il est l'ennemi de notre peuple. Mais il traite nos blessés et donne des fournitures humanitaires à nos réfugiés ".

L'un de ses buts-venir en Israël, dit Zeitoun, de trouver des partenaires israéliens pour remédier à la crise de la Syrie voisine. Zeitoun, qui a visité l'Etat juif à trois reprises en moins d' un mois, a affirmé avoir reçu des réponses positives de fonctionnaires à la Knesset, où il a passé deux jours et tenu des réunions sur son dernier voyage. Une des idées c'est la création d'une «zone de sécurité» pour les réfugiés sur lafrontière sud de la Syrie avec les hauteurs du Golan. Selon le dissident syrien Dr Kamal Al-Labwani, une zone de sécurité contribuerait à résoudre la crise de 200.000 Syriens déplacés en interne dans la zone frontalière.

Zeïtoun affirme que ceux en Syrie qui vivent dans l'espoir de renverser le régime de Bachar al-Assad ont plus en commun avec Israël que les parties ne le pensent. Il a réprimandé les éléments de l'armée libre et d'autres syriens opposés au régime d'Assad pour ne pas être en mesure de voir au-delà d'Israël comme l'ennemi - et en particulier l'incapacité de surmonter la prise par Israël des hauteurs du Golan pendant la guerre des Six Jours en 1967.

Il a dit «Israël ne peut pas quitter les stratégiques Hauteurs du Golan ”. “Le Golan est trop important pour sa sécurité, et nous devons l'accepter.»

Si Israël devait galvaniser les troupes pour établir une telle zone, ce serait également dans l'intérêt du pays - pas le moins de tous-freiner l'avancée des groupes extrémistes, y compris l'État islamique.

Zeitoun a durement critiqué le rôle des Etats-Unis dans la guerre civile syrienne et au Moyen-Orient en général. Il a dit que l'idée que les Etats-Unis avaient "fait une erreur" en envahissant l'Irak est un mythe.

"Les USA n'ont pas fait une erreur, ils accomplissaient le rêve du leader de la révolution iranienne de 1979, l'ayatollah Khomeiny. Si c'était une erreur, elle aurait été corrigé, mais elle ne l'a pas été. Bush l'a commencé et Obama l'a continué," ajoutant que le " chiite " Obama était responsable de l'augmentation des militants pro-Iraniens dans la région, en particulier en Afghanistan.

Zeitoun a également comparé Obama à un violeur pour avoir échoué à intervenir plus tôt.

"Obama est responsable de la mort d'un million de personnes en Syrie et en Irak. Ne rien faire est une politique dangereuse ", a déclaré Zeitoun. " Quand vous voyez quelqu'un violer une petite fille et vous ne faites rien, alors c'est comme si vous aidiez le violeur."

Par DEBORAH DANAN

http://www.breitbart.com/jerusalem/2016/08/12/syrian-opposition-figure-shiite-obama-responsible-for-killing-millions-if-israel-did-not-exist-iran-would-swallow-middle-east/

Adaptation Mordeh'aï pour malaassot.com

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La Division Technologique Lotem-C4i de Tsahal dans la salle d’opération contre les cyber-attaques

La Division Technologique Lotem-C4i de Tsahal dans la salle d’opération contre les cyber-attaques

Les recherches démontrent que des millions de cyber-attaques ont lieu chaque jour. La Division Technologique Lotem-C4i de Tsahal est responsable de défendre les infrastructures militaires contre ces attaques. Dans une salle secrète, des soldats identifient les attaques, évaluent les risques et font tout leur possible pour les éviter.

Aujourd’hui, les données, les informations et les connaissances sont devenus des atouts très précieux. Ceux qui contrôlent l’information possèdent de grands pouvoirs. Les compagnies multinationales comme Google et Facebook, ne fabriquent pas de biens physiques – leurs revenus sont issus de leurs collectes de données.

L’augmentation accrue de la technologie digitale rend les systèmes de données et d’informations de Tsahal plus vulnérables. Cette dépendance est un nouveau défi auquel Tsahal doit faire face afin de maintenir sa cyber-défense.

Depuis 2012, il y a eu de majeurs changements dans la lutte contre les cyber-attaques. Les outils, techniques et technologiques pour pirater les systèmes électroniques sont accessibles à tous.

Selon le général de brigade Danny Bren, chef de la Division Technologique Lotem-C4i et de la Division de Cyber-Défense, “la prolifération des systèmes sophitisqués de TI (technologie de l’information) a ouvert la route à ceux voulant commettre des cyber-crimes. Cette propagation est comparable aux armes traditionnelles. Tout le monde peut aujourd’hui attaquer Israël de n’importe quel endroit à n’importe quel moment.”

Ceux qui le souhaitent peuvent aujourd’hui perfectionner leurs connaissances informatiques. Selon Bren, “l’Iran, en particulier, a investi a plan pour diminuer la fracture numérique.”

La diffusion des ces connaissances informatiques a aussi changé la forme des attaques. Il y a cinq ans, la plupart des attaques n’était pas discriminatoires, dans le sens où elles visaient tout le monde, comme le virus informatique, Conficker découvert en 2008.

Ce ver exploitait une faille du système Windows afin de s’infiltrer dans l’ordinateur de son utilisateur. Il a infecté 9 à 15 millions de foyers, bureaux et ordinateurs gouvernementaux dans 190 pays différents. Ce virus a permis aux pirates d’avoir accès aux informations bancaires, aux numéros de cartes de crédit ainsi qu’aux noms et mots de passe des utilisateurs.

Aujourd’hui, les cyber-attaques sont conçues pour remplir une mission définie à l’avance. Elles ont des cibles et des objectifs précis. Elles sont créées pour déterminer les faiblesses des systèmes TI.

La Division Technologique Lotem-C4i a répondu à ces menaces en prenant trois mesures. En premier lieu, ils créent des systèmes de défense très résistants en cas d’attaque. Ils s’assurent que tous continueront de fonctionner même en cas d’une attaque pirate réussie. Deuxièmement, ils rassemblent des renseignements informatiques afin de stopper les pirates avant même qu’ils préparents une attaque. Dernièrement, ils utilisent des moyens de surveillance en temps réel et des systèmes analytiques pour se défendre contre les attaques en cours.

La menace d’attaque pirate continuera d’augmenter. “Souvent, nous oublions de prendre en compte les côtés négatifs de la technologie”, Bren affirme. “Peu importe, les avancées technologiques, il y aura toujours des personnes exploitant celles-ci à de mauvaises fins. Cette année a été difficile. Nous avons été constamment victimes de cyber-attaques. En informatique, il n’y a pas de solution miracle. La réalité dépasse vraiment l’imagination. Je ne sais jamais comment ma journée terminera.”

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Published by DAVID - - ISRAEL, piratage

Sommet de Nouakchott

Sommet de Nouakchott

Voir la vidéo sous-titrée en anglais sur memritv

Le discours du président Mahmoud Abbas, prononcé lors du sommet de la Ligue arabe de Nouakchott, en Mauritanie, le 25 juin, a appelé la Ligue arabe à aider les Palestiniens à intenter une action en justice contre le gouvernement britannique pour avoir émis et mis en oeuvre la Déclaration Balfour de 1917. Ce discours a été lu lors du sommet de la Ligue arabe par le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne Riyad Al-Malki, Abbas ne s’étant pas rendu au sommet en raison du décès de son frère. Il a été diffusé sur Al-Jazeera. Extraits :

Le ministre des Affaires étrangères de l’AP, pour le compte de Mahmoud Abbas :

« Permettez-moi tout d’abord d’exprimer les voeux du président Mahmoud Abbas, et ses excuses pour avoir été empêché au dernier moment d’assister au sommet, alors qu’il était déjà en chemin pour s’y rendre. Le décès de son frère, Omar, l’a empêché d’être parmi nous. Il vous présente ses excuses et m’a demandé de le représenter, et de lire son discours, qui commence comme suit… […]

M. Le Président, mes chers collègues, presque un siècle s’est écoulé depuis la Déclaration Balfour de 1917, et sur le fondement de cette déclaration maudite, qui a été donnée par ceux qui ne possédaient pas [la Palestine] à ceux qui ne la méritaient pas, des centaines de milliers de Juifs ont été transférés d’Europe et d’ailleurs vers la Palestine, aux dépens de notre peuple palestinien, dont les pères et les ancêtres vivaient sur le sol de leur patrie depuis des milliers d’années.

Suite à cette déclaration, l’autorité mandataire britannique et les superpuissances de l’époque ont permis aux mouvements juifs terroristes de chasser, de déporter et d’exiler presque la moitié de la population de Palestine vers les pays voisins et vers ce qui restait de la Palestine historique. Après la Nakba, les forces israéliennes ont détruit plus de 485 villes et villages palestiniens.

En conséquence, environ six millions de Palestiniens vivent en exil. Nous travaillons actuellement pour ouvrir les dossiers des crimes israéliens, qui sont perpétrés contre notre peuple depuis la fin du mandat britannique en Palestine, et des massacres perpétrés par [Israël] depuis 1948. A l’occasion de cet anniversaire douloureux, et alors que nous marquons le centenaire de ce massacre historique de notre terre et des ressources de notre peuple, et du fait que cette catastrophe demeure non résolue, nous demandons au Secrétariat Général de la Ligue arabe de nous aider à préparer un dossier juridique pour intenter une procédure contre le gouvernement britannique, pour avoir émis la Déclaration Balfour et l’avoir mise en oeuvre, en qualité d’autorité mandataire. Ceci a causé la Nakba du peuple palestinien, son exil et la privation de sa patrie, et de la création de son Etat indépendant, [Etat indépendant] comme en ont tous les autres peuples de la région. […] »

Voir la vidéo sous-titrée en anglais sur memritv


http://www.memri.fr/2016/08/03/le-discours-du-president-abbas-au-sommet-arabe-nous-allons-poursuivre-en-justice-le-gouvernement-britannique-pour-la-declaration-balfour/

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Etat islamique en Irak et au Levant – Drapeau islamique

Etat islamique en Irak et au Levant – Drapeau islamique

Le vrai islam c’est Daesh, nous le combattons depuis 14 siècles !

Conflit du Proche-Orient, Coran Sunnah Mahomet, Dissimulation, Guerre,Historicité, Lieux de culte, média, Mouvements islamistes, Terrorisme,Violence Add comments

Août022016

Imams et fidèles se rendent messe pour exprimer leur solidarité et compassion après l’attaque de Saint-Etienne-du-Rouvray, c’est carrément absurde. Cela n’arrêtera pas d’autres musulmans de refaire la même chose et cette fois plus gravement encore. On sait très bien comment ils ont commencés ! Pratiquement tous les trois mois nous nous trouvons confrontés à un attentat de grande ampleur en France ou ailleurs.

Que se serait-il passé si des chrétiens ou des individus d’autres croyances étaient entrés dans une mosquée pour égorger un imam? Où juste un simple musulman qui aurait commis cet acte ! Les politiques et les commentateurs ont vite oublié le sort subi par nos frères et sœurs, en Kabylie, en Afrique et en Orient. En 2009-2010, ces terroristes musulmans ont brûlé une Église évangélique à Tizi-Ouzou. Ils sont revenus à la charge en attaquant une autre église de la même confession à Fréha toujours en Kabylie. Combien de fois ces musulmans sanguinaires ont attaqué les bars, molesté les gens qui n’observent pas le jeûne, intimidé ou rendu la vie invivable pour les jeunes filles qui ne portent pas le voile islamique ou la burka. Le risque d’une guerre civile avec un islam dominateur sur un territoire libre en Kabylie est à prendre très au sérieux. N’est-ce pas des musulmans qui ont brûlé une Église en Égypte, rafalé avec les kalachnikovs tous les membres d’une église en Nigeria après avoir ont brûlé des fidèles à vif, et parmi eux des femmes et des enfants ?!

On entend souvent dans les médias « ça ce n’est pas l’islam, ça c’est de la barbarie ! » Oui, effectivement mais ces gens, ils appliquent le vrai islam. Le Coran parole incrée le dit parfaitement et très clairement. C’est écrit noir sur blanc, il faut tuez les Juifs, les chrétiens, les mécréants, et toutes personnes qui changent de religion. La question qu’il faut poser pourquoi leur dieu, ne peut pas tuer toutes ces personnes qui ne sont pas musulmans?

Ce qui est étonnant, c’et que certains responsables musulmans affirment que l’islam, c’est la paix, l’amour, le pardon, le respect du prochain. Si c’est le cas alors pourquoi imposent-ils leur mode de vie, et leurs préceptes comme la viande hallal, le voile intégral, les piscines pour les femmes, etc… il est où le respect du prochain?

Peut-être est-ce un mal pour un bien ! Honnêtement lorsque l’on voit les jeunes filles du Kurdistan, âgées d’à peine 20 ans, lutter contre les musulmans terroristes, l’Azawad, la Kabylie combattre contre cette secte sanguinaire plus de quatorze siècles, il est écoeurant de voir les occidentaux tourner leur regard, n’aidant en rien ces peuples qui luttent contre ces monstres. C’est à se demander s’ils ne souhaitent pas non plus eux aussi notre extermination.

Il serait souhaitable d’exiger fermement le respect strict des lois, protéger les identités séculaires méditerranéennes, interdire strictement toute velléité d’importer les us et coutumes d’un autre âge et en totale contradiction avec nos cultures. Si une politique culturelle non inféodée aux pays de la ligue arabe avait été entreprise par les derniers gouvernements de droite comme de gauche en France, peut-être n’en serions-nous pas là.

Source Posté par Winnat Ni le dim, 2016-07-31 21:45

Winnat Ni

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Published by DAVID - - ISLAM, FRANCE, TERRORISME, salafistes, islamistes

Les délires complotistes antijuifs d'une professeur de Janson-de-Sailly

Une professeur d'anglais enseignant en classe préparatoire du prestigieux lycée Janson-de-Sailly à Paris (16ème arrondissement) aurait dénoncé, sur Facebook, « le lobby juif américain [qui soutient Hillary Clinton] ».

Elle aurait également fustigé François Hollande, le qualifiant de « Juif qui a profité de son appartenance à la communauté pour monter en politique et se renie, maintenant, en se prêtant un père "catholique" sur Wikipédia ».

« Hollande est juif et le nie. Ça va commencer à rétropédaler de partout, maintenant que la gamelle est moins bonne du côté de la juiverie » poursuit-elle. Le même jour, elle écrit : « La Shoah a été prévue et organisée par les Juifs ».

Le Ministère de l'Education nationale a été informé par Le Canard Enchainé et le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF).

Une enquête du Rectorat est en cours.


Sources : CRIF, 28 juillet 2016 ; I24news, 29 juillet 2016.

Voir aussi :
* Théorie du complot : un prof muté
* "Charlie Hebdo" : une prof suspendue pour des propos complotistes
* La prof qui voulait une minute de silence pour Merah a été suspendue
* 11-Septembre : le prof de Nancy 2 enseigne le conspirationnisme

http://www.conspiracywatch.info/Les-delires-complotistes-antijuifs-d-une-professeur-de-Janson-de-Sailly_a1640.html

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RIPOSTE SEFARADE

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