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RIPOSTE SEFARADE

Complotisme : Hani Ramadan persiste, signe… et s’enfonce

Mis en cause dans Le Temps pour avoir crié à la manipulation dans l’affaire de l’attentat raté du Thalys, le prédicateur genevois Hani Ramadan, frère de Tariq Ramadan, a publié mardi un long droit de réponse dans les colonnes du quotidien suisse sous le titre : « Vous avez dit "théorie du complot" ? ». Selon lui, il existerait « depuis des décennies » un plan sioniste visant à semer le chaos au Moyen-Orient et nous assisterions à sa mise en œuvre « sous nos yeux ».

« Commençons simplement par affirmer que nous pensons qu’il n’y a pas de "théorie du complot", mais que complot il y a » écrit le directeur du Centre islamique de Genève. « Le soutien de l’alliance américano-sioniste eurocompatible au putschiste al-Sissi, tout comme la passivité de la communauté internationale (…) en ce qui concerne la Syrie, démontrent bien que tout ce qui se passe n’est pas l’effet du hasard, loin de là » (sic).

Hani Ramadan est coutumier des sorties conspirationnistes sur son blog, hébergé par La Tribune de Genève. Comme le souligne Le Figaro, « il n'hésite pas à faire montre d'un antisionisme et d'un anti-américanisme virulents, dénonçant "l'impérialisme américano-sioniste" à longueur de billets. En juin dernier il voyait dans les trois attentats simultanés en France, au Koweït et en Tunisie la marque de la "volonté des sionistes de provoquer des soulèvements contre les musulmans". Au moment de l'attaque de Charlie Hebdo, il écrivait qu'il voyait dans cet attentat un "vaste processus de diabolisation de l'islam, savamment programmé au cours des années" ».

Cette fois-ci, Hani Ramadan cite à l’appui de sa démonstration l’extrait d’un « document historique irréfutable » censé présenter les « résolutions » prises par l’Organisation sioniste mondiale (OSM) à Jérusalem telles qu’elles auraient été publiées dans un article de la revue Kivounim en février 1982 :

« L’éclatement de la Syrie et de l’Irak en régions déterminées sur la base de critères ethniques ou religieux doit être, à long terme, un but prioritaire pour Israël, la première étape étant la destruction de la puissance militaire de ces Etats. (…) Riche en pétrole, et en proie à des luttes intestines, l’Irak est dans la ligne de mire israélienne. Sa dissolution serait, pour nous, plus importante que celle de la Syrie, car c’est lui qui représente, à court terme, la plus sérieuse menace pour Israël. »

Hani Ramadan poursuit avec ce commentaire :

« Les visées décrites dans ce document, n’est-ce pas ce qui se produit sous nos yeux depuis plus de trente ans ? Pourquoi est-il si difficile d’en parler ? Pourquoi ne met-on pas en évidence l’origine de drames humains indescriptibles dont nous sommes les témoins et qui débordent jusque chez nous ? Pourquoi n’explique-t-on pas que les dictatures arabes sanguinaires et Daech sont les meilleurs alliés de l’Etat d’Israël, plutôt que la voie des urnes ? Pourquoi est-ce que nos agences de presse en Occident diabolisent à ce point, et rapidement, un terroriste présumé ; et se taisent, à ce point, sur un projet qui se déroule depuis des décennies, et qui est en fait une énorme monstruosité ».

Poser ces questions, c’est évidemment y répondre. Et qu’attend-on du lecteur sinon qu’il identifie, derrière le silence – forcément complice – des médias, la main invisible de ceux qui cherchent, comme Hani Ramadan a pu l’écrire ailleurs, à « affirmer dans les faits la suprématie raciale du peuple élu » ?

Premier problème : le document cité par Hani Ramadan n’expose en aucune façon les « résolutions » prises par l’OSM. Il figure d’ailleurs entre un texte sur la pensée de Judah L. Magnes (1877-1948), un rabbin libéral américain qui jusqu'à la veille de la création de l’Etat d’Israël défendit le projet d'un Etat binational judéo-arabe, et un article sur l'héritage de Ber Borochov (1881-1917), linguiste yiddishiste et penseur marxiste, qui posa les bases intellectuelles et politiques du sionisme socialiste. Du reste, au début des années 1980, l’OSM – qui n’a cessé, tout au long du XXème siècle, de cristalliser sur elle les fantasmes conspirationnistes (1) – n'avait déjà plus aucun poids politique substantiel depuis longtemps et sa revue, Kivounim, ne constituait en rien un écrit programmatique exposant les décisions (ou « résolutions ») prises en son sein.

Surtout, Oded Yinon, l’auteur de l’article, était – et est resté – un parfait inconnu pour les Israéliens. Il est présenté à la fois comme « journaliste » et comme « ancien fonctionnaire du ministère israélien des Affaires étrangères ». A quel niveau ? Nous n’en saurons rien. Lorsqu’on recherche son nom sur la version en hébreu de Google, on obtient ainsi 43 résultats, dont la très grande majorité sont consacrés au livre qu'il a écrit sur son père, Dov Yinon, qui fut commentateur à la radio israélienne. La même requête sur la version anglophone du moteur de recherche donne 28 700 occurrences, pratiquement toutes consacrées à dénoncer le plan machiavélique dont Oded Yinon serait l'auteur.

Toujours est-il que ce texte a été repéré dès sa publication par Israël Shahak, un militant antisioniste radical qui finira par être publié par la maison d’édition négationniste La Vieille Taupe. Par l’entremise de Shahak, des extraits de l’article d’Oded Yinon seront publiés dès 1982 par la Revue d’études palestiniennes. Depuis plus de trente ans, il est régulièrement cité dans la littérature antisémite et négationniste qui est allé jusqu’à le rebaptiser « Plan Yinon », attribuant une importance démesurée à un texte qui en est à peu près totalement dénué malgré son titre emphatique : « Une stratégie pour Israël dans les années 80 ». Roger Garaudy en avait par exemple fait l’un des arguments phares de son livre L’Affaire Israël (1983). Aujourd'hui, le « Plan Yinon » fait les choux gras de Thierry Meyssan, Alain Soral, Kémi Seba ou Pierre Hillard. Et l’on en retrouve trace aussi bien dans un numéro de 2007 de la revue Confluences Méditerranée que sur des sites conspirationnistes, antisémites et/ou islamistes : Réseau Voltaire, Le Grand Soir, Alterinfo, Le National Emancipé, The-Savoisien.com, SOS-crise, Mondialisation.ca, IRIB, pascasher.blogspot.com, Kontre-Kulture, Boulevard Voltaire, Médias-Presse-Info, etc.

Comme l’indiquent Michaël Prazan et Adrien Minard dans le livre de référence qu’ils ont consacré à l’itinéraire intellectuel et politique de Garaudy, « rien n’indique que cet article, qui évoque successivement l’opportunité d’une action en faveur d’une désagrégation des pays du Moyen-Orient et d’un transfert massif des Palestiniens vers la Jordanie, désigne un plan de travail concret validé par les autorités et devant orienter de tout temps la politique extérieure de l’Etat hébreu. Bien au contraire. Il s’agit d’une position personnelle parmi d’autres, exprimée par un simple journaliste dans le contexte particulièrement tendu des semaines qui précèdent l’opération Paix en Galilée menée par Tsahal au Sud-Liban » (2).

Mais la force de conviction des dénonciations du prétendu « Plan Yinon » réside également dans la « valeur prédictive » que l’on confère à ce texte, à l’instar des Protocoles des Sages de Sion. « L’argument, écrit Pierre-André Taguieff, revient à interpréter le cours de l’histoire comme strictement conforme au plan des Sages de Sion » (3) (dans le cas d’espèce, on dira : « des sionistes »). La situation chaotique dans laquelle convulserait le Moyen-Orient viendrait ainsi valider le caractère prophétique, et donc l’importance décisive, d’un texte qui n’a jamais rien eu de secret et n’a sans doute jamais eu la moindre influence sur les décisions stratégiques prises par l’Etat d’Israël.


Notes :
(1) « Ses activités, écrivent Michaël Prazan et Adrien Minard, ont longtemps consisté en l’organisation de congrès où les délégués des communautés juives de toute la diaspora se réunissaient pour décider, par un vote, des moyens propres à assurer la pérennité du foyer d’immigration promis par Lord Balfour en 1917, puis de l’Etat d’Israël à partir de 1948. Divers courants ont toujours co-existé en son sein. Mais les adversaires d’Israël l’ont souvent considérée comme une sorte de directoire secret constitué d’extrémistes animée des pires desseins et dictant ses ordres au gouvernement. On retrouve le thème du complot juif tirant les ficelles de l’OSM, dont le nom même serait la confirmation explicite de ce fantasme » (Michaël Prazan & Adrien Minard, Roger Garaudy. Itinéraire d’une négation, Calmann-Lévy, 2007, p. 161).
(2) Michaël Prazan & Adrien Minard, op. cit., pp. 161-162.
(3) Pierre-André Taguieff, Les Protocoles des Sages de Sion. Faux et usages d’un faux, nouvelle éd., Berg International-Fayard, 2004, pp. 80-82.
http://www.conspiracywatch.info/Complotisme-Hani-Ramadan-persiste-signe-et-s-enfonce_a1451.html

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Published by DAVID - - DESINFORMATION, conspirationiste, complot

L’annonce en début de semaine de la découverte d’immenses ressources de gaz naturel au large des côtes égyptiennes a changé la donne régionale et aura des répercussions tant sur la politique étrangère d’Israël que sur sa politique interne. Israël n’est plus l’exportateur dominant potentiel de gaz naturel en Méditerranée orientale. L’une des conséquences de cette nouvelle réalité est que l’accord sur le gaz naturel proposé par le Premier ministre Benyamin Netanyahou risque de ne pas être adopté à court terme. Ce retard va contribuer à la détérioration des relations déjà tendues entre Netanyahou et son partenaire de coalition, Aryé Déri.


En tant que ministre israélien de l’Economie, Déri détient la clé de l’approbation de l’accord laborieusement conclu entre le gouvernement israélien et le consortium propriétaire des champs de gaz Tamar et Leviathan. En effet, selon la loi, le ministre de l’Economie est autorisé à passer outre les décisions du régulateur antitrust s’il considère que tel est l’intérêt suprême de l’État. David Gilo, le régulateur antitrust sortant, a décrété avant sa démission il y a quelques mois que le consortium qui exploite les champs de gaz Tamar et Leviathan constitue un monopole. À la surprise et à la déception de Netanyahou, Déri a refusé d’exercer sa prérogative sur les conclusions de Gilo. La semaine dernière, Déri a déclaré que même si la Knesset (parlement israélien, ndlr) votait en faveur de l’accord gazier approuvé par le gouvernement, il ne passerait pas pour autant outre la décision de Gilo mais attendrait plutôt l’avis du prochain régulateur antitrust. Netanyahou, qui pensait que Déri ne ferait plus de problèmes après vote de la Knesset, est furieux.


La découverte de gaz naturel en Egypte a à la fois renforcé et affaibli l’argument de Netanyahou. D’un côté, le Premier ministre a raison de dire que le processus décisionnel lent et compliqué d’Israël a fatigué les investisseurs qui ont à présent toutes les raisons de se tourner vers l’Égypte, avec ses ressources gazières plus vastes et sont processus décisionnel très prévisible. D’un autre côté, l’un des principaux arguments pour justifier le contournement du régulateur antitrust s’est effondré comme un soufflé. Dore Gold, le directeur général du ministère des Affaires étrangères, a expliqué récemment au cabinet israélien qu’il faut passer outre la décision du régulateur antitrust afin d’éviter que l’Iran ne vende son gaz naturel aux pays voisins d’Israël.


D’après le ministère des Affaires étrangères, l’Iran est sur le point de combler le vide des ressources de gaz égyptiennes soi-disant asséchées en doublant sa production de gaz et en la vendant à la Jordanie, et même à l’Egypte. D’où l’urgence d’approuver l’accord pour vendre du gaz israélien aux pays voisins. Maintenant que l’Égypte est sur le point de devenir le principal producteur de gaz naturel de la région, cet argument n’a plus de sens. Peu après que le cabinet israélien ait pris une décision sur la base de l’ « information » selon laquelle l’Égypte n’a plus de gaz, la compagnie italienne d’énergie ENI a annoncé la découverte d’un immense champ de gaz naturel dans les eaux territoriales égyptiennes (un champ connu sous le nom de “Zohr”). Selon l’ENI, ce champ de gaz est le plus grand jamais découvert en Méditerranée. Estimé à 850 milliards de mètres cubes de gaz, il est presque deux fois plus grand que le Leviathan.


L’accord approuvé récemment par le gouvernement israélien (mais qui reste toujours en attente tant que Déri refuse d’exercer sa prérogative sur le régulateur antitrust) fixe également le prix du gaz sans prendre en compte la demande croissante (et la compétition) que le champ de gaz Zohr devrait engendrer. En d’autres termes, Déri détient aujourd’hui un argument plus que raisonnable pour défier le Premier ministre. Et c’est dans son intérêt politique que de se servir de cette carte.

Déri a mené sa campagne électorale sur une plate-forme économique de gauche, soutenant que seul son parti se soucie des plus démunis. Pour sa part, Netanyahou, qui avait avancé les élections afin de se débarrasser de son ambitieux ministre des Finances Yaïr Lapid, voulait tellement coopter les partis orthodoxes (dont celui de Déri) à sa coalition qu’il a cédé à toutes leurs exigences. Aujourd’hui, il doit composer avec leur programme économique. Déri, quant à lui, n’a aucune raison d’être flexible. Il sait que Netanyahou n’a pas de coalition sans lui et il n’a pas oublié non plus le soutien de Netanyahu pour Eli Yishay, l’ennemi juré de Déri qui lui a dérobé près de quatre sièges à la Knesset lors des élections de 2015 sans pour autant passer le seuil d’éligibilité (au grand dam de Netanyahou). Le parti Shas doit en partie sa force électorale à sa rhétorique socialiste démagogique, et Déri n’a donc aucune raison de changer de rhétorique.


Pour Netanyahou, obtenir l’approbation de l’accord gazier est crucial, car son leadership et la crédibilité d’Israël sont en jeux. Or les chances d’approbation de l’accord s’amenuisent de jour en jour. De la même manière que l’effort frénétique de Netanyahou pour convaincre treize sénateurs démocrates de voter contre leur président est voué à l’échec, la débâcle qui pèse sur l’accord gazier ne pouvait pas arriver à un pire moment. Une double humiliation, à la fois sur l’accord nucléaire iranien et sur le gaz naturel israélien, pourrait être politiquement fatale.

EMMANUEL NAVON

http://www.i24news.tv/fr/opinions/84283-150902-le-gaz-egyptien-destabilise-le-gouvernement-netanyahou

Emmanuel Navon dirige le département de Science politique et de Communication au Collège universitaire orthodoxe de Jérusalem et enseigne les relations internationales à l'Université de Tel Aviv et au Centre interdisciplinaire d’Herzliya. Il est membre du Forum Kohelet de politique publique.

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Published by DAVID - - EGYPTE, gaz, ISRAEL

Que se passerait-il si le Liban tombait ?

Beyrouth brûle ; la ville le vit mal, irritée et préoccupée par son avenir incertain. Les ambulances hurlent. Il y a des centaines de blessés. Il y a des tirs de balles de gomme, mais aussi avec des munitions de guerre.S’agit-il d’une révolution ou d’une rébellion ?

Qui sont ces hommes, torse nu [comme les manifestants d’Occupy Wall Street utilisent leurs torses nus comme messages], musclés qui jettent des pierres à la police au centre du Beyrouth ? Sont-ils d’authentiques révolutionnaires ? Sont-ils là pour réclamer le tant discrédité «Printemps Arabe » ? Ou sont-ils venus pour faire une démonstration de force, payés par l’Occident ? Si l’État libanais s’écroule, l’État Islamique (EI) pourrait avancer et occuper une partie importante du Liban. Cela pourrait rencontrer les intérêts des pays occidentaux et ceux de la Turquie, mais aussi les intérêts des états du Golfe. Ou Israël pourrait-il profiter de la vacuité du pouvoir et envahir encore une fois le Liban. Ou cela pourrait être les deux : l’EI et Israël.

Il y a deux semaines mon amie disait en plaisantant : « J’ai trouvé un garçon à Beyrouth qui m’a dit qu’il est en train d’obtenir un emploi dans une ONG européenne. Son travail sera d’aider à déstabiliser le Liban ». Elle a mentionné le nom du pays qui finance l’ONG, mais je préfère ne pas le nommer pour ne pas jeter de l’huile sur le feu. A ce moment là nous avons beaucoup ri mais la chose ne semble déjà plus être si amusante.
Hier elle m’a dit : « La police lui a tiré dessus ». Le garçon était là ; il ne fanfaronnait pas. Ce n’était pas un jeu.

* * *

Au Liban rien ne semble être déjà plus un jeu !

Ou est-ce qu’il pourrait y avoir deux « types » de manifestants dans le même lieu et au même moment ? Ceux qui luttent pour un Liban meilleur et ceux qui touchent pour se battre pour le sectarisme et les intérêts étrangers (ce qui dans ce pays revient à être plus ou moins le même) ?
Juste un jour avant que n’éclatent les manifestations dans la rue, je suis sorti de Beyrouth en voiture, j’ai traversé les montagnes et après j’ai voyagé vers le nord dans la vallée de la Bekaa.

La nuit tombait sur la vieille ville de Baalbek. Mayada El-Hennawy, la grande chanteuse classique arabe d’origine syrienne, a commencé à chanter avec sa voix si marquée, cette voix qui était portée par la sono vers les montagnes qui servent de frontière entre les deux nations sœurs : Le Liban et la Syrie.

Quelle vision ! Quelle folie ! Derrière Mayada se trouvait, l’énorme construction du temple de Bacchus au-dessus volaient quelques drones. Des chars et des centaines de soldats étaient dans tout Baalbek pour protéger l’endroit du festival. À peu de kilomètres de là, le Hezbollah livre une bataille épique contre l’EI.

Cependant, il y avait là des milliers de personnes à l’attitude de défi, qui ne se laissaient pas vaincre par la peur. Ils étaient arrivés au concert depuis Beyrouth et d’autres villes d’un Liban atteint et presque dysfonctionnel. Ils étaient arrivés pour célébrer la vie arabe et sa culture ; ils étaient arrivés pour écouter leurs chères chansons traditionnelles et pour honorer leur célèbre chanteuse syrienne. Certains, clairement, pour rendre hommage à la Syrie ; à la Syrie et à la vie.
Mayada El-Hennawy a commencé à chanter, les gens hurlent.

* * *
Vingt-quatre heures après le concert, une foule se heurtait aux forces de sécurité libanaises au centre du Beyrouth, dans les alentours du palais gouvernemental. Des douzaines de personnes sont blessées ; le 24 août on a appris qu’une personne est morte à l’hôpital.

Au début du mouvement « Tala’at Rihatkum » (« Vous puez ») a organisé les manifestations. Des milliers de personnes ont rempli la rue en réponse à la crise du ramassage des ordures qui était en cours qui , selon plusieurs personnes, a rendu la déjà difficile vie à Beyrouth en quelque chose de pratiquement insupportable.

« Vous puez » Pendant 18 ans le gouvernement n’a pas été capable (ou il n’a pas voulu) construire une usine permanente de recyclage des déchets. Pendant 18 ans, les pauvres qui vivent près de la décharge « provisoire » ont souffert de la contamination produite par la voirie et sont morts à cause d’une incidence exceptionnellement forte de cancers et de maladies pulmonaires. Jusqu’à ce qu’enfin ils dissent : « Basta ! » et ils ont bloqué la décharge. À partir de ce moment-là, les ordures ont commencé à s’accumuler dans les rues de Beyrouth. Au lieu de chercher une solution définitive au problème, le gouvernement a aspergé les montagnes d’ordures en décomposition avec de la mort-aux-rats. Les gens de la capitale ont commencé à tomber malades.

Mais les ordures ne sont pas la seule raison pour laquelle la vie dans la capitale – en fait, dans tout le pays – est devenue quelque chose d’insupportable.
* * *
Il y a quelque chose qui doit être compris : Le Liban n’est pas l’Irak, la Libye ou la Syrie. Tous ces pays avaient un fort leadership socialisant et de vigoureux programmes sociaux (méprisés par l’Occident) ; depuis la prévention de santé à l’éducation, du logement public aux retraites.

Au contraire, le gouvernement du Liban est dysfonctionnel, corrompu et est divisé. Le pays a survécu pendant plus d’un an sans président, bien que le Cabinet se soit réuni plus de 20 fois pour essayer d’en choisir l’un.

Les ordures ne sont que le sommet de l’iceberg. L’infrastructure du Liban s’effondre : coupures constantes d’approvisionnement d’eau et pannes d’électricité. Il n’y a presque pas de transport public dont on puisse parler et les espaces verts pour un usage public sont pratiquement inexistants. Il y a des confiscations de terres dans tout le pays. La santé et l’éducation sont une catastrophe. Pour beaucoup de gens, le Liban est un lieu inhumain.

Il est possible que le Liban soit l’un des pays les plus capitalistes de la Terre. Il n’y a presque rien qui soit public, il ne reste déjà plus rien de socialisé. Et le capitalisme sauvage (toujours prescrit par les « associés » occidentaux à ses états clients) au Liban, comme dans tout endroit du monde, clairement ne fonctionne pas.

Le pays ne produit presque rien. Il y a plus de Libanais vivant à l’étranger que dans leur propre pays ; ce sont les versements d’argent qu’ils envoient qui maintiennent de quelque façon le pays à flot. De plus, il y a une production importante de capital provenant des bénéfices d’affaires troubles en Afrique occidentale et en Irak, mais aussi des bénéfices de l’industrie financière (surtout celle qui sert au Moyen-Orient et aux états du Golfe) et ceux que rapportent les narcotiques produits dans la vallée de la Bekaa.

Il y a une abondance de richesse dans les poches et les comptes bancaires de quelques personnes, mais il n’y a presque pas d’argent pour des services publics. Durant les nuits, les Lamborghinis et Ferraris font la courses sur La Corniche, et la marina de la baie de Zaytouneh concourt honteusement avec celle Abu Dhabi. Mais la plupart de la ville est contaminée, tombant en morceaux et désespérée. Au milieu de tant de contrastes, des réfugiés syriens désespérés font la manche.

Rien ne semble être suffisant. L’argent circule et, mystérieusement, une grande partie de celui-ci s’évapore tout simplement.
* * *
Maintenant, le pays est totalement brisé. Des sources gouvernementales soutiennent qu’actuellement la dette publique libanaise arrive à 143 % du produit national brut.

La population libanaise est fragmentée selon des lignes sectaires en 18 groupes religieux : les principaux sont les chrétiens, les musulmans sunnites, les musulmans chiites et une petite minorité druze. Grâce au sectarisme, l’unité nationale ou « le projet national » sont presque inexistants.

Quelques manifestants avec qui j’ai conversé proclament qu’ils en ont marre des sectarismes et des divisions ; ils veulent un Liban unique, qui soit fort et uni. Au moins c’est cela qu’ils disent.

Ahmed, l’un des manifestants, professionnel d’âge moyen qui vit à Beyrouth, m’a expliqué : «Je ne veux pas d’un Liban de chrétiens et de musulmans ; je veux un seul Liban, un pays uni ! »

Il semblerait qu’il n’y a pas d’idéologie qui unifie vraiment les manifestants. Il y a seulement des motifs de se plaindre ; c’est l’unique chose qu’ils partagent.

Les exigences semblent être légitimes.

Mais au Liban, il est impossible d’être sûr de ce qui existe en-dessous de la surface. Courent des rumeurs de ce que maintenant chaque groupe religieux envoie ses adeptes pour qu’ils luttent sur les barricades. Pendant des années et même des décennies, des intérêts politiques en lutte ont été tiraillés dans des directions distinctes de ce petit pays.

« J’ai connu un type qui manifestait et il était clair qu’il était anglais », m’a dit un diplomate qui vit à Beyrouth et qu’il ne voulait pas être identifié. « Il n’était pas journaliste ; en réalité : c’était un manifestant ! Il ne parlait pas arabe. Il y a beaucoup de personnages bizarres dans les manifestations ». Souvent c’est très difficile de savoir qui est qui, et qui est avec qui.

Les motifs de protestation des chrétiens ont à voir surtout avec l’Occident. Les musulmans sunnites sont étroitement alliés aux états du Golfe et, indirectement, avec l’Occident. Les musulmans chiites, en incluant le Hezbollah, tendent à s’approcher de l’Iran.
* * *
Presque tout le monde est ici d’accord avec le fait que le Hezbollah est l’unique force sociale solide dans le pays. Il vise aussi l’unité libanaise et le rapprochement des groupes non chiites.

Aujourd’hui, le Hezbollah est pris dans une bataille épique contre l’EI, une armée brutale et terroriste qui à son origine était appuyée et entraînée par l’Occident, la Turquie et, en général, par l’OTAN. Le Hezbollah s’oppose aux actions terribles de destruction que l’Occident et lsraël (?) sèment dans toute la région. Pour cette raison, le nom de Hezbollah demeure fermement dans la liste sélecte étasunienne des groupes terroristes.

Le Liban est serré depuis tous les côtés. La guerre civile en Syrie nourrie par l'Occident a déjà forcé au moins deux millions de Syriens à traverser la frontière et chercher asile sur le petit territoire libanais. L’EI essaie de s’approprier continuellement la partie nord du Liban. Tandis que le Hezbollah assume la plupart de la lutte contre l’EI, l’armée libanaise et ses forces de sécurité sont entraînées par l’Occident. Récemment, l’Arabie Saoudite a payé à la France pour la fourniture d’armes au Liban. Israël menace continuellement avec une invasion. À cette liste de risques il faut ajouter la reprise de la lutte dans les camps de réfugiés palestiniens situés au sud du Liban, où il y a eu plusieurs morts et beaucoup de blessés.
* * *
« Nous voulons échapper au sectarisme », dit Ahmed, qui est en face d’un mur en béton construits pour empêcher que les manifestants de s’approcher du palais gouvernemental. « Assez des chrétiens et des musulmans : seulement Libanais ! Si nous gagnons, enfin il y aura plus de socialisme ici, plus de réformes sociales, meilleure santé, éducation et infrastructure ».

Mais… : est-il possible que ce groupe gagne réellement contre la terrible inertie capitaliste et religieuse ?

« Cela continue d’être difficile d’imaginer comment nous pourrions gagner », admet Ahmed. «Nous avons besoin au moins d’un million de personnes pour changer ce pays ». Mais le nombre de gens furieux et résolus augmente sans cesse. « Nous en avons déjà trop. Ça suffit ! », crie un homme qui porte un sac en plastique symbolique plein d’ordures.

Quelques minutes après, un groupe de manifestants me dit : « Ici il y a plein des intérêts étrangers…, français, étasuniens, saoudiens… Nous avons besoin d’une vraie indépendance ».
* * *
Tous les manifestants à qui je parle sont écœurés, mais seulement très peu sont capables d’imaginer une sortie à la crise. Au Liban il n’y a pas d’idéologie ni aucune conversation sérieuse sur le socialisme. L’Amérique Latine n’a pas été nommée pas même pas une fois.

Le groupe initial de manifestants est horrifié. Plusieurs entre eux sont venus avec leurs enfants sur les épaules et en tirant les grands-parents ; ils pensaient qu’ils allaient discuter avec le gouvernement et, au lieu de cela, ils ont été reçus par les camions avec des canon à eau, des balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène.

Des affrontements et, comme conséquence de ceux-ci, des blessures terribles. Après les blocs en béton ont été placés autour du Grand Sérail, seulement pour être enlevés le jour suivant. Le fil de fer barbelé est encore dans tout le centre ville. La chaussée est éclaboussée des pierres, de morceaux en verre des vitrines, de véhicules incendiés. Des pneus brûlant bloquent les artères principales de la ville.

Les forces de sécurité sont partout, à pied ou à bord de leurs Humvees et sur des véhicules blindés légers. De même pour les médecins et les paramédicaux, préparés pour aider ceux qui ont en besoin.

– C’est une suite du Printemps Arabe – je demande.

– Oui – est la réponse.

Qui est derrière la révolte ?
Tout le monde dans la manifestation assure que la rébellion est absolument spontanée, qu’il n’y a pas d’influence de l’étranger.

– Révolution ! – les manifestants crient à plusieurs reprises.

– Ce n’est pas comme ces révolutions de couleur – ils me disent (ils se réfèrent à ces mouvements appuyés par l’Occident dans tout le monde, à ceux qui les paient pour qu’ils théâtralisent des « changements de régime »)–. Nous sommes ici par notre initiative. Nous voulons un Liban uni, libre et meilleur !

Il n’y a pas de doutes que plusieurs manifestants qui luttent au centre de la capitale soient des citoyens « authentiques » indignés. Mais il est clair que d’autres ne le sont pas. La situation s’avère être la même dans presque tous les autres pays du « Printemps Arabe » : au commencement, un désir de réformes et de politiques sociales ; tout de suite après, suit l’infiltration de groupes politiques variés (surtout en accord avec l’Occident et l’Arabie Saoudite. Après un certain temps, l’agenda original était séquestré.
* * *
- Toutes les rébellions sont-elles dans le monde arabe condamnées depuis le commencement ?
- S’Achèveront-elles toutes par des coups d’État orchestrés depuis les États-Unis et l’Union d’Europe, en des bains de sang et, enfin, en un collapsus épouvantable du pays ?
- L’exemple libyen est il réellement inévitable ?

Depuis peu l’un des professeurs les plus connus de l’Université Américaine de Beyrouth (AUB) m’a dit : « C’est dans cette université où se forment la plupart de leaders des états du Golfe. Et ceux qui ne viennent pas ici, rêvent de le faire».

Après, l’un des "experts internationaux" qui vit ici m’a dit : « Je suis sûr que vous savez déjà que les ateliers pour les activistes qui ont "lancé" le "Printemps Arabe" ont été réalisés au Liban. »

Je le sais, oui. Et voilà que cela dit beaucoup. Pendant plusieurs années, même des décennies, Beyrouth a été le centre d’attraction pour ceux qui voulaient gouter aux « monde occidental » sans sortir du Moyen-Orient. C’est ici où l’endoctrinement a été réalisé et où tant d’accords obscurs ont été scellés entre l’Occident et les chefs locaux.

Quelques milliers de manifestants au centre du Beyrouth sont étroitement surveillés. Il n’est pas nécessaire de dire que chacun de leurs mouvements est analysé avec attention et que l’Occident essaiera de profiter de tout ce qui arrive.

Cela ne veut pas dire que personne ne doit essayer de travailler pour un monde meilleur ni lutter pour améliorer son pays. Mais cela signifie que ces peu de manifestants authentiques seront toujours dépassés en nombre et qu’ils auront toujours à affronter les leaders du capitalisme sauvage libanais, lui même appuyés par l’Occident et les états du Golfe. Ils auront à aussi affronter ces autres « manifestants » qui ont déjà réussi à infiltrer cette petite rébellion et sont manipulés par des divers intérêts politiques, locaux et étrangers.

Si ce qui ce passe ici a ses origines à l’étranger : A quoi on doit cette urgence que le Liban s’écroule ? Peut être le doit on aux initiatives diplomatiques russes, de plus en plus réussites, pour arrêter les conflits au Moyen-Orient ? Ou peut-être y a-t-il un plan pour enfermer presque complètement la Syrie ? Se pourrait-il être que le Hezbollah soit maintenant au plus haut de la liste Occidentale des organisations malignes ?

Les rumeurs se multiplient tandis que l’information manque. Une chose est certaine : si le Liban coule, toute la région recommencera à être une colonie.
Par Andre Vltchek: romancier, cinéaste et journaliste d’investigation. Il a couvert des guerres et des conflits dans des douzaines de pays. Son livre sur l’impérialisme occidental au Pacifique Sud s’intitule « Océania ». Son livre provocateur sur l’Indonésie post Suharto et son modèle fondamentaliste de marché s’intitule «Indonésie : The Archipelago of Fear ». Il a récemment produit et dirigé le documentaire Rwandan Gambit, de 160 minutes sur le régime pro occidental de Paul Kagame et son pillage de la République Démocratique du Congo, et One Flew Over Dadaab sur le plus grand camp de réfugiés du monde. Après avoir vécu de nombreuses années en Amérique latine et en Océanie, Vltchek vit et travaille actuellement dans l’est de l’Asie et en Afrique.

Sources: El Correo; original : « Lebanon – What if it Fell ? »
http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/2015/09/que-se-passerait-il-si-le-liban-tombait.html

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Published by DAVID - - liban, turquie, etat islamique, ISRAEL

L’islam n’a jamais été synonyme de paix, il est l’épée pour exterminer l’humanité

Depuis 1436 ans l’islam ne cesse de propager la mort sur son chemin et mine les fondements de la vie humaine, il est la pire idéologie totalitaire qui n’ait jamais existé, obsédé par imposer sa dictature aux quatre coins du monde, il est clair qu’il n’y a plus de cohabitation possible avec les musulmans dont l’idéal de vie est d’exterminer l’humanité qui ne croit pas dans l’islam et dont le salut passe par sa soumission à sa dictature.

Il est à douter que les juifs, les hindous, les chinois, les bouddhistes, les patriotes, les identitaires, les islamo-incompatibles, des chrétiens conscients de la haute toxicité du poison musulman, restent sans réaction et vont leur paver le chemin de roses.

La partie ne fait que commencer et les musulmans doivent apprendre à composer avec les forces de l’adversaire qui ne leur laissera pas indéfiniment le champ libre contrairement à ce qu’ils croient.

Nous sommes quelques uns à connaître leurs sombres desseins pour l’humanité. Le musulman n’est ni français, ni démocrate, ni moderniste, ni pacifiste, ni républicain, ni progressiste, ni humaniste, il est avant tout musulman tant qu’il n’a pas abjuré l’islam.

Nous ne devons en aucun cas les catégoriser et les compartimenter sous prétexte qu’il y a des musulmans épris de prix et d’autres concourent à la destruction de l’humanité. En quoi Haouri Boumedienne qui en son temps menaçait l’Occident de le conquérir par le ventre des femmes musulmanes différe d’Erdogan ou de Baghdadi ?

Ne tombons pas dans le piège de l’angélisme de l’islam de paix victime du radicalisme d’une minorité qui fait du tort à l’islam lui-même et du pas d’amalgame.Ne tombons pas dans le piège de l’angélisme de l’islam de paix victime du radicalisme d’une minorité qui fait du tort à l’islam lui-même et du pas d’amalgame.

L’ennemi a sa logique guerrière bicéphale, le terrorisme et le discours mielleux de Boubakeur and Co, on doit se garder de tomber dans le piège du miroir à une seule face. Il n’en existe tout simplement pas.

Le principe de vigilance est absolu. Nous devons lui témoigner de la même hostilité qu’il manifeste à l’égard de tous ceux qui ne sont contaminés par son virus mortel.

Nous devons cesser de le doter des vertus qui ne sont pas les siennes et le combattre comme nos parents et grands parents ont combattu avec succès le nazisme mais hélas au prix de 85 millions de morts.

https://salembenammar.wordpress.com/2015/08/31/lislam-na-jamais-ete-synonyme-de-paix-il-est-lepee-pour-exterminer-lhumanite/

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Published by DAVID - - ISLAM, erdogan;baghdadi

Pourquoi la République islamique se prépare pour la guerre non pas en dépit de l'accord nucléaire de l'Iran - mais à cause de lui.

La Représentante Carolyn Maloney (D-NY) a annoncé aujourd'hui qu'elle allait voter en faveur d'une résolution de désapprobation du plan global commun du président et par cette action devenir le 14 e député Démocrate du Congrès à renverser Obama. Deux sénateurs, Chuck Schumer et Robert Menendez, avaient également annoncé leur intention de voter en faveur d'une résolution de désapprobation.

En expliquant sa décision, Maloney a noté avec assez de précision que même si l'Iran ne triche pas - une perspective peu probable étant donné le record de la République islamique de tromperie et de la fabrication de mensonges.

La Représentante Carolyn Maloney (D-NY) a annoncé aujourd'hui qu'elle allait voter en faveur d'une résolution de désapprobation du plan global commun du président et par cette action devenir le 14 e député Démocrate du Congrès à renverser Obama. Deux sénateurs, Chuck Schumer et Robert Menendez, avaient également annoncé leur intention de voter en faveur d'une résolution de désapprobation.

En expliquant sa décision, Maloney a noté avec assez de précision que même si l'Iran ne triche pas - une perspective ation - les Iraniens peuvent légalement devenir une puissance au seuil du nucléaire, une fois de nombreuses dispositions restrictives du JCPOA expirant dans les 8 à 10 ans. Dans le meilleur des cas, Obama a simplement donné un coup de pied à la boite et l'a expulsé sur la route. En outre, en 8 ans, l'Iran sera beaucoup plus riche et plus menaçant grâce à allégement des sanctions, comme le prescrit le JCPOA.

Un jour avant l'annonce de Maloney, un groupe de près de 200 généraux d'amiraux à la retraite ont envoyé une lettre au Congrés l'exhortant à rejeter l'accord. Une telle unanimité pour un nombre si élevé de hauts responsables militaires est impressionnante et peut-être que e lettre au Congrès pour l'exhorter à rejeter l'accord. Maloney a peut-être été influencé par leurs arguments convaincants ainsi que par leur stature. Elle peut être également consciente des récents sondages d'opinion qui sont décidément contre l'approbation du JCPOA.

Nonobstant la position courageuse de Maloney, c'est une bataille difficile pour les adversaires du JCPOA. Jusqu'à présent, il n'y aurait que 29 sénateurs, tous Démocrates, qui se seraient alignés sur Obama, tandis que 56 sénateurs, dont deux Démocrates, ont manifesté l'intention de voter contre le JCPOA. Les Démocrates ont seulement besoin de 34 voix pour veiller à ce qu'Obama ait un appui suffisant pour soutenir un veto présidentiel. En outre, si les opposants de l'accord ne parviennent pas à rassembler 60 voix négatives, les partisans de l'accord peuvent initier une obstruction du Sénat et prévenir qu'une résolution de désapprobation de jamais atteindre le bureau du président, épargnant ainsi à Obama la nécessité d'exercer un droit de veto.

Cela peut sembler un peu confus, mais ce qui ne prête pas à confusion c'est le fait qu'avec l'offre d'Obama à l'Iran l'offre mène la nation vers le chemin inévitable de la guerre. Avec ou sans l'accord, la guerre avec la République islamique est une quasi-certitude. La seule question est quand la guerre va éclater avec un Iran économiquement fort et puissant, équipé d'armes sophistiquées achetées aux Russes et aux Européens ou éclatera-t-elle alors que le potentiel militaire de l'Iran est relativement faible et que son économie est en ruine?

Déjà, nous assistons à des signes prémonitoires de malversation iranienne. L'AIEA a annoncé aujourd'hui que l'Iran avait construit une "extension à un bâtiment existant" de l'installation militaire top-secrète de Parchin. Les Inspecteurs de l'AIEA estiment que l'établissement sert également comme un site d'essai pour mener des expériences nucléaires ayant des applications militaires. Au début d'Août, l'Institut pour la science et la sécurité internationale a annoncé se basant sur l'imagerie par satellite ils croyaient que l'Iran tentait de désinfecter le site de Parchin avant toute inspection de l'AIEA. Les Iraniens ont répliqué qu'ils étaient simplement engagés dans la réparation des routes. Ce qui est vraiment étonnant c'est que l'encre sur le JCPOA n'a même pas encore séché, et que déjà les Iraniens sont à faire leurs vieilles singeries.

Anticipant un afflux immédiat de 150 milliards $ ainsi que des milliards de plus résultant de l'allégement des sanctions, l'Iran consolide dès maintenant sensiblement ses capacités militaires. La Russie a annoncé qu'elle vendrait aux Iraniens le système S-300 une arme, sur plate-forme anti-avion capable de suivre et d'abattre des cibles multiples et à grandes distances. Une fois acquise et intégrée, le système va grandement compliquer les plans pour une attaque préventive.

L'Iran et la Chine sont maintenant en train de négocier une entente d'une valeur $ 1,000,000,000 qui permettrait à l'Iran d'acquérir 24 Chengdu J-10 avion de combat en échange de l'octroi à la Chine du contrôle du plus grand champ de pétrole d'Iran depuis deux décennies. La force aérienne de l'Iran est actuellement dans un état de déliquescence, les avions datent des années 1950, mais l'achat de ces appareils sophistiqués de quatrième génération permettra d'améliorer sensiblement les capacités tactiques et stratégiques de l'Iran.

L'Iran cherche également à transférer la technologie militaire sophistiquée à son mandataire chiite libanais, le Hezbollah. Selon le Directeur Général du ministère des Affaires étrangères Dore Gold d'Israël, l'Iran cherche à transférer Yakhont missiles de croisière et SA-22 missiles antiaériens au Hezbollah. Ces deux systèmes d'armes sont les plates-formes qui changent le jeu et ce changement met en danger l'aviation commerciale israélienne et les avions militaires ainsi que des installations de gaz offshore.

En 1955, l'Egypte a conclu un accord avec l'Union soviétique (connu comme le contrat d'armement égypto-tchèque) selon lequel le régime communiste devait fournir à l'Egypte des centaines de chars T-34, de l'artillerie, des véhicules blindés, 150 Mig-15 de combat, 50 bombardiers Ilyouchine -28 et d'autres équipements auxiliaires. La livraison de ces systèmes a modifié l'équilibre du pouvoir fortement en faveur des Arabes. Israël estime que les Egyptiens ne seraient pas en mesure d'intégrer pleinement ces systèmes dans leur armée jusqu'en 1957. Une fois que les Egyptiens ont réussi à le faire, cependant, ils constitueraient une menace redoutable pour la sécurité d'Israël. Ce fut l'un des principaux facteurs de motivation d'Israël de lancer une guerre préventive contre l'Egypte en 1956, un an avant que les Egyptiens ne soient capables d'absorber le matériel soviétique.

L'acquisition par l'Iran de ces nouvelles plates-formes d'armes facilitées par les recettes circulant découlant de la suite du JCPOA et son transfert déstabilisateur de la technologie militaire aux ennemis génocidaires d'Israël ne servira qu'à accélérer la réponse militaire d'Israël. Bien que le calcul est mauvais pour les adversaires du JCPOA, ceux qui sont encore sur la ligne de l'incertitude doivent être conscients du fait que l'Iran se prépare à la guerre non pas en dépit du JCPOA, mais à cause de lui.

Par Ari Lieberman

http://www.frontpagemag.com/fpm/259943/solidify-his-legacy-obama-moves-world-closer-war-ari-lieberman

Adaptation Mordeh'aï pour malaassot.com

http://malaassot.over-blog.com/

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Published by DAVID - - ISLAM, IRAN NUCLEAIRE, amerique, ISRAEL

Le Centre Islam de Fribourg: un concentré pernicieux des confusions de l’époque

Un centre universitaire consacré à l’islam crée la polémique. Dirigé par deux théologiens, l’un suisse et l’autre germano-turc, il entend favoriser le dialogue. Il favorise surtout l’islam.

«Les citoyens de confession musulmane en Europe ont la chance incroyable de vivre en liberté. Ils vont devoir faire face à la tâche historique de lire le Coran avec un regard critique, afin de pouvoir trouver leur place dans une société occidentale moderne et sécularisée, et je suis persuadée que la majorité des musulmans désirent cela. Ils veulent s'affranchir de l'infantilisation, mais pour ce faire ils ont besoin du soutien d’une société qui vit et défend ses propres libertés et celles de chaque citoyen.»
Necla Kelek, sociologue allemande d’origine turque

Le Centre suisse islam et société (CSIS) de l’université de Fribourg est-il un bienfait? Les médias et les politiques le proclament en chœur. Mais pas l’UDC, dont l’initiative visant à l’interdire a connu un franc succès.
Qui a raison? Tour d’horizon.

L’islam sous la loupe de la science?

Martine Brunschwig Graf, présidente de la commission fédérale antiraciste aime à répéter: «Ce qui me sidère, c’est que des opposants à l’islam refusent la création du centre (….) Analyser scientifiquement ces sujets est indispensable.» Ce que semble confirmer le Conseil d’État fribourgeois: «L’objectif du centre est d’offrir un cadre académique au dialogue avec l’Islam qui intègre une réflexion scientifique sur l’Islam ainsi qu’une réflexion scientifique musulmane en dialogue avec les sciences.»
Notons déjà que les uns font de la science, alors que les autres «dialoguent avec les sciences».

Hansjörg Schmid, le directeur du centre, rectifie: «Nous ne voulons pas (…) que l’islam soit objet de science, mais que les musulmans deviennent des acteurs de la science».

Une précision nébuleuse, mais qui ôte toute idée d’examen scientifique de l’islam.

Expliquer l’islam

Quels sont les buts de ce centre?

Premier volet, la formation continue :
- Expliquer l’islam aux professionnels en contact avec des musulmans: travail social, enseignement, entreprises, administration (police, état civil), organisations caritatives.
- Expliquer le droit suisse et nos institutions à des musulmans exerçant une responsabilité dans leur communauté: aumôniers, imams, enseignants, responsables d’associations, etc. Une enquête du Fonds national de 2009 avait montré que la plupart des imams et de leurs enseignants «ne connaissent pas la société suisse, sa culture et ses lois».

Deuxième volet: un programme de doctorat.

Le centre est ouvert depuis janvier, mais sans étudiants. Il devrait être pleinement fonctionnel en 2016. En attendant, une ixième enquête a été menée afin de connaitre les souhaits des uns, les professionnels, et des autres, les acteurs de la scène musulmane.

L’approche du directeur

Hansjörg Schmid compte sur les recherches universitaires et sur les échanges entre chercheurs de culture européenne et musulmane pour renforcer le vivre ensemble. Dans son livre Islam im europäischen Haus. Wege zu einer interreligiösen Sozialethik, dont il parle dans une vidéo de 30 minutes, il analyse cinq «penseurs influents», dont Azam Tamimi, défenseur du terrorisme contre Israël et grand ami du Hamas et Tariq Ramadan dont il trouve «particulièrement intéressante l’approche de l’éthique».

En ce qui concerne les djihadistes en partance pour les terres sanglantes de l’EI, Hansjörg Schmid adopte le politiquement correct: «Je pense que les facteurs extra-religieux pèsent dans ces cas-là davantage que la religion elle-même. Généralement, ces jeunes sont confrontés à de sévères conflits d’adolescence, ils se sentent rejetés, ne voient pas de perspectives.»
Les conflits adolescents et le manque de perspectives expliqueraient donc que l’on aille découper en morceaux des humains qui ne partagent pas votre religion.

Cela dit, je suis convaincue que Hansjörg Schmid est un homme très estimable. L’amour du dialogue fait partie de ses gènes. Les doctorats de musulmans novateurs le passionnent. Il a accepté un entretien téléphonique au vol. Je lui ai posé trois questions.

- Vous dites dans un texte que le centre désire offrir "une synthèse constructive entre les sciences islamiques et la tradition scientifique européenne". Qu’est-ce que les sciences islamiques ?
Il s’agit de l’exégèse du Coran, des Hadiths, du droit islamique, de la mystique et de la théologie systématique, donc une pluralité de disciplines, comme dans les théologies chrétiennes.

- Mais rien de tout cela n’est scientifique…
La conception des sciences dépend toujours d’une époque historique. De plus, il existe aujourd’hui une multiplicité d’interprétations en islam. En Turquie, des interprétations sont refondées de manière moderne. Des penseurs musulmans utilisent des sciences modernes comme l’herméneutique ou la linguistique dans leur approche du Coran. (herméneutique: interprétation des textes religieux ou philosophiques, science des règles permettant d'interpréter les textes sacrés, d'en expliquer le vrai sens).

- Vous parlez souvent d’un espace dédié à «l’autoréflexion islamique» et à «l’autointerprétation scientifique islamique». Pouvez-vous expliquer ces termes?
C’est l’idée de la modernité, de la réflexion critique que des penseurs musulmans pourront mener dans notre centre. Ce sont les termes utilisés par l’islamologue Reinhard Schultze pour décrire un processus qui a lieu dans plusieurs pays européens, où les musulmans ont la possibilité de reformuler les traditions islamiques dans un contexte séculier et pluriel.

- Pouvez-vous imaginer un module de formation sur les travaux historiques, archéologiques, linguistique, etc. qui expliquent scientifiquement comment a été fabriqué le Coran ?
Je peux bien m’imaginer un tel module, où toutes ces questions pourraient être posées. Il devrait tenir compte de la pluralité des études, dont celles de musulmans. Ce débat est controversé.

Les soi-disant sciences islamiques sont l’exact contraire de la «la tradition scientifique européenne» qui d’ailleurs n’est pas plus européenne que japonaise. Mais certainement pas musulmane. Adopter une telle expression, c’est se soumettre à la vision orthodoxe de l’islam qui qualifie aussi de "savants" les spécialistes de ses textes.
Et on densifie ce brouillard sémantique par l’invention de mots ès islam absurdes. Alors que les Occidentaux réfléchissent, critiquent et interprètent, les musulmans évolués «autoréfléchissent» et «autointerprètent»… Pour ne pas donner l’impression qu’ils remettent en cause l’orthodoxie musulmane ?

Un co-directeur plein d’attraits


Le centre fait partie la faculté de théologie de l’université. En juin, lorsque j’ai appelé le directeur, ses quatre collaborateurs planchaient sur le futur programme et on s’apprêtait à révéler le choix du professeur invité. Surprise: c’est un «co-directeur» qui est annoncé. Changer la nature du poste au moment où on nomme l’heureux élu n’est pas très orthodoxe. Cette bizarrerie s’explique sans doute parce que Serdar Kurnaz, citoyen germano-turc, amène dans son escarcelle 1,4 million de francs offerts par la Fondation Mercator dont il est la grande vedette.

La fondation a été créée en Allemagne en 1996 par la famille d’industriels Schmidt. Sa branche suisse a vu le jour en 1998. Elle investit dans l’échange de connaissances et de culture, la tolérance, l’ouverture au monde. Elle encourage un islam modernisé qui se base sur l’histoire et pas seulement sur le récit musulman. Mais subventionne aussi des organismes très offensifs, dont l’un regroupe des jeunes musulmans.(1)

La FM finance un post-grade de théologie islamique en Allemagne dont Serdar Kurnaz a été le premier diplômé en 2015. Il est très populaire auprès des médias qui voient en lui la promesse d’une modernisation de l’islam, gage d’une harmonieuse intégration des musulmans. Sa formation lui permettrait d’exercer comme imam. Il a opté pour la filière académique.

Une enseignante très compréhensive

L’une des enseignantes du centre est une vieille connaissance. Elle appartient au Groupe de recherche sur l’islam en Suisse (GRIS) et s’active déjà depuis plusieurs années à former les professionnels à la compréhension de l’islam. Dans Islamophobie ou légitime défiance?, je montre une Mallory Schneuwly qui se singularise par une pensée islamolâtre et d’une légèreté tout aérienne. Exemples:


A propos de Youssef Ibram, Frère musulman incapable de condamner la lapidation: «C’est quelqu’un de modéré, qui essaie d’intégrer les musulmans. On ne peut pas lui demander de dire que la lapidation n’est pas coranique, car cela figure dans les sources. Tout au plus peut-on dire qu’il est un peu littéraliste.» A vérifier ici. La diversité musulmane de Suisse exclurait pour elle tout fondamentalisme: «Les musulmans qui vivent ici n’ont en commun que l’appartenance déclarée à l’islam, et encore, dans une acception minimaliste du terme: la croyance dans le Coran, la sunna et le Prophète.» Qui dit moins?

Est-elle choquée de voir apparaître des burqas à Paris? Mais non, répond-elle, il ne s’agit que de jeunes élèves qui provoquent pour se sentir exister. Enfin, selon la spécialiste, «(…) dire qu’à cause de l’islam on lapide, on torture, c’est dangereux. (…)»

Depuis, elle a appris à communiquer. Elle ne choque plus. (Voir Temps présent du 30 avril, «Mon imam chez les Helvètes»)

Le séminaire de l’intégrisme moderne

Le centre a aussi pour objectif de travailler avec les associations musulmanes. Et là, la tâche est plus épineuse que l’échange entre doctorants modernistes. Ânonner le Coran et béatifier le prophète sans le moindre œil critique est leur point commun. Les amener en douceur vers la lumière semble être le souci du centre.

Premier gage de bonne volonté: un séminaire programmé les 15 et 16 octobre prochains, «Comprendre l’islam et les musulmans en Suisse», s’adresse comme par hasard… aux Suisses (comprendre non-musulmans), principalement des professionnels en contact avec des mahométans. L’illustration de la brochure est un premier indice de son orientation: pour les organisateurs, la discrimination c'est refuser le foulard.
Pour beaucoup d’entre nous, la discrimination c'est l’accepter.

La présentation indique que chez nous, l’islam est «une religion souvent méconnue», que «les musulmans souffrent de stéréotypes» et de «représentations véhiculées autour de l’islam».


Les intervenants s’efforceront donc de «déconstruire certaines représentations», et poncif habituel, on éclairera le public «sur la diversité intrinsèque à l’islam de Suisse». Enfin, on identifiera «les défis que rencontrent les jeunes et les femmes dans leur intégration socio-professionnelle». Message subliminal: haro sur les résistances au foulard, à l’introduction de certains rites et préceptes dans les entreprises et les administrations.

Il existe bien, selon la brochure, quelques radicaux musulmans. Ils sont exécutés en une phrase: «Une minorité adopte des conduites qui interpellent ou profère des revendications qui effraient musulmans et non musulmans».

En résumé, aux Suisses, on peut parler franc. Leur capacité d’encaisser la critique est légendaire. Inversement, oserait-on aborder dans un séminaire ces thèmes parfaitement légitimes: «les valeurs suisses sont souvent méconnues des musulmans», « les Suisses s’interrogent au sujet de pratiques revendiquées par les musulmans». «Ce séminaire s’efforcera de déconstruire certaines représentations véhiculées par les musulmans sur les Occidentaux» et enfin : «Les défis que rencontrent les entreprises et les administrations face aux revendications musulmanes. »

Et les organisateurs se sont-ils jamais confrontés à cette alternative: Voulons-nous faire en sorte que les professionnels mettent en pratique les discriminations et croyances des musulmans ou voulons-nous trouver des moyens de faire adhérer ces musulmans aux valeurs de notre démocratie, ou plus simplement dit à l’égalité de traitement des patients, élèves, travailleurs, administrés, etc.? C’est très clairement la première option qui domine.

Poser NOS questionnements est simplement impensable. Et pour une raison essentielle: les musulmans n’acceptent pas la critique et ils réagissent avec indignation. Leurs réactions font peur. C’est ainsi qu’ils se permettent (et nous leur permettons) de dénoncer nos discriminations à longueur d’année sans que jamais ils ne se scandalisent du traitement infiniment plus discriminatoire, et parfois barbare, qu’infligent à leur population et à leurs minorités, au nom de l’islam, les sociétés musulmanes.

Cette vision unilatérale caractérise les associations qui pratiquent un islam littéraliste fort proche du radicalisme. Pas pour les organisateurs. Que font-elles selon eux ? Elles s’activent à enrichir notre société par leur «travail social, dialogue interreligieux et intercommunautaire», se soucient des «besoins de leurs membres (lieux de culte, éducation religieuse)» et de la «lutte contre ce qu’elles désignent comme islamophobie». Inoffensif, voire remarquable.

Nous ne verrons donc pas, ni au CSIS ni ailleurs, des séminaires qui passionneraient nombre d’entre nous, et peut-être beaucoup d’entre eux, et qui auraient pour thèmes:

«Musulmans: comprendre la Suisse et les Suisses. Comprendre ce qui choque dans la tradition musulmane. Comprendre pourquoi une hostilité croissante se manifeste à leur égard.»

«Coran, hadiths, prophète: comment abordons-nous le traitement des femmes, le statut des religions, l’esclavage, l’apostasie, les châtiments corporels? Témoignages d’imams.»

Cette censure jamais dite, exaspérante et universelle, est un obstacle majeur au «dialogue» que voudrait tant promouvoir le CSIS.

Et les organisateurs n’ont pas pensé à inviter à leur séminaire les Zurichois Saïda Keller Messahli, fervente opposante au voile, ou Kacem El-Gazzali, militant anti-charia. Et pas non plus l’un de leurs sympathisants, le plus évolué des imams de Suisse (je dirais même le seul), le Bernois Mustafa Memeti.

Les acteurs de la rééducation

Qui seront donc les intervenants?

Mallory Schneuwly Purdie. Elle s’est fait récemment remarquer en contestant dans une expertise, le fait que les «égarés» et «ceux qui ont encouru la colère de Dieu», cités 17 fois par jour dans la prière musulmane, désignent les chrétiens et les juifs. Un tel bobard a de quoi réduire en poussière son modeste crédit.

Ghaliya Djelloul viendra de Belgique. Elle a travaillé sur le féminisme. Les féministes musulmanes «qui s’inspirent du message d’égalité de l’islam» luttent à l’intérieur de leurs communautés, et parfois avec une certaine audace, contre les discriminations. Certaines demandent que la prière soit faite en commun, hommes et femmes, et que celles-ci puissent devenir imams. Mais pour l’extérieur, la régression sexiste est à l’ordre du jour: elles militent -comme l’intervenante- pour le port du voile dans les rues, dans les professions, à l’école.

Une autre oratrice, Leila Mahou Batbout, est membre du comité de l’Association des musulmans de Fribourg (AMF). Est-ce un hasard? Son site présente une implacable illustration des orientations de ces associations en charge d’âmes et de mosquées.

L’AMF indique à l’article 3.2 de ses statuts: «La référence religieuse de l’AMF est le Conseil Européen de la Fatwa et de la Recherche». L’objectif de cette officine des Frères musulmans dirigée par le fanatique Al-Qaradawi: instaurer la charia.

Une virée sur le site me conduit à un article consacré au ramadan. Et là, je me frotte les yeux.

Le chapitre «Quand le jeûne n’est-il pas valable?» donne entre autres cette réponse: «Quand on absorbe par voie orale un médicament.» Mais: «Tout médicament pris par injection intraveineuse, les gouttes dans les yeux ou le nez, qui pourraient pénétrer dans l'estomac sans qu'on puisse l'éviter, n'est pas considéré comme rupture du jeûne.» Voilà de quoi expliquer aux soignants comment traiter leurs patients durant le ramadan. Pour le reste de l’année, ils savent déjà que les patientes doivent être de préférence soignées par des femmes.

Poursuivons la lecture de ce passionnant vade mecum de bon jeuneur. Qui est dispensé de ramadan parmi d’autres?
«Le combattant dans la voie de Dieu qui verrait sa combativité diminuer par le jeûne.»

Enfin ce rappel tout droit sorti des conquêtes…
« S'il (le musulman) rompt son jeûne en ayant volontairement un rapport avec son épouse, il devra libérer un captif. »

Gageons que l’intervenante de l’AMF s’efforcera malgré tout avec détermination de déconstruire les stéréotypes liés à l’islam.


(1) Titre de son congrès 2015: "À qui appartient l'Occident? Et qui intègre qui?" Thèmes de discussion: renforcement des compétences des journalistes en matière de diversité, promotion du "sentiment de normalité" à l'école, lutte contre le racisme et la discrimination institutionnels, représentation de la diversité dans les manuels scolaires, formation d’ "entraîneurs à la diversité"…

Merci à Laurence pour sa précieuse collaboration.

Post scriptum
Fribourg a de la suite dans les idées. Un communiqué du Mouvement suisse contre l’islamisation (MOSCI) rappelle une précédente tentative de formation, en 2009. Là, il s’agissait rien moins que de former des imams, ou en tout cas d’enseigner une partie des «sciences islamiques». Selon les conclusions d’une enquête destinée à dessiner les contours de cette formation, les musulmans souhaitaient des professeurs formés dans des universités islamiques telles Al Azhar, avec enseignement du Coran, des Hadiths, et du Fiqh (jurisprudence musulmane). Le vrai islam donc!
Le GRIS, dont Mallory Schneuwly Purdie, organisait la formation en collaborant avec l’International Institut of Islamic Thougt (IIIT) de Londres, nid de Frères musulmans qui de temps à autre a financé le terrorisme. Un des enseignants devait être Tahar Mahdi, membre du Conseil européen de la fatwa et de la recherche.
Malgré tous ces efforts, la formation avait dû être annulée faute d’inscriptions.

http://boulevarddelislamisme.blog.tdg.ch/archive/2015/08/30/le-centre-islam-de-fribourg-un-concentre-pernicieux-des-conf-269671.html

19:18 Publié dans Islamisation, Manifestations, débats, Suisse, Voile, niqab, etc. | Tags : centre islam, fribourg, csis | Lien permanent | Commentaires (20) | | Facebook | |

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Sur la «route des Balkans», des milliers de migrants – principalement Syriens, Irakiens et Afghans – poursuivaient leur périple vers l’espace Schengen à pied, en bus, en train. (AFP)

Sur la «route des Balkans», des milliers de migrants – principalement Syriens, Irakiens et Afghans – poursuivaient leur périple vers l’espace Schengen à pied, en bus, en train. (AFP)

Plusieurs dirigeants européens sont montés au créneau dimanche en faveur du droit d’asile des réfugiés au moment où des milliers de migrants progressaient sur la route des Balkans dans l’espoir de gagner l’espace Schengen.

À l’appel de Berlin, Londres et Paris, les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne se réuniront le 14 septembre «pour avancer concrètement» face à la crise migratoire. Les gouvernements français

et italien se sont prononcés dimanche pour une action rapide en faveur de l’octroi de l’asile aux réfugiés.

L’Italie fera de l’obtention d’un droit d’asile européen «la bataille des prochains mois», a affirmé dimanche le président du Conseil Matteo

Renzi.

«L’Europe doit cesser de s’émouvoir et commencer à se mouvoir. On doit choisir enfin (…) d’avoir une politique d’immigration européenne, avec un droit d’asile européen», a-t-il martelé dans une interview au quotidien Corriere della Sera.

Les migrants qui «fuient la guerre, les persécutions, la torture, les oppressions, doivent être accueillis (…) traités dignement, abrités, soignés», a abondé le premier ministre français, Manuel Valls.

Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a pour sa part jugé dimanche «scandaleuse» l’attitude de certains pays de l’est de l’Europe face à la crise des réfugiés.

À la suite des critiques «choquantes» faites par son homologue français, le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto a annoncé dans la soirée avoir convoqué lundi un représentant de l’ambassade de France à Budapest.Sur la «route des Balkans», des milliers de migrants – principalement Syriens, Irakiens et Afghans – poursuivaient leur périple vers l’espace Schengen à pied, en bus, en train. (AFP)

«Le pire dans ce voyage c’est l’humiliation»

Des centaines d’entre eux ont continué dimanche de franchir la frontière serbo-hongroise, en dépit de l’achèvement d’une clôture de barbelés par la Hongrie – qui a enregistré 50 000 arrivées au mois d’août – sur les 175 km de frontière.

Rares étaient les migrants à entrer en Hongrie en se faufilant sous la clôture de barbelés, sur laquelle on pouvait voir de nombreux lambeaux de vêtements. La grande majorité empruntaient la voie de chemin de fer où aucune barrière n’a été érigée, et où les trains ne passent qu’à très faible allure.

Des membres des forces spéciales de la police longeaient les champs avec des bergers allemands en muselière.

Dans le sud de la Serbie, dans l’air poussiéreux d’un centre d’accueil de migrants de Presevo, Samar, Syrienne de 40 ans et mère de deux adolescents, était assise sur un morceau de carton en attendant que son mari finisse les démarches pour les enregistrer auprès des autorités serbes.

«Le pire dans ce voyage c’est l’humiliation», a-t-elle confié à une journaliste de l’AFP.

«Nous sommes dans un labyrinthe, allant de file d’attente en file d’attente, et maintenant ici en Serbie, la police nous crie dessus comme si nous étions des animaux», a déclaré les larmes aux yeux cette réfugiée qui a fui Damas.

Un employé de l’agence gouvernementale serbe pour les réfugiés et les migrants a reconnu que les services de son pays étaient dépassés par l’afflux de migrants.

«Le gouvernement serbe veut les aider mais nous n’avons l’infrastructure nécessaire que pour un millier de personnes», a indiqué Dejan Milisavisevic. Or, chaque jour, «2000 à 3000 personnes arrivent».

Les chiffres de migrants quittant quotidiennement la Grèce, pays par lequel ils transitent, pour l’Europe de l’Ouest varient selon les sources. Si l’ONU parle de 1500 personnes, un employé d’ONG du côté macédonien de la frontière évoque plutôt 3500 arrivées quotidiennes.

Enfants syriens «disparus»

Par ailleurs, à Budapest, un cinquième suspect, un Bulgare, a été interpellé par la police hongroise dans la nuit de samedi à dimanche dans le cadre de l’enquête sur le camion découvert jeudi en Autriche avec 71 cadavres de migrants, a annoncé dimanche la police.

Quatre hommes – trois Bulgares et un Afghan – avaient été arrêtés vendredi. La justice les soupçonne d’être les «petites mains» d’un gang de trafic d’êtres humains.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les 71 migrants ont péri asphyxiés.

Au lendemain de cette découverte macabre en bordure d’une autoroute autrichienne, un deuxième camion transportant 26 migrants avait été intercepté dans l’ouest du pays. Trois enfants syriens, souffrant de déshydratation sévère, avait été hospitalisés dans un état de santé «extrêmement mauvais».

Dimanche, la police autrichienne a annoncé que ces trois enfants avaient «disparu» avec leurs parents, et étaient probablement partis pour l’Allemagne.

Le gouvernement autrichien a annoncé qu’il allait «massivement renforcer» les contrôles à la frontière hongroise pour contrer les trafics d’être humains.

Autre voie de passage fréquentée par les migrants tentant de gagner l’Europe, la Méditerranée connaît également une suite de tragédies.

Sept corps se sont échoués sur la plage libyenne de Khoms (à environ 120 km à l’est de Tripoli) après un nouveau naufrage, a indiqué dimanche le Croissant-Rouge libyen, qui ignorait encore quand l’embarcation avait chaviré, ainsi que le nombre de personnes qui se trouvaient à bord.

En Italie, la justice a ordonné le maintien en détention de dix hommes – sept Marocains, deux Syriens et un Libyen – soupçonnés d’être responsables de la mort de 52 migrants par asphyxie dans la cale d’un bateau, dont les corps avaient été retrouvés mercredi.

http://www.45enord.ca/2015/08/la-crise-migratoire-des-milliers-de-migrants-sur-la-route-des-balkans/

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Pourquoi la Turquie musulmane n’accueille-t-elle pas les migrants ?

Angela Merkel prend au sérieux les propos d’Erdogan accompagné de Madame à Hanovre en 2007

C’est la question que tout le monde se pose : d’où vient que des milliers, des centaines de milliers, des millions peut-être, se regroupent et se retrouvent sur les côtes grecques et italiennes ?

D’où vient que des gens fuyant la misère la plus effroyable et/ou la dictature et la terreur de Daesh, Boko Haram, les Shébab, à peine sur les côtes grecques, imposent aux femmes la ségrégation des sexes conforme à la charia intégrale, qu’ils refusent les repas parce qu’ils ne sont pas halal et dévastent des hôtels quatre étoiles parce qu’ils ne sont pas assez confortables ?

Beaucoup de ces migrants apparaissent, fréquemment, il convient de le souligner, comme ce que l’on appelait, en 1939, la « cinquième colonne ». Ici, la cinquième colonne ou l’avant-garde, le cheval de Troie, de forces combattantes du djihad Al Bagdadi.

Bien sûr qu’il faut aider, mais qui aider, et surtout : comment aider ?
Mais pour Madame Merkel, il s’agit de saisir une opportunité, plusieurs opportunités mêmes :
1° Injecter de la main d’œuvre à bon marché, massivement ; ce en quoi elle et le patronat allemand répondent présents en versant force larmes de crocodile ; ils se mentent et nous mentent, parce qu’hormis les Assyro Chaldéens et les Yezidis pour lesquels (s’ils ne peuvent gagner le Kurdistan) c’est la valise ou le cercueil, après l’opération décapitation, nous n’avons visiblement affaire qu’à des foules syriennes et irakiennes partageant l’essentiel du programme de Daesh.

Une question : pourquoi les réfugiés de Syrie-Irak doivent-ils s’embarquer vers les côtes grecques, quand il serait si simple pour eux de faire quelques kilomètres à pieds et entrer en Turquie, dans un vaste pays dont on nous dit qu’il est en plein essor et que, de Merkel à Hollande, en passant par la bureaucratie de l’union européenne, on veut faire entrer dans l’union européenne ? En Turquie, ils seront en Europe, les réfugiés, les « migrants ».

Pourquoi La Turquie, candidate à l’Europe, n’accueille-telle pas ses voisins proches, dont une masse de sunnites qui exigent, pour le premier repas servi par la croix rouge, qu’il soit halal ou rien, et qui imposent aux femmes migrantes la stricte ségrégation des sexes en posant le pied sur la côte grecque?

On voit bien qu’il ne s’agit pas que d’un phénomène « migratoire », ou d’une fuite éperdue et massive devant Daesh et Al Nosra. Il s’agit ici, pour Angela Merkel et ses semblables décideurs, de démanteler, jusqu’aux fondements, les vieilles nations qui forment la « substance humaine de » l’Europe; ce qui est dans le collimateur de madame Merkel, ce sont bien les Nations d’Europe ; ce sont ces groupements fruits de l’Histoire humaine, qui ont produit le progrès politique et social. Les « migrants » sont un prétexte.

Il s’agit, – pour ces gens-là, en utilisant, ce que madame Merkel et ses acolytes appellent phénomène migratoire -, de nomadiser, partout, la classe des producteurs directs (la « classe ouvrière »).

Il y a déjà plusieurs années que les spécialistes, comme on dit, ont déclaré dans les médias : que non seulement on devrait changer de métier, plusieurs fois dans une vie professionnelle, mais qu’en plus on devrait bouger, en changeant de ville, de région, de pays. Bref, on devrait tous devenir, à vie, des migrants.

Les « migrants », ceux produits par Boko Haram, les Shébab, les Frères musulmans, Daesh, Al Nosra, les groupes djihadistes tchétchènes, sont un présentoir du destin migratoire au 21ème siècle : quand vous arriverez quelque part, vous passerez devant tout le monde. On expulsera pour vous des SDF en les chassant du foyer les abritant, vous percevrez nettement plus en aides sociales que bien des retraités et l’on fera pour vous une politique de construction de logements sociaux qui était impossible ou très difficile pour les autochtones payant impôts et cotisations sociales.

Vous aurez compris que je ne partage pas la démagogie pseudo Evangile de la fédération protestante et de madame Merkel. En effet, je suis même aux antipodes de ce qui est un mensonge éhonté transformant des drames humains en machine de guerre pour provoquer beaucoup d’autres drames humains!

Oui je suis pour aider les fuyards, les vrais !
Comme en 1940-44, quand des Français ou des Polonais parvenaient à quitter la France ou la Pologne occupées par les armées hitlériennes, pour gagner l’Angleterre toujours libre, je suis pour qu’on accueille les jeunes « migrants », filles autant que garçons, mais avec un contrat d’engagement obligatoire immédiat dans une armée, somalienne, érythréenne, soudanaise, darfouri, syrienne, irakienne.

On leur donnera : un toit (une caserne), des habits (un équipement d’uniforme)
On les organisera, militairement, on les nourrira, et on leur fournira une arme dont ils seront responsables. Puis quand ils seront formés, disciplinés et qu’on l’aura décidé : ils iront, par eux-mêmes, pour eux-mêmes, faire ce que font déjà les Kurdes de Syrie. Ils iront déloger et faire disparaître jusqu’aux racines : Daesh, Al Nosra, Boko Haram, les Jenjawid, les Shébab…

Ils réaliseront, avec notre solidarité effective, leur propre 8 mai 1945
Ils ouvriront, par eux-mêmes, les voies de la paix et du développement politique et économique fraternel, en coopération avec les autres peuples et nations sur cette terre.
Voilà la solution du problème « migrant », il n’y en a pas d’autre.

Szyja Waldman

PS. Dernière minute : Je viens de prendre connaissance du communiqué du CNAFAL.

http://www.cnafal.org/migrants-la-honte-et-lhorrreur/
Il dénonce la honte et le crime moral de l’Europe. Il ose même, toute honte bue, comparer le sort et la situation des six cent mille Juifs d’Autriche, – menacés ouvertement d’extermination par le programme du chef du troisième Reich -, à celui et à l’action de bandes violentes, ces groupes d’hommes : forçant tout ; exigeant tout ; dévastant mêmes les hôtels 3 étoiles pas assez bien où ils sont logés gracieusement ; refusent ou jettent à la poubelle les repas servis par la Croix Rouge internationale parce qu’ils ne sont pas assez bien ou qu’ils ne sont pas halal ; s’affrontent à la police serbe ou hongroise en mettant les femmes et les enfants devant à seule fin de dénoncer le brutal néonazisme des autorités grecques, serbes, slovaques ou hongroises.
Si un communiqué doit dénoncer un comportement et un discours scandaleux, c’est celui qui qualifiera, comme il se doit, le communiqué irresponsable et diffamateur des deux dirigeants du CNAFAL

http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/2015/08/pourquoi-la-turquie-musulmane-n-accueille-t-elle-pas-les-migrants.html

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En  2008 une conférence sur " L'impunité et de poursuivre les criminels de guerre israéliens," tenue en Egypte en 2008, a été parrainé par l'Union européenne. (Source de l'image: NGO Monitor)

En 2008 une conférence sur " L'impunité et de poursuivre les criminels de guerre israéliens," tenue en Egypte en 2008, a été parrainé par l'Union européenne. (Source de l'image: NGO Monitor)

  • Sous un enchevêtrement épineux d'opérations de financement - plus pour se cacher sous un prétexte de «bonnes œuvres», «l'aide humanitaire» et «d'intérêt public» - est à l'œuvre d'un multi-facettes, d'une machine sophistiquée de propagande bien huilée contre Israël .
  • Une préoccupation majeure à la Knesset est de savoir comment freiner l'afflux de millions de dollars étrangers utilisés pour financer des groupes de haine anti-israélienne opérant comme ONG. Ces organisations sont accusées d'utiliser leur désignation "droits de l'homme" pour masquer un programme de plaidoyer trompeur pour saper, voire détruire, Israël.

Il y a un «djihad» européen contre Israël. Un nombre important de groupes d'activistes - se présentant comme de l'aide humanitaire internationale et ayant des projets de bienfaisance visant à en fare ibénéficier le peuple palestinien - sont en fait «directement ou indirectement des activistes du Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) des campagnes de la guerre juridique, de délégitimation et de lobbying contre Israël », selon un rapport détaillé par l'ONG Monitor.

Chaque année, les gouvernements européens envoient des centaines de millions de dollars pour des projets d'aide humanitaire dans les territoires palestiniens. Apparemment, l'argent est destiné à des projets tels que l'amélioration des soins médicaux, la réduction de la pauvreté, l'amélioration des écoles, ou l'amélioration de l'infrastructure.

Mais sous cette apparence se cache le plus venimeux des agendas de plaidoyer politique apparemment conçu pour saper Israël comme un État-nation.

Certains de ces gouvernements européens donnent de l'argent directement à l'Autorité palestinienne (AP). D'Autres au travers ld'organisations non gouvernementales (ONG) qui sont elles-mêmes présentées comme des organismes de bienfaisance.

Cependant ces ONG financées par des gouvernements de l'UE, semblent souvent plus dédiées à la propagande, l'activisme politique et à la destruction d'Israël, ne visant à aider que les Palestiniens. Entre 2012 -2014, par exemple, plus de 27 millions $ de fonds étrangers ont afflué sur les comptes bancaires des ONG radicales de gauche en Israël, le tout dans une certaine mesure pour les activités de harangues anti-israéliennes.

Les dirigeants israéliens commencent enfin à soulever des doutes sérieux sur les véritables motivations de certains de ces efforts politiquement motivés.

Récemment, par exemple, une exposition controversée de "Breaking the Silence" (BTS) a ouvert à Zurich, en Suisse. L'exposition du BtS accuse les Forces de défense israéliennes (FDI) de violations des droits humains. Il intègre d'anecdotiques, d'invérifiables, des témoignages anonymes de 60 soldats qui accusent l'armée israélienne d'actes répréhensibles lors de l'opération de bordure de protection à Gaza l'été dernier.

L'exposition, prévue pour un tour du monde, n'a fait sensation qu'en Suisse quand il s'est avéré qu'elle avait été financé en partie par les gouvernements de la Suisse, du Royaume-Uni, de l'Irlande, des Pays-Bas, de la Suède et du Danemark - ainsi que de nombreuses fondations caritatives privées . Ses principaux bailleurs de fonds sont: l'Union européenne, Misereor(Allemagne), Broederlijk Delen (Belgique), la Norvège, l'AECID (Espagne), Dan Church Aid(Danemark), ICCO (Pays-Bas), le CCFD (France), droits de l'homme et le Secrétariat du droit international (financement conjoint de la Suède, de la Suisse, du Danemark et des Pays-Bas), Sigrid Rausing Trust (Royaume-Uni), SIVMO (Pays-Bas), Rockefeller Brothers Fund, Open SocietyInstitute, et le New Israel Fund, entre autres.

L' exposition BtS tisse un récit qui semble délibérément déformé et déséquilibré contre Tsahal. Les critiques de l'exposition suggèrent que ces soldats aient été sélectionnés précisément parce qu'ils avaient un mépris personnel contre Tsahal.

Il tourne même que les bailleurs de fonds de l'exposition ont exigé " un nombre minimum de témoignages négatifs ", selon la recherche par NGO Monitor.

L'exposition ne mentionne jamais tout contexte entourant l'opération à Gaza: rien sur les roquettes qui ont plu sur Israël tirées par des groupes terroristes dans la bande de Gaza; rien de tunnels construits par le Hamas creusés à proximité des écoles et des maisons privées à l' intérieur d'Israël; rien sur la pratique commune du Hamas de cacher des terroristes et des armes parmi ses propres femmes et enfants à des fins de propagande.

Le gouvernement d'Israël, naturellement, a crié au scandale. Le ministre adjoint des Affaires étrangères, Tzipi Hotovely et le ministre de la Justice Ayelet Shaked ont mené la charge pour remédier à ce djihad diplomatique contre l'État d'Israël à sa source.

Hotovely a allégué que l'utilisation de l'argent du gouvernement suisse servait - à diaboliser, à délégitimer, et fondamentalement tenter d'éradiquer Israël - c'est illégitime. Hotovely dit: " Nous ne pouvons pas," "accepter une situation dans laquelle une organisation, dont l'objet est de salir le nom et la réputation des soldats de Tsahal, opérant au niveau international dans le but de causer de graves dommages à l'État et à l'image d'Israël."

Les réservistes loyaux de Tsahal, se sont également indignés par l'exposition de , ont monté leur propre campagne contre ce qu'ils prétendent est un faux et l'agression BtS injuste au sujet de l'armée et de la nation.

Selon un rapport publié dans le Jerusalem Post, dix députés suisses du groupe parlementaire Suisse-Israël ont publié une déclaration le 2 Juin, s'opposant à l'utilisation de l'argent des contribuables pour financer l'exposition:

" Nous condamnons fortement le parrainage de Briser le silence, avec des fonds publics par le biais de l'AED [ministère suisse des Affaires étrangères] et le ministère des Finances de Zurich, et attendons à l'avenir à un examen attentif des projets et ces organisations qui se tiennent derrière ces projets pour que l'argent du contribuable suisse ne soit mal utilisé ".

Au-delà de cette exposition incendiaire unique contre Tsahal, il réside cependant, un problème beaucoup plus complexe et abject - celui qui met au premier plan des préoccupations et des questions troublantes sur la nature et le but du financement de gouvernement étranger des ONG en Israël: Quelle est leur véritable ordre du jour? Comment et où obtiennent-ils leur argent? Leurs fonds sont-ils utilisés à des fins compatibles avec les objectifs fixés?

Selon un récent rapport de Reuters, sur les 30.000 ONG opérant en Israël, " le point de frustration pour Shaked [la ministre de la Justice] et ses partisans c'est sur les 70 ONG dont les travaux portent sur ​​le conflit israélo-palestinien et qui reçoivent des fonds soit à partir de l'Union européenne dans son ensemble, ou de différents gouvernements à titre individuel, comme le Danemark, la Suède, la Belgique et la Norvège ".

Une préoccupation majeure à la Knesset d'Israël est de savoir comment freiner l'afflux de millions de dollars étrangers utilisés pour financer des groupes de haine anti-israélien opérant comme des ONG. Ces organisations sont accusées d'utiliser leur désignation " droits de l'homme " pour masquer un programme trompeur de sape, voire de déstruction, d'Israël.

Sous un enchevêtrement épineux d'opérations de financement - la plupart se cachant sous un prétexte de «bonnes œuvres», «d'aide humanitaire» et «d'intérêt public» - la propagande contre Israël est à l'œuvre un, grace à une machine multi-facettes, sophistiquée et bien huilée.

Briser le silence est une des plus jeunes. Fondée en 2004, BTS est inscrit comme «une société pour le bien du public» avec un budget d'environ 3 millions de shekels ($ 770.000 USD), selon des chiffres de 2015.

Selon un récent rapport de l'organisation israélienne Im Tirtzu, un financement partiel pour Breaking the Silence (300 000 $), B'Tselem (700 000 $) et d'autres ONG pro-palestinienne en Israël - un montant total de 11.000.000 $ en 2014 seule - vient de la Droits de l'Homme et le Secrétariat du droit international humanitaire (HRIHL), une fondation arabe basé à Ramallah et à Gaza. HRIHL, à son tour, est financé principalement par les gouvernements des quatre pays européens: la Suède, le Danemark, la Suisse et les Pays-Bas.

Matan Peleg, le Chief Operating Officer de Im Tirtzu, a inventé le mot «terrorisme politique»pour décrire le mélange trouble d'anti-Israël ONG groupes d'activistes, leurs programmes destructeurs et les sources de financement trompeuses:

" Lorsque nous utilisons le « terrorisme politique »le concept que nous souhaitons pour indiquer différentes actions qui ne sont pas réellement violent physiquement, mais qui sont destinés à répandre la terreur et la peur ... pour la réalisation des objectifs politiques ".

" L'Etat d'Israël et l'armée israélienne, en particulier souffrent du terrorisme politique, car les différentes entités politiques en Israël et à l'étranger (comme les États, les organisations, les fondations, etc.) mènent des actions politiques dans le but de paralyser la capacité d'Israël à se défendre ".

Deux des plus riches ONG internationales des droits humains au travail en Israël sont OXFAM et World Vision.

Oxfam, qui exploite une confédération internationale d'organisations en réseau dans 92 pays, avait un revenu total de de 955 900 000 $, en 2012 et en 2013 dont 18,7 millions $ ont été dépensé en « territoire palestinien occupé » en 2013.

OXFAM indique clairement qu'il ne participe pas à la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël, mais a affirmé son boycott des produits fabriqués dans les « colonies israéliennes en Cisjordanie ». Nous ne voulons pas entendre la vérité.

La pression de groupes Oxfam et BDS a contribué à une décision récente de SodaStream de fermer son usine de Mishor Adumim sur la Rive Ouest, où la société employait des centaines d'Arabes et d'Israéliens travaillant pacifiquement côte à côte.

Les Salaires arabes et leur condition de travail à SodaStream ont été signalé pour être nettement meilleurs que leurs équivalents dans les territoires contrôlés par les voisins arabes en Judée et en Samarie. Quand l'usine a déménagé, des centaines d'Arabes ont été mis au chômage - un résultat que n'a apparemment pasgêné les partisans de BDS comme Oxfam. Quand Israël travaille à construire des "«ponts pour la paix», comme SodaStream, où les Arabes et les Juifs travaillaient paisiblement ensemble, ces organisations les détruisent rapidement.

World Vision International, une oeuvre caritative chrétienne qui opère dans environ 100 pays, avec un budget de 2,67 milliards $ en 2012, définit la région qu'il dessert telle que Jérusalem / la Cisjordanie et Gaza. World Vision ne fait pas mystère de son aide exclusive dans la région aux enfants arabes pauvres. Inversement, il ne sert pas les besoins spécifiques des enfants juifs israéliens pauvres. On estime que 14,1% des familles juives israéliennes vivent en dessous du seuil de la pauvreté.

Sur le site Web de Vision Mondiale, il ya une brève version pro-arabe de « l'histoire, les gens et la géographie » de la région, qui fausse ou qui omet toute l'histoire qui pourrait mettre les Arabes sous un mauvais jour. Le site Web ne mentionne rien des bombes du Hamas, des roquettes ou de la violence arabe en général contre Israël. Les seuls narratifs sont seulement sur le sort des « réfugiés arabes déplacées.»

Personne à World Vision pose la question évidente: pourquoi y a-t-il même des camps de réfugiés dans les territoires contrôlés par l'Autorité palestinienne (AP) et le Hamas, comme Gaza, Jénine et Ramallah? Non seulement ces territoires sont sous administration civile exclusive de l'AP ou du Hamas depuis 1994, alors qu'Israël a totalement évacué la bande de Gaza en 2005.

OXFAM et World Vision tous deux, reçoivent de grosses sommes d'argent provenant de l'Organisation des Nations Unies, et de diverses sources gouvernementales et non gouvernementales, des fondations et autres institutions.

NGO Monitor a publié un rapport attirant l'attention sur le débat public en rapport à la masse des financements des gouvernements étrangers à des ONG nettement politisées. Divers médias, le gouvernement et les préoccupations législatives au sujet de la manipulation de la démocratie israélienne par des gouvernements étrangers à travers l'activité des ONG ont déclenché le débat qui a abouti à la loi sur la Transparence des ONG en Israël (Février 2011).

En 2013, il y a eu plusieurs tentatives infructueuses pour adopter des lois à la Knesset pour réduire l'afflux d'argent d'un gouvernement étranger. Maintenant, à la suite de la cessation de l'exposition Briser le Silence(BtS), Hotovely, Shaked et d'autres montrent un nouvel effort pour remédier au moins à cette seule source du djihad diplomatique contre l'État d'Israël.

Par Susan Warner
http://www.gatestoneinstitute.org/6266/europe-ngo-israel

Adaptation Mordeh'aï pour malaassot.com

http://malaassot.over-blog.com/2015/08/le-djihad-des-ong-europeennes-contre-israel.html

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Published by DAVID - - oxfam, bds, ong, djihad, europe, ISRAEL, ANTISEMITISME

 Les délires conspirationnistes de Giulietto Chiesa applaudis au festival Rototom 2015

Un théoricien du complot italien applaudi à tout rompre au festival Rototom lors d’une conférence sur l’islamophobie... Conspiracy Watch y était !

L’attentat contre Charlie Hebdo ? L’œuvre du Mossad. L’organisation «Etat islamique» ? Une création des Etats-Unis. L'invasion de l'Ukraine par la Russie ? Une invention montée de toutes pièces par la CIA. L’attentat de Madrid, en 2004 ? Toujours un coup de la CIA. Les attentats du 11-Septembre ? Encore un complot américain. Quant à Ben Laden, sommes-nous bien sûrs qu’il ait seulement existé ?... Non, vous n’assistez pas à un spectacle de Dieudonné. Vous êtes à une conférence intitulée « L’Europe et l’islamophobie, une vision depuis la paix » organisée dans le cadre du forum social du plus gros festival de reggae en Europe, le Rototom Sunsplash 2015.

L’orateur s’appelle Giulietto Chiesa. Il est qualifié de « prestigieux invité » sur le site du festival. Ancien membre du parti communiste italien, député européen et partie prenante de la mouvance conspirationniste qui, de Thierry Meyssan à Alex Jones, fournit ses «experts» aux chaînes de télévision russes ou iraniennes, Chiesa intervient, ce vendredi 21 août, aux côtés d’Esteban Ibarra et de Rosa Maria Calaf.

Le premier préside le Movimiento Contra la Intolerencia. La seconde est, au-delà des Pyrénées, une véritable star du petit écran, l’une des journalistes les plus célèbres de sa génération. La salle est pleine. Chiesa invite les spectateurs à ne pas faire confiance à la télé, aux médias, à se documenter sur Internet, et bien sûr à se précipiter sur son dernier livre pour y trouver d’autres nouvelles révélations. Aucune preuve n’est avancée de sa part. Inutile. Chacune des « vérités » égrenées par Giulietto Chiesa suscitent les hochements de tête approbateurs de la part d’Esteban Ibara et de Rosa Maria Calaf et les applaudissements enthousiastes de l’assistance.

Proche des positions du Kremlin, dont il ne manque jamais une occasion de prendre la défense, Giulietto Chiesa fut l’un des participants de la conférence Axis for Peace qui réunit en 2005, à l'initiative de Thierry Meyssan, quelques-unes des figures les plus représentatives de la mouvance conspirationniste comme Dieudonné, Jacques Cheminade (Solidarité & Progrès) ou encore Michel Collon. En 2007, il a co-écrit le film Zero : enquête sur le 11 septembre, qui développe l’argumentaire complotiste classique sur les attentats, affirmant notamment qu’aucun avion ne s'est jamais écrasé sur le Pentagone. A l’époque, un collectif de debunkers italiens avait démonté, dans un petit ouvrage en libre téléchargement, les élucubrations du film.

Le festival Rototom Sunsplash a fait parler de lui au cours du mois d’août en déprogrammant puis en reprogrammant le chanteur juif américain Matisyahu, suite à « une campagne de pressions, de menaces et de contraintes » orchestrée par le mouvement de boycott BDS. Ce dernier exigeait de l’artiste une vidéo condamnant publiquement « le sionisme » et exprimant « ses positions sur le conflit israëlo-palestinien ».


Voir aussi :
* Zéro pointé pour Giulietto Chiesa
* La version française de ''Zerobubbole'' enfin disponible

http://www.conspiracywatch.info/Les-delires-conspirationnistes-de-Giulietto-Chiesa-applaudis-au-festival-Rototom-2015_a1447.html

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Published by DAVID - - DESINFORMATION, conspirationiste, europe

RIPOSTE SEFARADE

Ce blog n’a aucun but lucratif, sa prétention est seulement d’informer. Si vous trouvez un document qui vous appartient et que vous souhaitez son retrait , dites-le et il sera immédiatement retiré. La tragédie que le peuple juif a connu en Europe, est la seule et unique raison de la diffusion de ces textes dont la source est toujours indiquée.

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