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RIPOSTE SEFARADE

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L'islamisme est-il en déclin ? Un nombre croissant de jeunes arabes oscille entre le doute et l'athéisme

L'auteur de cet article explique que les horreurs de l'État islamique, et des autres terroristes se réclamant de l'islam, ont un effet tangible mais peu documenté : un nombre croissant de jeunes arabes se détourneraient de l'islamisme, et même de l'islam.

L'auteur, Koert Debeuf, un analyste du monde arabe et un blogueur vivant au Caire, est l'auteur du livre Inside the Arab Revolution: Three Years on the Front Line of the Arab Spring.

(FreeArabs) Au-delà de l'avancée effrayante de l’État islamique au Moyen-Orient, une révolution plus tranquille se déroule. L'islamisme est en train de perdre son attrait auprès des jeunes arabes, dont plusieurs oscillent entre le doute et l'athéisme.

Devant l’Université du Caire, se dresse la statue «Renaissance de l’Égypte» (souvent utilisée pour décrire l’Égypte) représentant une paysanne qui soulève son voile en touchant le Sphinx. Elle a été créée en 1920 par le célèbre sculpteur égyptien Mahmoud Mokhtar et symbolise l'espoir de la modernité après une longue période de colonisation.

Aujourd'hui, quatre-vingt-dix ans plus tard, des femmes commencent à enlever leur voile.

Tout comme au début des années 1920, ce changement n’est pas encore perceptible dans les rues des quartiers populaires du Caire, mais il l’est déjà dans les quartiers plus opulents de la ville. De la même manière, beaucoup de jeunes femmes voilées suivent une nouvelle tendance: montrer quelques mèches de cheveux. Comme pour leurs homologues iraniennes, porter le foulard de cette manière est une façon de protester contre le but même du voile: couvrir la chevelure d’une femme.

Cette tendance «laïque» semble contredire les nouvelles que l'on reçoit quotidiennement du monde arabe. Aujourd'hui, tous les yeux sont rivés sur l'État islamique. Après les horreurs des Talibans en Afghanistan et d’Al-Qaïda partout dans le monde, le monde est choqué devant une version extrême et barbare de gouvernance islamique par le règne de la terreur en Syrie et en Irak. L'État islamique est en train de devenir un phénomène du monde arabe en tant que des groupes en Algérie, en Égypte et au Yémen ont voué allégeance au nouveau califat. Il semble n’y avoir aucune limite à la croissance de l'extrémisme dans le monde musulman.

Par conséquent, la question est la suivante : y a-t-il davantage de gens qui deviennent extrémistes, où les extrémistes deviennent-ils plus extrêmes? Pour répondre à cette question nous devons nous référer à l'histoire. Avec la défaite humiliante des Arabes dans la guerre contre Israël en 1967, la plupart des idéologies non-islamistes sont mortes. Le panarabisme, le socialisme et le sécularisme du président Gamal Abdel Nasser d'Egypte sont morts au champ de bataille, tout comme le libéralisme de ses prédécesseurs. Le monde arabe est tombé dans une crise d'identité, ouvrant la voie à la seule idéologie restante: l'islamisme ou l’islam politique conservateur.

L’Arabie Saoudite a utilisé ce momentum et ses pétrodollars nouvellement acquis après la crise pétrolière de 1973 pour répandre le salafisme, ou l'islam sans modernité. Les Frères musulmans ont également regagné du terrain. La Confrérie a été fondée en 1928, quatre ans après l’abolition du califat par Atatürk de Turquie. Son principal objectif était (et continue d'être) la restauration de ce califat. Ceci ne pouvait être réalisé qu’en se débarrassant des dictateurs arabes soutenus par l'Occident.

Les révolutions arabes de 2011 ont été une occasion en or pour les islamistes. Sachant que les jeunes révolutionnaires étaient trop inorganisés et idéalistes, les islamistes ont pris le pouvoir. L'ensemble du monde arabe observait l’Égypte, où pour la première fois, les Frères musulmans étaient en mesure de mener à bien leur projet d’organiser une société islamiste. Ils ont lamentablement échoué.

L'impact psychologique sur le monde arabe ne doit pas être sous-estimé. À l'exception d'Ennahda en Tunisie, qui a modéré son parcours, mais a quand même perdu les élections, beaucoup d’islamistes dans d'autres pays touchés par le réveil arabe sont devenus plus extrêmes. L'échec des Frères musulmans en Egypte les a convaincus que la démocratie et l'islamisme ne sont pas la voie à suivre. Le monde arabe est tombé dans une nouvelle crise d'identité.

L'État islamique offrait une réponse à cette crise en allant plus loin : en réinstallant le califat et en abolissant une autre décision européenne, à savoir les frontières nationales du Moyen-Orient. C’est un projet attrayant pour les islamistes désillusionnés et les aventuriers qui tentent d'échapper à leur crise d'identité personnelle. Mais le nombre de combattants et de partisans étrangers demeure plutôt restreint.

Ce qui arrive à la majorité silencieuse dans le monde arabe est beaucoup plus important. Et ici, la tendance inverse commence lentement à se manifester clairement. Les chauffeurs de taxi sont moins nombreux à placer un exemplaire du coran en vue dans leur voiture. De plus en plus de femmes retirent leur voile. La jeune génération révolutionnaire participe également moins souvent aux prières à la mosquée. La plupart d'entre eux se contentent de dénoncer l'islam politique prêché dans plusieurs mosquées. D'autres vont plus loin et flirtent avec l'athéisme. Le gouvernement égyptien n’aime pas cette tendance, et une équipe spéciale de la police a même été créée à Alexandrie pour arrêter les athées.

Comme il n’existe pas d'enquête crédible sur ces tendances et sur les raisons les expliquant, on peut, pour le moment, s'en remettre à des histoires personnelles à même d'être représentatives. L’une de ces histoires est celle d'une famille conservatrice de la ville de Port-Saïd en Egypte. Deux sœurs dans la trentaine, Marwa (36 ans) et Heba (31 ans), ont découvert juste après la chute du président Mohamed Morsi, que les livres avec lesquels elles avaient grandi étaient imprimés et distribués par les Frères musulmans. Choquées d'apprendre cela, elles ont commencé à repenser toutes les idées qu'elles s’étaient formées et à remettre en question la base même de leur religion. «Ce n’est qu'après la chute de Morsi que j’ai découvert que Hassan Al Banna (le fondateur des Frères musulmans) avait écrit la préface du livre ‘Vivre selon le sunnisme’. J’ai grandi avec ce livre. Maintenant, je commence à douter de tout», dit Marwa. Leurs voiles ont commencé à devenir «trendy», puis ils ont disparu la semaine dernière.

Il y a de nombreuses histoires comme celles de Marwa et de Heba. Elles montrent ce qui se passe sur le terrain dans le monde arabe. La jeune génération révolutionnaire se sent trahie par les islamistes ; elle leur tourne le dos, et souvent, elle rejette aussi la religion. Quand le pouvoir et la religion sont confondus, les jeunes semblent rejeter les deux à la fois. C’était déjà le cas en Iran et c’est ce qui se passe maintenant dans le monde arabe. Comme la génération actuelle représente 50% de la population arabe, cette tendance est probablement la véritable révolution silencieuse qui transforme le monde arabe.

Le groupe d'extrémistes de l'État islamique est petit en comparaison. Plus important encore, la plupart des Arabes musulmans rejettent sa prétention à représenter le vrai Islam. En conséquence, leur terreur (comme ils l’ont montrée à nouveau avec la vidéo du meurtre de Peter Kassig, le siège à Sydney, et le meurtre de dizaines d'écoliers au Pakistan) n’auront qu'un seul effet: accélérer la tendance au déclin de l'islamisme dans le monde arabe.

Source : Islamism is losing currency, par Koert Debeuf, Free Arabs, 15 décembre 2014. Traduction par Poste de veille

Rédigé le 17/12/2014 dans International, Paroles de musulmans/ex musulmans | Lien permanent

Des jeunes égyptiens débattent d'athéisme dans une mosquée du Caire, février 2013 (photo de Mohamed Abdelfattah, via Twitter)

Des jeunes égyptiens débattent d'athéisme dans une mosquée du Caire, février 2013 (photo de Mohamed Abdelfattah, via Twitter)

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Published by DAVID - - TERRORISME, ISLAM, MONDE ARABO MUSULMAN

Image à la Une : Un peshmerga chrétien protégeant un enfant yazidi. Photo Joseph Barrak
Image à la Une : Un peshmerga chrétien protégeant un enfant yazidi. Photo Joseph Barrak

« Deux d’entre nous ont refusé et ils leur ont coupé la tête devant nous »

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« Lorsque j’ai rencontré Melhem Khalaf au Liban, il m’a dit qu’il voulait venir en aide aux réfugiés kurdes fuyant les daéchistes. Je lui ai dit que ceux qui étaient le plus dans le besoin étaient les yazidis. Il m’a dit pas de problème, nous sommes prêts à aider tout le monde, quelle que soit leur religion », raconte Bachir, un chrétien.
« En quelques semaines, nous avons réussi à monter un petit campement à Dohouk, où nous venons en aide à environ 650 personnes ayant fui la montagne de Sinjar, à la frontière irako-syrienne, à l’approche des daéchistes », dit-il. Le camp est rudimentaire et assez sale. Il y a seulement deux toilettes et bien sûr pas d’eau chaude, mais au moins ces réfugiés ont des tentes de toile, des abris très précaires, alors que les grands froids de l’hiver approchent et toujours le même spectacle.
De la marmaille souvent à moitié nue, des femmes à l’œuvre pour la lessive et la cuisine, et des hommes désœuvrés qui suivent les informations, fumant cigarette sur cigarette et buvant des litres de thé pour se réchauffer. « Ce qui nous manque cruellement, ce sont des écoles pour les enfants. Mais pour cela, nous avons besoin de l’aide du gouvernement irakien, qui, pour l’instant, a d’autres chats à fouetter », affirme Bachir. Il indique que les besoins du camp sont assurés seulement en nourriture par Offre-Joie et les églises chrétiennes de la région. Beaucoup de ces familles ont échappé à une mort certaine, ou pire pour les femmes, d’être utilisées comme esclaves sexuelles ou d’être vendues comme esclaves par les daéchistes.

Sur ce chapitre, le récit Tahsin Khalaf est édifiant. « Quand on a su que les daéchistes arrivaient sur des véhicules sur Sinjar, nous avons fui vers la montagne. Là nous avons rencontré des Arabes sunnites qui ont tenté de nous rassurer. Sur ce, sont arrivés des daéchistes qui nous ont demandé pourquoi on fuyait. Retournez dans vos villages, il ne vous arrivera rien », poursuit-il.

« Ils nous ont demandé si nous étions yazidis ou musulmans »

« Nous sommes donc retournés. Mais à un barrage, les intégristes sunnites nous ont arrêtés. Ils nous ont demandé si nous étions yazidis ou musulmans. Ils ont laissé passer les musulmans et ont regroupé les yazidis, puis ils ont séparé les hommes des femmes, et lorsque l’un des maris a protesté, ils lui ont tranché la tête devant tout le monde après lui avoir tiré deux balles, raconte-t-il. C’est alors qu’on a commencé à avoir peur. Au début, on ne leur a pas menti parce qu’ils nous avaient assuré qu’on était en sécurité. »
« Ils m’ont alors mis dans une voiture avec une autre famille yazidie et nous ont ramenés à Sinjar où ils nous ont introduits dans un bâtiment public avant de me prendre les 4 600 dollars et des bijoux à ma femme que j’avais sur moi. Puis ils ont mis les hommes au premier étage et les femmes et les enfants au rez-de-chaussé. Et le soir, ils ont pris les femmes et les enfants dans un immeuble en face qui était le siège du Parti démocratique du Kurdistan. Le second jour, on a entendu des cris et des pleurs et on a vu qu’ils faisaient monter les femmes dans des bus. Ils ont pris environ 300 femmes. Puis ils ont rassemblé les hommes sur la place publique et leur on bandé les yeux.

À leurs accents, j’ai remarqué que beaucoup d’entre eux appartenaient aux tribus arabes sunnites de la région avec lesquelles nous vivions jusqu’à présent en paix. Il y avait également avec eux des étrangers à la région que nous reconnaissions à leur accent en arabe. Le lendemain est arrivé un égorgeur muni d’une longue épée. Il nous a dit que nous avions le choix soit de nous convertir, soit de mourir. Si vous le faites, vous serez nos frères et vous vivrez en sécurité. Sinon, nous vous traiterons en mécréants et nous vous couperons la tête.

Deux d’entre nous ont refusé et ils leur ont coupé la tête devant nous. Nous avons été 200 à nous convertir, puis un cheikh est venu nous donner des cours de religion islamique », poursuit-il.

Les femmes qui s’étaient converties à l’islam n’ont pas échappé au viol

Puis ils nous ont installés dans les maisons d’un village chiite que les habitants avaient fui, mais un jour, un homme âgé est entré dans la maison de l’un de mes voisins qui avait une jolie petite fille de 10 ans. Il l’a prise par les cheveux, malgré les pleurs de sa mère. Puis ils l’ont ramenée complètement épuisée. Comme j’étais « devenu musulman, je me suis permis de leur dire qu’aucune religion n’acceptait un tel comportement, particulièrement l’islam. Ils m’ont rétorqué qu’en islam cela était permis, puisque le prophète Mohammad avait épousé Aïcha alors qu’elle n’avait que neuf ans ».

Ainsi, même les femmes des familles qui s’étaient converties à l’islam n’ont pas échappé au viol. Un autre soir, ils ont pris quatre jeunes filles et les ont ramenées le sexe ensanglanté. Les jeunes filles nous ont raconté qu’ils les endormaient avec une sorte de chloroforme pour empêcher toute résistance ou bien ils les accrochaient aux pales des ventilateurs pour les étourdir.

Une de nos femmes s’est coupé les veines, mais ils l’ont soignée et l’ont ensuite violée. Et lorsque trois femmes se sont suicidées en se pendant avec leur voile, ils ont interdit aux autres femmes de porter le voile. J’ai alors compris que le fait de nous être convertis ne nous protégeait pas et j’ai alors décidé de fuir avec trois autres camarades. Après plusieurs péripéties, nous avons rencontré des peshmergas qui nous ont amenés dans ce campement à Dohouk. Pour eux, nous sommes pires que des animaux, nous sommes des mécréants et nos femmes sont des butins de guerre. Ces daéchistes sont des obsédés sexuels », conclut-il.

DOHOUK, de Salim YASSINE | ORIENT Le JOUR

http://www.eurabia.org/deux-dentre-nous-ont-refuse-et-ils-leur-ont-coupe-la-tete-devant-nous/

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Le prédicateur jordanien Ibrahim Al-Namarna : les juifs sont « des singes et des porcs » ; les chiites sont des « chiens et des ânes » ; ils cherchent à contrôler l’Arabie saoudite

Voir les extraits vidéo sur MEMRI TV -

https://www.youtube.com/watch?v=EH-fSZlvgIw

Extraits de sermons du vendredi du prédicateur jordanien Ibrahim Al-Namarna, mis en ligne le 31 octobre et le 14 novembre 2014 :

31 octobre 2014

Ibrahim Namarna : Golda Meir a déclaré : « Je sens encore l’odeur de mes ancêtres à Khaybar. » Qu’Allah la punisse pour ses actes. En effet, c’est leur slogan. Ils veulent conquérir le monde arabo-islamique, mais autre chose les attend.

[...]

Ali bin Abou Taleba a combattu [le juif] Marhab. Il a frappé Marhab si fort de son épée que la tête de Marhab est allée voler dans les airs, avant de retomber au sol. Ensuite, le Prophète Mahomet a dit : « Allah Akbar. Khaybar a été détruite. ». En effet, les juifs ont les plus immondes de tous.

[...]

Puisse Allah dresser les chiites et les Américains les uns contre les autres, et que les sunnites en sortent indemnes.

[...]

Ô Allah, détruis les Américains et les chiites. Ô Allah, détruis les juifs, car ils ne peuvent se mesurer à Toi. Ô Allah, élève la mosquée Al-Aqsa jusqu’au Jour du Jugement. Ô Allah, élève la mosquée Al-Aqsa jusqu’au Jour du Jugement. Expulse les frères des singes et des porcs de Palestine dans l’humiliation et l’avilissement.

[...]

14 novembre 2014

Ô Allah, élève la mosquée Al-Aqsa jusqu’au Jour du Jugement, et expulse les vils frères des singes et des porcs de Palestine dans l’humiliation. Les juifs sont responsables de toute la mort et la de toute la destruction. Même les chiites… Comme l’a dit Shik Ibn Taymiyya, les chiites sont les ânes des juifs. Regardez la corruption qu’ils propagent aujourd’hui.

Les capitales arabes ont été prises par les colonialistes chiites. Frères, regardez ce qui est arrivé à Sanaa, au Yémen. Les Houthis, qu’Allah les punissent pour leurs actes, se répandent. Ces chiens chiites répandent la corruption dans tout le pays. S’ils réussissent à envahir la Terre des Deux Saintes Mosquées – ce qui n’arrivera jamais – la première chose qui leur viendra à l’esprit sera d’exhumer et de profaner les tombes des califes Abu Bakr et Omar.

[...]

http://www.memri.fr/2014/12/17/le-predicateur-jordanien-ibrahim-al-namarna-les-juifs-sont-des-singes-et-des-porcs-les-chiites-sont-des-chiens-et-les-anes-ils-cherchent-a-controler-larabie-saoudit/

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Algemeiner et le site israélien 0404 rapportent qu'un touriste israélien qui se promenait récemment dans le centre d'Amsterdam fut abasourdi de voir un important étalage de propagande antisémite en arabe. Visiblement c'est devenu tout à fait normal au point que ça ne suscite même pas de réactions. L'hostilité envers les Juifs et Israël est omniprésente surtout dans les quartiers où habitent des musulmans.

Voici la vidéo réalisée par le touriste:
https://www.youtube.com/watch?v=nIxgEDQYlak&hd=1


Par ailleurs, un sondage révèle que de nombreuses tensions traversent la société. Les Néerlandais se font peu d'illusions sur les problèmes du pays et 85% estiment que leurs élites sont responsables de la situation. "The Social and Cultural Planning Bureau has polled 3,000 Dutchmen. 60% of those polled see tensions between Autochtonuos (native) Dutchmen and those of immigrant origins. Many see tensions between religious groups, between the poor and the rich, and between workers and employers. Two-thirds of the Dutch think that the Netherlands is moving in the wrong direction. Of these people, 85% blame the country’s elite, politicians, managers and the economically powerful. These elite are seen as serving their own interests and are perceived as not having any contact with the ordinary citizens nor with their concerns." Bad News from the Netherlands and Volkskrant.

http://philosemitismeblog.blogspot.fr/2014/12/propagande-antisemite-repugnante-dans.html#

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Manifestation du mouvement des « Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident« , Pegida, à Dresden, le 8 décembre 2014
Manifestation du mouvement des « Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident« , Pegida, à Dresden, le 8 décembre 2014

15 000 manifestants ! Le mouvement des Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident (Pegida) a pris une ampleur inattendue lors de la manifestation du 15 décembre à Dresde. Une journaliste est allée à la rencontre des manifestants.

Par Anne Hähnig

Nous sommes le soir du 8 décembre, à Dresde, et on a l’impression que les « anti-islamisation » perdent du terrain. Neuf mille personnes se sont en effet rassemblées pour s’opposer au mouvement des Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident » (Pegida).

Elles sont réunies sur la place de l’hôtel de ville, au milieu des ballons multicolores. La scène est forte. Elles ont le sentiment d’avoir gagné. Jusqu’à ce que filtre le nombre de ceux d’en face : 10 000.

La peur d’une « invasion d’étrangers »

« Ils » ne perdent donc pas de terrain. Au contraire : Pegida enfle de semaine en semaine. A l’origine du mouvement, Lutz Bachmann. Voilà deux mois, ce dernier créait une page Facebook « likée » par plus de 50 000 personnes. Il y annonçait des manifestations. Lors de la première, à la mi-octobre, une centaine de gens ont fait le déplacement. Aujourd’hui, ils sont des milliers.

En silence, ils battent le pavé du centre-ville de Dresde. Parmi eux, des nazis et des hooligans, même si on croise en majorité des pères de familles en pantalon de velours, des mères de familles emmitouflées, des jeunes à casquette et des personnes âgées à béquilles. Les citoyens de Dresde descendent dans la rue par peur d’une « invasion d’étrangers ».

Que se passe-t-il dans cette ville qui compte plus de manifestants « anti-islamisation » que de musulmans ? On dénombre environ 2,2 % d’étrangers dans le Land de Saxe, dont 0,1 % de musulmans. Si vous croisez dans la région une femme portant un foulard sur la tête, il y a de fortes chances pour que ce soit une grand-mère sorabe [minorité slave présente dans l’est de l’Allemagne].

Or, à en croire les études du chercheur dresdois Wolfgang Donsbach, un habitant sur quatre a le sentiment ici d’être « un étranger dans son propre pays ». Et un Saxon sur cinq défend des opinions racistes.

Les multiples condamnations de Lutz Bachmann

Pegida est un mouvement de contestation d’une grande complexité. En tête de cortège, on retrouve systématiquement Lutz Bachmann, son chef de file. L’homme parle peu aux médias. On sait de lui qu’il est de Dresde, qu’il a 41 ans et qu’il est cuisinier de formation. Par le passé, il a vendu des saucisses sur les marchés de Noël. Aujourd’hui, il tient une agence de publicité.

Lutz Bachmann a été condamné à plusieurs reprises : pour trafic de stupéfiants, vol, coups et blessures, conduite en état d’ivresse. Pour tenter de se soustraire aux sanctions, il s’est envolé pour l’Afrique du Sud. C’est donc un homme qui a tenté de fuir la justice de son pays qui pointe aujourd’hui du doigt les criminels d’origine étrangère.

Ce 8 décembre au soir, un jeune couple se tient au bord de la manifestation des Pegida. Tous deux ont la petite trentaine. Appelons-les les Müller, Tom et Nadine. Ils ne veulent pas donner leur vrai nom – personne ne donne son nom ici. Tom est universitaire – nous n’en saurons pas davantage sur leurs professions.

Nadine, cheveux noirs bouclés, porte un manteau de laine dont on imagine qu’il a dû coûter cher. Avec sa veste Jack Wolfskin, Tom a un look de randonneur. Tom et Nadine ont l’air fort sympathiques, ce qui soulève la question suivante : si le mouvement Pegida les touche, ne finira-t-il pas par toucher beaucoup de monde ?

« On veut que nos enfants puissent parler allemand dans la rue »

Tom reconnaît avoir déjà participé à trois manifestations. « Pour moi, c’est la première fois« , confie Nadine. Et pourquoi sont-ils là ? « Parce qu’on veut un droit d’asile qui soit enfin raisonnable, répond Tom. C’est le cas au Canada et en Australie, il faut que ce soit le cas ici aussi. »

Qu’entend-il par droit d’asile « raisonnable » ? Tom explique que ceux qui veulent s’installer en Allemagne doivent contribuer au PIB du pays, « il faut qu’ils travaillent et qu’ils paient des impôts. Ce n’est pas normal qu’ils aient le droit de puiser dans le pot commun alors qu’ils n’ont jamais rien mis dedans. Un jour, il finira par être vide. »

Quand on fait observer à Tom que ce sont des craintes pour le moins diffuses au vu du faible nombre d’étrangers en Saxe, il rétorque que c’est vrai, mais que l’on voit bien « ce qui se passe à Berlin ou à Duisbourg. Il faut agir pour endiguer le phénomène, avant qu’il ne soit trop tard. » Les Pegida font donc un travail de prévention. Ils ne veulent pas devenir comme l’Ouest – en particulier la Ruhr avec « tous ses Arabes et tous ses Turcs« .

Tom évoque ensuite son cas personnel. « On veut avoir des enfants, bientôt si possible, confie-t-il. Et on veut qu’ils puissent parler allemand dans la rue quand ils seront plus grands ; qu’ils grandissent avec nos traditions et nos règles. » Pensent-ils sérieusement qu’on ne pourra bientôt plus parler allemand dans la rue à Dresde ? « Si les étrangers continuent d’affluer, un jour ou l’autre, ce ne sera plus possible« , affirment-ils.

« La solidarité, ça va bien un moment »

Frank Richter s’est fait un nom dans la région comme médiateur et veut jouer les arbitres. Ancien militant des droits civiques, ce théologien de 54 ans est descendu dans la rue en 1989 pour manifester contre le régime de la République démocratique allemande (RDA). Plus tard, lorsque des milliers de néonazis ont défilé dans la ville le jour de la commémoration du bombardement de Dresde, il a organisé et animé le contre-mouvement.

Aujourd’hui, Frank Richter est directeur du centre régional d’éducation civique de Saxe et cherche à nouer le dialogue avec les Pegida. Il a dégoté à la hâte dans le centre-ville une salle capable d’accueillir plus de 200 personnes.

Trois heures avant le début de la réunion, les intervenants de Pegida se sont désistés : tous étaient malades ou avaient des empêchements ! C’est ainsi qu’il s’est retrouvé devant une salle comble à essayer d’expliquer ce qu’était Pegida. Pour se tirer d’affaire, il a passé des vidéos des dernières manifestations.

Pendant cinq minutes, les témoignages ont résonné dans la salle. « Moi, je suis pour qu’on envoie les islamistes dans les monarchies pétrolières et les réfugiés de guerre dans les pays riches. Pas chez nous. La solidarité, ça va bien un moment. Sérieusement, on a assez de pauvreté chez nous comme ça. » Ou encore : « J’ai lu dans le journal que les Tunisiens volaient entre quatre et six smartphones par jour. Moi, je ne peux même pas m’en payer un. »

Après ces quelques réflexions, la salle est restée silencieuse. Frank Richter a tenté de tempérer la violence des propos entendus en faisant remarquer que Lutz Bachmann n’avait pas récolté beaucoup d’applaudissements lors de son discours en début de manifestation.

Gênés par la présence des nazis

Frank Richter s’inquiète moins des paroles des Pegida que des raisons sous-jacentes : beaucoup de gens ont le sentiment de ne plus avoir le droit d’exprimer leur opinion. C’est précisément pour cette raison qu’il veut discuter avec ceux qui pensent que le dialogue n’est plus possible dans ce pays.

Le contre-mouvement est cependant divisé sur ce point. « Quand quelqu’un tient des propos racistes, je trouve difficile, voire impossible, de trouver une base de dialogue commune« , confie ainsi Dieter Jaenicke, directeur de l’école de musique et de danse de Hellerau [au nord de Dresde].

Pour Tom et Nadine, notre jeune couple de manifestants, Pegida ne verse pas dans la xénophobie et l’intolérance. Autrement, ils ne seraient pas là. « Bien sûr qu’il faut venir en aide à ceux dont le pays est en guerre, assure Tom. Nous-mêmes, on serait bien contents d’être accueillis ailleurs si ça se produisait chez nous. »

Mais n’est-il pas grotesque de manifester aux côtés de néonazis et de hooligans quand on fait tant cas de la tolérance ? « C’est clair que la présence des nazis nous gêne, reconnaissent-ils, mais il y a toujours des gens comme ça. » Dès qu’on donne son opinion sur la question du droit d’asile, on est « tout de suite catalogué« , déplore Nadine. Sa participation au mouvement n’a rien à voir avec un ras-le-bol de la politique, affirme-t-elle. Elle est inquiète, c’est tout.

« Enfin, l’Allemagne se réveille ! »

Il y a en Saxe une femme qui doit prendre acte de ces inquiétudes : Petra Köpping, ministre de l’Egalité des chances et de l’intégration du gouvernement de grande coalition (CDU-SPD). « [Je suis allée à la manifestation] seulement pour écouter, se justifie-t-elle, je voulais savoir ce qui se disait. » C’est ainsi qu’elle a entendu un homme dire : « Bientôt, c’est tout le pays qui va descendre dans la rue » et un autre crier : « Enfin, l’Allemagne se réveille ! »

« Je n’ai discuté avec personne, poursuit Petra Köpping. Il y a des gens que l’on n’atteint pas, qui ne veulent pas entendre nos arguments. » Le désarroi se lit sur son visage. Si elle est devenue ministre, c’est pour convaincre des travailleurs étrangers qualifiés de venir en Saxe. Or elle s’aperçoit qu’elle va d’abord devoir convaincre ses propres concitoyens.

Posté par James

http://extremecentre.org/2014/12/16/pegida-qui-sont-les-islamophobes-de-dresde/

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Published by DAVID - - INTERNATIONAL, ISLAM

L'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a l'intention de soumettre un projet de résolution au Conseil de Sécurité des Nations Unies visant à exiger un retrait inconditionnel et total d'Israël à la ligne d'armistice qui séparait Israël de la Jordanie entre 1949 et 1967. Au lieu de demander aux États-Unis qu’ils opposent leur veto à la résolution de l'OLP, et plutôt que de convaincre la France de renoncer à son projet de résolution alternatif, Israël devrait présenter sa propre résolution au Conseil de sécurité.

La résolution israélienne exigerait la renonciation palestinienne au soi-disant «droit au retour» et l’engagement de l'ONU à démanteler l’UNRWA (l’agence onusienne qui perpétue et aggrave le problème des réfugiés palestiniens) dans les deux ans. Ainsi, les membres du Conseil de sécurité auraient à voter sur deux résolutions: l'une exigeant un retrait israélien inconditionnel et total (la résolution de l'OLP), et l’autre exigeant la fin inconditionnelle et totale de la perpétuation cynique du problème des réfugiés palestiniens (la résolution israélienne). Les membres du Conseil de Sécurité qui disent soutenir la solution des deux États devront alors expliquer pourquoi ils sont prêts à n’imposer que l’une des conditions à la solution des deux États (mettre fin à la présence israélienne en Judée et en Samarie), mais pas l'autre (mettre fin à la revendication des Palestiniens, incompatible avec la solution des deux États, selon laquelle 6 millions de «réfugiés» arabes devraient se voir attribuer de droit de devenir résidents et citoyens d'Israël).

Le refus de l'OLP de mettre fin à toutes ses revendications vis-à-vis d’Israël dans le cadre d’une accord (dont la revendication selon laquelle les descendants des réfugiés de 1948 devraient avoir un «droit au retour» en Israël) est la raison pour laquelle Arafat rejeta la proposition de Bill Clinton en décembre 2000 (qui aurait accordé à l'Etat palestinien 96% de la Cisjordanie) et la raison pour laquelle Abbas rejeta la proposition d’Ehud Olmert en septembre 2008 (qui aurait accordé à l'Etat palestinien à 99% de la Cisjordanie, après les échanges territoriaux). Abbas a certes dit qu'il n'a pas l'intention de retourner dans sa ville natale de Safed, mais il insiste aussi sur le fait qu'il ne peut renoncer qu’à son propre «droit», mais pas à celui de six millions de «réfugiés». Il a confirmé cela il y a deux semaines (le 30 novembre) dans une interview avec le journal égyptien Akhbar Al-Yawm. «Nous ne pouvons pas fermer la porte à ceux [des réfugiés] qui souhaitent revenir [en Israël]», y insistait Abbas.

La proposition de résolution israélienne au Conseil de Sécurité mettra ses membres devant leurs responsabilités: si vous voulez imposer une solution au lieu d’encourager la négociation, alors vous devez imposer la « solution des deux États » aux deux parties. Vous ne pouvez pas faire fi du fait que l'une des principales raisons de l'impasse est le refus des Palestiniens de transiger sur le soi-disant « droit au retour,» alors même qu’une telle exigence est incompatible avec la solution des deux États.

Les Palestiniens essaient d’annuler la Résolution 242 du Conseil de Sécurité. La Résolution 242 fut adoptée après la guerre des Six Jours en 1967, et elle est toujours en vigueur aujourd'hui. C’est la décision onusienne qui continue de faire autorité pour déterminer les termes d’un accord négocié entre Israël et ses voisins. Il n'y a aucune raison de modifier cette résolution, mais il y a une raison pour laquelle les Palestiniens tentent de l'abroger.

La Résolution 242 n’exige pas d’Israël un retrait inconditionnel et total des territoires qu'il conquit en juin 1967. La condition pour le retrait d'Israël est, entre autres, la “ cessation de toutes assertions de belligérance ou de tous états de belligérance." Cela signifie que tout retrait israélien est conditionné par un accord de paix (comme ce fut le cas dans l’accord de paix entre Israël et l'Égypte). En échange d’un accord de paix, Israël doit, selon la Résolution, se retirer de territoires (« from territories » dans l’original Anglais qui fait autorité et non « des territoires » comme cela figure dans la traduction française volontairement erronée). Autrement dit, la Résolution 242 n’exige d'Israël qu’un retrait conditionnel et partiel. C’est précisément ce que les Palestiniens veulent modifier: ils veulent un retrait israélien inconditionnel (c’est à dire sans paix), et total (contrairement au retrait partiel prévu par la Résolution 242).

Il y a un autre élément de la Résolution 242 qui dérange les Palestiniens : l’article qui en appelle à une « solution équitable au problème des réfugiés." Arthur Goldberg, l’ambassadeur américain à l'ONU en 1967, expliqua à l’époque que la Résolution 242 "s’applique à la fois aux réfugiés arabes et juifs, qui ont été contraints, dans des proportions semblables, à quitter leurs domiciles et leurs biens en raison de la guerre." La Résolution 242 ne reconnaît aucunement un quelconque «droit au retour» pour les descendants des réfugiés de 1948. Elle en appelle à une «solution équitable » tant pour les réfugiés juifs que pour les réfugiés arabes (ce qui ne saurait signifier l’octroi de la nationalité israélienne à six millions des descendants supposés des réfugiés arabes de 1948).

L'adoption des projets de résolution de l’OLP ou de la France aurait pour effet d'annuler la Résolution 242 en remplaçant le principe des "territoires contre la paix" par celui des "territoires sans la paix” et de perpétuer l’exploitation cynique et corrompue du problème des réfugiés.

La soumission d'une contre-proposition israélienne au Conseil de sécurité aura pour effet de révéler les véritables intentions des Palestiniens ainsi que l'irresponsabilité de ceux qui les soutiennent.

Emmanuel Navon dirige le département de Science politique et de Communication du Collège universitaire orthodoxe de Jérusalem et enseigne les Relations internationales à l'Université de Tel-Aviv et au Centre interdisciplinaire de Herzliya. Il est membre du Forum Kohelet, et vient de publier un nouveau libre en Anglais intitulé The Victory of Zionism.

http://www.i24news.tv/fr/opinions/54703-141217-israel-doit-soumettre-sa-propre-proposition-de-resolution-au-conseil-de-securite

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Israël et Moyen-Orient Revue des Médias français et israéliens

Visite en France de l’ancien président de l’Etat d’Israël Shimon Pérès. Le Prix Nobel de la Paix a été reçu mardi par le Ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et sera, mercredi, l’invité d’honneur du déjeuner du Cercle des Médias; une association qui parraine des projets journalistiques dans les pays francophones (Le Parisien)

Israël en France. Le 1er Ministre Nétanyahou contre une résolution unilatérale palestinienne à l’ONU. « Nous n’accepterons pas les tentatives visant à nous imposer des mesures unilatérales alors que l’islamisme radical se propage dans le monde entier « a déclaré le 1er ministre israélien (Direct matin).

La paix passe d’abord par des négociations avec Israël, pas par l’ONU. S’exprimant avec le Président Hollande, le 1er Ministre Nétanyahou aurait tenté de le dissuader de soumettre la résolution française à l’ONU car « Une telle initiative est le contraire même d’un accord de paix, confie le 1er ministre Nétanyahou. Elle risque de compromettre de futures négociations et de susciter une escalade (Cyrille Louis, Figaro).

« Même s’il y a des injonctions, nous y résisterons fermement » a prévenu Benjamin Netanyahou, qui est actuellement en campagne électorale pour les élections législatives anticipées du 17 mars prochain (Reuters).

A Noter. « 2015, année de tous les dangers pour l’israélien Teva« , Natalie Hamou, les Echos.

Dossier nucléaire iranien.
L’Iran anticipe un accord sur le nucléaire et le retour aux affaires. Les Echos ont rendu compte lundi d’un article paru dans le New York Times qui montre combien l’Iran cherche dès à présent à préparer son désenclavement économique.

« L’espoir d’une fin proche du différend nucléaire est partagé par les hommes d’affaires étrangers, notamment français ». Le président français de l’Association Européenne des fournisseurs automobiles (Clepa), Arnaud de David–Beauregard, déclare au NYT « le plus tôt nous pourrons commencer à travailler ensemble, le mieux ce sera » (Les Echos)

A Noter. La journaliste Agnès Rotivel de la Croix fait la promotion d’un voyage organisé en Iran en mai prochain. Selon la plaquette publicitaire publiée pleine page lundi dans le quotidien, la journaliste accompagnera les participants.

Lutte contre l’antisémitisme.
Un médicament pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme ?
« Avec le nouveau médicament « Antisémitox« , on peut enfin lutter contre l’antisémitisme » prévient la nouvelle campagne européenne contre l’antisémitisme.
« 3 pastilles + 1 patch« . En présentant le premier traitement médical contre l’antisémitisme, l’organisation juive européenne lance, sur le mode de l’humour, une campagne de presse décalée et osée selon le Parisien, pour lutter contre l’antisémitisme (Le Parisien, Helene Haus)

Contexte Proche et Moyen- Orient.
Elections législatives anticipées.
Les jeunes israéliens s’expriment. La chaine 2 israélienne a présenté cette semaine le portrait de jeunes israéliens et leurs souhaits pour l’Israël du futur.
Israël, une jeunesse aux mille visages. Religieux, laïc, falasha, arabe israélien, tous ont fait part des clichés les concernant, présentant ainsi une mosaïque de la jeunesse israélienne prête à tout pour construire ensemble l’avenir d’Israël.
Vers un nouveau parti ultra- orthodoxe ? Le leader du parti orthodoxe Shass, Eli Yishai a annoncé lundi lors d’une conférence de presse houleuse qu’il quittait le parti Shass pour créer un nouveau parti, rapportent les médias israéliens. Selon lui, « les Israéliens souhaitent enfin voir se briser les barrières entre religieux et laïques, entre Ashkénazes et Séfarades, et voir se rassembler les tribus d’Israël. Les gens sont avec nous parce que le peuple veut de la justice sociale, veut nous voir lutter contre la pauvreté et aider les déshérités dans les villes et en périphérie. »
Dani Shek sur la radio militaire israélienne. Interrogé avec insistance sur la double reconnaissance de l’Etat palestinien part l’Assemblée nationale et le Sénat français, l’ancien Ambassadeur d’Israël en France et proche de Tzipi Livni, estime néanmoins que « La France n’est pas contre Israel ». Dani Shek a tenu à rappeler que c’est à Israel que revenait le devoir prendre d’initiatives pour la paix.
Lieberman : Israel doit présenter sa propre initiative diplomatique. Confirmant d’une certaine manière l’analyse de Dani Shek, le Ministre israélien des Affaires étrangères estime mardi que « le statut d’Israël dans le monde et avec nos alliés est en danger si nous ne présentons pas une initiative diplomatique ». « C’est la raison pour laquelle nous devons prendre l’initiative de présenter une proposition israélienne organisée. »
« J’ai déjà présenté ma proposition, rappelle A. Lieberman – un accord régional à plusieurs volets qui réglerait nos relations avec le monde arabe, avec les Palestiniens et les Arabes israéliens – et qui, je crois, apporterait une stabilité dans nos relations avec le monde arabe et les Palestiniens et renforcerait Israël comme un État juif. »(Jérusalem post).

Tzipi Livni intervient dans l’émission humoristique » Situation des Nations ». Interrogée sur ses revirements successifs et son affiliation à 3 partis différents, l’ancienne ministre de la Justice, Tzipi Livni, s’est justifiée en soulignant que sa seule ambition était de se mettre au service du peuple d’Israël et non des intérêts d’un parti.

Justice.
3 israéliens religieux ultranationalistes inculpés pour avoir incendié une salle de classe d’une école multiconfessionnelle, en novembre dernier. Cette école bilingue arabe –hébreu représente un symbole de coexistence pacifique entre Juifs et arabes en Israel

Résolution palestinienne présentée mercredi à l’ONU.
Les Palestiniens ont annoncé dimanche qu’ils soumettront mercredi au Conseil de Sécurité un projet de résolution favorable à un retrait israélien achevé dans deux ans. Selon Reuters, les Palestiniens menaceraient de saisir la Cour pénale internationale contre Israël en cas de non vote.

Rencontre Kerry- Netanyahou à Rome. Le secrétaire d’État John Kerry a rencontré lundi à Rome, le Premier ministre Benyamin Netanyahou durant près de 3 heures pour discuter de diverses résolutions qui circulent aux Nations unies concernant les Palestiniens.

Pas de retour aux frontières de 67. Le Premier ministre israélien a rejeté catégoriquement selon les médias israéliens, l’idée d’un retrait de Cisjordanie et de Jérusalem-est d’ici deux ans. « Ce que nous attendons, a déclaré le 1er Ministre Netanyahou, c’est que les Etats-Unis respectent la position qu’ils ont depuis 47 ans, à savoir qu’une solution au conflit doit être trouvée par la négociation, et je ne vois pas de raison pour que cette politique change », a déclaré Benjamin Netanyahou (Reuters)

Vers un véto américain ? « Je suppose qu’une proposition anti-israélienne attirera un veto des Etats-Unis, a déclaré le ministre des Affaires stratégiques Yuval Steinitz. » Il en a toujours été ainsi, et c’est ce qui arrivera, nous l’espérons. »

Les Etats-Unis ne semblaient « pas pressés d’utiliser leur veto » sur la question d’un Etat palestinien, analyse le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman sur la radio militaire israélienne mais ils recherchent une « coordination maximum » avec le 1er Ministre israélien.

Contreproposition française.
La France souhaite avancer rapidement sur un projet de résolution. « À Paris, le porte-parole du Quai d’Orsay estime qu’en l’absence « de processus de paix (…) il est impératif d’avancer rapidement sur un projet de résolution au Conseil de sécurité », rapporte le quotidien communiste français, l’Humanité.
Une résolution contraignante ? Selon les médias israéliens, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne seraient en cours de rédaction d’une autre proposition. Selon un diplomate occidental, les Européens cherchent à obtenir une résolution qui fasse consensus, avec un calendrier, non spécifié mais contraignant.
Deux ans pour négocier. Pourtant selon le quotidien français le Figaro, la résolution française assignerait une durée maximale de négociations de deux ans. Ce projet de résolution appellerait à la reprise des négociations sur la base des paramètres connus – coexistence de deux États dans les frontières de 1967, avec Jérusalem pour capitale, moyennant le règlement du problème des réfugiés.|
Les USA pas consultés ? Selon un responsable américain cité par les médias israéliens et le New York Times, il n’y aurait pas de consensus entre la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne et les Etats-Unis n’auraient pas été priés de prendre position.

Kerry passe par Paris. Le chef de la diplomatie américaine John Kerry s’est rendu lundi à Paris pour des discussions avec ses homologues européens, puis sera à Londres mardi, pour y rencontrer le négociateur en chef palestinien Saëb Erekat ainsi qu’une délégation de la Ligue arabe (Jpost)

« Une résolution ne peut être « un substitut à un véritable processus de paix qui devra être négocié par les deux parties, a prévenu l’émissaire spécial des Nations unies pour le Proche-Orient, Robert Serry, lundi, devant le Conseil de sécurité
« Les USA ont fait savoir qu’ils s’opposaient à toute mesure unilatérale palestinienne, jugeant que cela doit être l’aboutissement de négociations de paix ». Israël pousserait les Européens à attendre les résultats des prochaines élections israéliennes prévues en mars prochain.

Sans transitions.|
Découverte d’un nouveau champ gazier en Israel. Dénommé Roy, ce nouveau champ gazier découvert au large des côtes israéliennes serait le 3ème gisement le plus important d’Israël et pourrait contenir plus de 90 milliards de mètres cubes de gaz. Selon le New York Times, Israël chercherait à s’associer avec l’Egypte et la Jordanie pour concurrencer la Russie sur le marché européen (i24 news)

David Banoun – Responsable de l’Analyse des Médias.

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BIDAR
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Entretien avec Abdennour Bidar, philosophe français

Pour Abdennour Bidar, l’indignation des musulmans contre Daech (traduite par le mouvement «Not in my name»), ne suffit pas. Dans une récente lettre ouverte au monde musulman publiée dans l’hebdomadaire Marianne, ce penseur appelle les musulmans à aller plus en profondeur pour faire une autocritique et réformer leur religion.

Par Amine Harmach

ALM : Le corps musulman est déchiré en fractions (chiite-sunnite, wahabite-soufi… ). Il souffre de plusieurs maux, mais subit aussi des assauts d’autres civilisations. Comment dans ce contexte convaincre le monde musulman de s’engager dans cette réforme à laquelle vous appelez ?

Abdennour Bidar : J’appelle la culture de l’Islam à se réformer parce que je crois que nous devons sortir de l’alternative où nous sommes actuellement enfermés: soit garder l’Islam de la tradition, soit renoncer à la vie spirituelle. Une troisième voie est possible qui est d’imaginer une nouvelle vie spirituelle, un nouveau rapport à l’Islam, plus libre, plus personnel, plus en phase avec notre temps.

Un Islam qui reconnaît le droit à chacun d’entre nous de choisir en son âme et conscience le musulman ou la musulmane qu’il veut être – sans jugement d’autrui, sans contrôle des uns sur les autres mais dans une reconnaissance et une tolérance pour la diversité interne de nos rapports à la religion.

Je crois en cette évolution parce que c’est ce à quoi aspirent aujourd’hui les jeunes générations : elles veulent un Islam libre, compatible avec la démocratie, les droits de l’Homme, l’égalité des femmes et des hommes, le respect du pluralisme des croyances religieuses et de toutes les convictions.

C’est comme cela que j’espère convaincre le monde musulman : non pas en proposant le discours abstrait du philosophe mais en m’adressant directement à l’esprit et au cœur de chaque conscience musulmane, en répondant à ce qu’elle attend elle-même, c’est-à-dire un nouveau rapport à la culture, à la tradition, aux coutumes, un rapport libéré de tous les poids du passé…

A cet égard j’entends souvent des musulmans me dire merci, «vous dites tout haut ce que beaucoup pensent tout bas» et vous nous donnez confiance dans notre droit à vouloir un autre islam qui n’a rien à voir avec le wahhabisme, le salafisme, le traditionalisme, et toutes ces fausses solutions qui voudraient ressusciter un passé imaginaire.

Je crois que l’Occident est «sorti de la religion» par la mauvaise porte, celle de l’abandon de la vie spirituelle, et que les musulmans peuvent prendre une voie différente qui serait la régénération d’une vie spirituelle pour le XXIe siècle.

Al Qaida, Aqmi, Daech, Al-Nosra… qu’est-ce qui explique la naissance de ces groupes fondamentalistes ? Dans quelle mesure l’Islam est-il devenu un terreau fertile pour ces groupes fondamentalistes ?

On me dit souvent, «vous les Occidentaux ne regardez que les terroristes, mais c’est l’arbre qui cache la forêt». Alors moi je demande : «Mais dans quel état est la forêt ?». Dans quel état est l’Islam dans son ensemble ? Dans quel état moral, social, politique, spirituel ? Je vois que c’est un monde qui souffre de multiples maladies, dont les groupes terroristes ne sont que le symptôme le plus grave, le plus visible.

Mais derrière, il y a le traditionalisme, le littéralisme, le dogmatisme, c’est-à-dire tout ce qui transmet une sous-culture religieuse faite de taqlid, de répétition des traditions sans aucune éducation de l’individu à la réflexion personnelle: «Le Coran a dit, point», «la Sunna a dit, point». Tout ce que je dénonce dans mes livres comme une confusion entre Islam et soumission, religion et soumission.

Mais Allah ne veut pas des esclaves ! Il veut des rois! Il a demandé aux anges de se prosterner devant Adam, dans la sourate Al Baqara. Et il a élevé Adam au rang de calife, chargé d’administrer l’univers avec justice. L’être humain est «Abderrahmane», «au service de la miséricorde»: c’est lui le roi de la terre qui fait exister la miséricorde divine sur la Terre. Il a été créé avec cette souveraineté et c’est pour cela qu’il est un être spirituellement libre: c’est à chacun de nous de choisir comment il veut servir la miséricorde. «La ikraha fi Din !»

Comment ce combat de l’intérieur auquel vous appelez peut–il être initié ? Sur quelle base opérer cette réforme ?

Je suis philosophe, ce qui veut dire que pour moi c’est un combat de fond : au niveau des idées, et du «fond d’écran» de la civilisation de l’Islam. Ce fond d’écran c’est l’ensemble des fondements de notre spiritualité. Voilà ce qu’il faut revoir, il faut tout refonder, tout reprendre depuis le début que chacun relise aujourd’hui le Coran comme s’il venait de lui être révélé.

Ne pas laisser quelqu’un d’autre choisir mon Islam à ma place. Refuser les discours de haine, de violence, de guerre, d’intolérance, de soumission et de domination. Entrer, comme le disait au XIIIe siècle le cheikh Al Akbar, Muhyiddin Ibn Arabi, dans une religion de l’amour.

Avez-vous eu des réactions de penseurs musulmans ? y a-t-il eu la mobilisation espérée ? des pistes explorées vers cette réforme ?

Oui beaucoup de musulmans sont touchés par cette lettre. Ils sentent que le moment de l’autocritique est venu, parce que l’autocritique est la porte de la renaissance! Mais il faut que tous ces musulmans osent se mobiliser, osent agir, ne serait-ce qu’au niveau le plus modeste de l’éducation spirituelle qu’ils donnent à leurs enfants, et du modèle qu’ils donnent en société, en faisant la preuve par leur comportement de tous les jours d’une vie spirituelle à la fois riche et ouverte, profonde et tolérante, de telle sorte que, à la fois, l’image extérieure de l’Islam change, et que de l’intérieur ce soit une spiritualité de paix et d’approfondissement qui l’emporte.

A cet égard, il y a beaucoup à prendre dans notre héritage soufi : un Islam discret, fait de vertus (générosité, désintéressement, tolérance) et de méditation profonde sur la beauté de l’univers, le mystère du cœur humain et de la présence qui s’y cache. L’Islam n’est pas dans les apparences – le vêtement, la barbe, etc. –, il est dans le secret d’un cœur ouvert aux autres, à la fraternité humaine avec tous nos frères humains de toutes couleurs et cultures. Il est dans la niya, l’intention de bien agir et de trouver le chemin de la sagesse.

Comment cet appel à la réforme de l’Islam peut-il sortir de la sphère des intellectuels et toucher les musulmans dans leur quotidien ?

Parce que, je vous l’ai dit, le véritable intellectuel ou penseur n’est pas celui qui réfléchit de façon abstraite, déconnectée. Non, il dit tout haut ce que les gens pensent tout bas, et il met des mots justes sur ce que chacun ressent confusément en lui-même. C’est pour cela qu’il faut espérer : de plus en plus de musulmans comprennent qu’on ne peut pas revenir en arrière, à une religion du passé. Ils attendent donc des voix qui leur donnent confiance dans ce pressentiment.

Que peut apporter le soufisme aujourd’hui au monde et au monde musulman plus particulièrement ?

Le soufisme est le cœur spirituel de l’Islam. Il est à la fois malade et vivant. Il n’échappe pas à la dégradation spirituelle générale de l’islam du passé. Mais il contient toujours des germes de sagesse pour demain. Je prendrais volontiers une image : il y a dans le soufisme des graines de sagesse qui n’ont encore jamais été utilisées, qui sont restées inconnues pendant tous les siècles qui précèdent depuis la naissance de l’Islam.

Aujourd’hui les sages ont reçu l’ordre – idhn, la permission divine – de les semer dans les cœurs et dans les sociétés, et nous allons tous être surpris des fruits et des fleurs qu’ils vont donner. Ce sera un nouveau Jardin spirituel que nous n’arrivons même pas à imaginer encore aujourd’hui.

Pourquoi cet enseignement reste-t-il méconnu et souvent jugé comme hérétique au sein même de la communauté musulmane? Comment y remédier ?

Il y a des pays musulmans où le soufisme est carrément interdit, d’autres où il est utilisé par le pouvoir politique, d’autres encore où il a perdu sa dimension profonde d’initiation aux secrets de la vie spirituelle. Je ne sais pas comment remédier à tout cela. Mais je reprends mon image précédente : quand une plante a commencé à pousser, elle est capable de soulever et de percer même le bitume le plus dur. Confiance donc, les voies d’une spiritualité d’amour et de connaissance finiront par l’emporter sur celles de la haine et de l’ignorance.

Le Printemps arabe suscitait des espoirs et constituait une occasion pour réformer les sociétés musulmanes. Pourquoi cette expérience a-t-elle échoué selon vous ?

Elle s’inscrit dans un processus de long terme, à l’échelle de décennies et de siècles : le monde musulman est en train, lentement mais sûrement, et au prix de convulsions énormes, de régressions terribles parfois, c’est-à-dire de tragiques retours en arrière, de s’arracher tout de même à son passé, et de cheminer vers ce que mon ami le penseur Souleymane Bachir Diagne appelle l’équilibre entre la fidélité et le mouvement, l’équilibre entre le recueillement des héritages et l’invention de l’avenir. Ayons confiance, et essayons d’assumer chacun sa part de responsabilité dans cet immense processus en cours !

Posté par James

http://extremecentre.org/2014/12/15/lislam-en-debat-lautocritique-porte-de-la-renaissance/

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Voir aussi :

L’Islam en débat : La haine du mécréant

L’Islam en débat : L’Arabie Saoudite au banc des accusés

L’Islam en débat : La faiblesse des islamistes “modérés”

L’Islam en débat : “Laïcité”, ce mot qui fâche

L’Islam en débat : Daech est bien un produit local

L’Islam en débat : « Pas de contrainte en religion »

L’Islam en débat : Le Saint-Siège en exemple

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Aymeric Chauprade, lors de la campagne européenne AFP PHOTO / PIERRE ANDRIEU
Aymeric Chauprade, lors de la campagne européenne AFP PHOTO / PIERRE ANDRIEU

L'intégration au Front national n'est pas chose aisée. Dernier exemple en date : Aymeric Chauprade. Le géopoliticien, qui participait, vendredi 12 décembre, à son premier bureau politique – le gouvernement du parti –, a eu le don d'agacer fortement Marine Le Pen. Le débat portait sur l'arrivée de Sébastien Chenu, ex-UMP et militant de la cause homosexuelle, au Rassemblement bleu Marine.

"Lobby gay"

Plusieurs cadres se sont donc exprimés pour émettre des réserves. Le plus véhément a été sans aucun doute M. Chauprade, conseiller de Marine Le Pen pour les questions internationales, qui a parlé "d'un lobby gay" autour de la présidente frontiste. Ce qui a passablement énervé Mme Le Pen, qui "lui a envoyé huit scuds à la minute". "On était tous scotchés. C'est son premier bureau politique et il attaque bille en tête", raconte un participant. "Ce mec a vraiment la grosse tête. Il n'a pas une once de sens politique, souligne-t-on dans l'entourage de Mme Le Pen. S'il continue, il aura la même trajectoire que Laurent Ozon". Pour rappel, Laurent Ozon fut l'éphémère (7 mois) délégué national à la formation après le congrès de 2011.

Le problème pour l'eurodéputé est qu'il n'en est pas à son premier impair. Auteur d'un texte, publié en août, intitulé "La France face à la question islamique : les choix crédibles pour un avenir français", Aymeric Chauprade y soutenait les frappes américaines contre l'Etat islamique ; voulait défendre "militairement les chrétiens d'Irak", prônait "l'élimination in situ" des djihadistes français partis combattre en Irak et en Syrie pour les empêcher de revenir en France. Une position dont s'est très rapidement désolidarisée Marine Le Pen.

Marine Le Pen : "Ce n'est pas ma ligne"

La présidente estimait que ce manifeste relevait de la théorie "du choc des civilisations". "Ce n'est pas ma ligne, j'y ai toujours été opposée. On doit justement éviter ce choc de civilisations", affirme-t-elle au Monde.

M. Chauprade prenait aussi la défense d'Israël, ce qui lui a valu l'ire de plusieurs proches de la présidente du parti d'extrême droite. Cependant, Mme Le Pen avait renouvelé sa confiance en son conseiller, qui s'était vu soutenir, lors d'un bureau politique à la fin de l'été, par Jean-Marie Le Pen et Louis Aliot.

Autre maladresse de M. Chauprade : avoir sous-entendu à la télévision que Marine Le Pen avait rencontré en secret Vladimir Poutine. Une information que la leader frontiste a ferment démenti.

Aymeric Chauprade a officialisé son rapprochement avec Marine Le Pen et le Front national il y a un peu plus d'un an. Après avoir participé à l'université du parti d'extrême droite en septembre 2013, il devint la tête de liste en Ile-de-France lors des élections européennes en mai. Aujourd'hui, c'est le conseiller de Marine Le Pen aux questions internationales, député européen et chef de la délégation FN au Parlement européen. Malgré ces titres, ce n'est pas lui qui a accueilli et présenté les alliés européens du parti d'extrême droite lors du congrès du FN, fin novembre.

Proche de l'Action française, M. Chauprade est devenu une célébrité à l'extrême droite en 2009 quand Hervé Morin, alors ministre de la défense, le congédie du Collège interarmées de défense où il enseignait. En cause : ses positions complaisantes envers les théories remettant en cause la version officielle du 11-Septembre.

Ce russophile assumé a un carnet d'adresses bien fourni. Pour autant, c'est un réseau concurrent du sien qui a négocié les fameux prêts auprès d'une banque russe.

http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2014/12/15/les-debuts-difficiles-daymeric-chauprade-au-fn/#xtor=RSS-32280322

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Lettre ouverte du PÈRE BOULAD

Monsieur le Président B. ObamaMonsieur le Président F.Hollande
Madame la Haute Représentante de l'Union Européenne C.Ashton.

Me permettez-vous d'avoir moins le souci de votre gloire que celui de la vie des milliers de chrétiens expulsés de leur terre, réfugiés, sous la persécution d'une bande d'assassins terroristes sanguinaires.

Me permettez-vous d'avoir plus le souci de la Vérité que celui de votre arrogance ou de votre convenance. Ni l'une ni l'autre ne valaient une vie menacée, moins encore celle d'un chrétien humilié et chassé en Iraq.

Votre silence fait honte et comme la honte ne suffit pas il faut bien ajouter la perfidie du complice au cynisme de l'assassin.

Quelle tache et quelle boue couvrent vos noms jusqu'a la fin des temps ! Vos nuits seront hantées par les cris des victimes de cette armée barbare dont vous avez soutenu les amis et les commanditaires.

Autrefois, un homme seul s'opposa à un grand complot mené par une haine noire contre un officier parce que celui- ci était juif. Aujourd'hui vous reproduisez la même honte grotesque contre des milliers des chrétiens parce qu'ils ont eu le tort naturel d'être chrétiens...

Malheur à vous !!! Honte à un occident qui filtre le moustique (pour défendre à tout prix une secte des endoctrinés archaïques et obscurantistes) et laisse passer le chameau ( pour sombrer dans son indifférent silence face aux massacres des armés islamistes en Iraq).

J'accuse le président Obama d'avoir soutenu le projet d'un Etat islamiste au moyen orient contre la précieuse sécurité d'Israel ! les prémices de son accord diabolique se font sentir dans les cris des victimes en Iraq, en Syrie et en Egypte... Un homme néfaste à la tête de la plus grande puissance au monde a tout mené...les européens dans leur suivisme aveugle n'ont pas encore reçu l'ordre de dire la vérité...

Souvenez-vous de la Tchécoslovaquie aux débuts de la 2e guerre mondiale...vous l'avez sacrifié pour sauver votre peau. Votre acte fut abject et sans nom et votre silence face à la peste brune vous l'avez payé cher. La même peste tourna vers vous pour vous périr ...oui vous aussi.. vous n'y échapperez pas. C'est une question de temps...

J'accuse le président Hollande et Mme Ashton, ne serait-ce que par la faiblesse de leur esprit, d'avoir suivi aveuglement et sans aucune indépendance, les ordres américains au moyen orient : en Egypte, en Syrie, en Iraq et ailleurs. Leur manque cruel de discernement et leur lâcheté font honte au citoyen français que je suis.

Je m'accuse - et je nous accuse nous les chrétiens- de n'avoir ni la puissance, ni les moyens efficaces pour lutter contre l'injustice, le silence, l'inertie des puissants. Nous voyons la peine de la croix depuis notre naissance mais jamais la victoire de la résurrection... Celle-ci n'a jamais été si spectaculaire que l'humiliation de la croix.

Ma tache est accomplie, je retourne dans ma tombe. Dans cette tombe il y a plus de lumières que dans les sièges de ces hauts et grands dignitaires réunis.

Non pas ma vérité mais la Vérité est en marche, seule, méprisée et sans défense, tout comme les chrétiens de Mossoul, on la porte comme une croix au fond de notre tombe ! On la porte parmi l
es morts car les vivant s'en écartent !!!

http://tendancedesantipodes.blogspot.fr/2014/12/le-silence-honteux.html

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RIPOSTE SEFARADE

Ce blog n’a aucun but lucratif, sa prétention est seulement d’informer. Si vous trouvez un document qui vous appartient et que vous souhaitez son retrait , dites-le et il sera immédiatement retiré. La tragédie que le peuple juif a connu en Europe, est la seule et unique raison de la diffusion de ces textes dont la source est toujours indiquée.

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